lundi 29 mars 2010

L'université Paul Sabatier refuse la cohabilitation des masters qui préparent aux concours du second degré

Après un long exposé d’Eric LOMBARDI sur la méthode suivie dans la concertation entre UT3 et
l’IUFM-UT2 et des échanges entre les participants on note :

  • Accord pour modifier le second paragraphe de l’accord cadre ligne 6 : remplacer « pourront être » par « seront alors ». 
  • co-habilitation refusée par UT3 
  • Accord pour des spécialités de master avec mono-habilitation UT3 avec convention (lire le CR complet)
Le 26 mars 2010, les élus du conseil d'école de l'IUFM, école interne de l'université de Toulouse 2  prennent acte de la signature d'un accord-cadre pour la formation des enseignants des premier et second degrés entre le Recteur, le président du PRES, et les présidents d'universités. Ils constatent que cet accord-cadre peut conduire à mettre en danger la formation professionnelle au métier de l'enseignement. 

Communiqué de presse des élus du conseil d'école de  l'IUFM Midi-Pyrénées

Communiqué de presse de l'IUFM Midi-Pyrénées



Le 26 mars 2010, les élus du conseil d'école de l'IUFM, école interne de l'université de Toulouse 2  prennent acte de la signature d'un accord-cadre pour la formation des enseignants des premier et second degrés entre le Recteur, le président du PRES, et les présidents d'universités. Ils constatent que cet accord-cadre peut conduire à mettre en danger la formation professionnelle au métier de l'enseignement. 

Lors du conseil d'école extraordinaire qui se réunira le 31 mars 2010 à la demande des élus, ils soutiendront les principes suivants :

  • Co habilitation, co pilotage, co responsabilité de l’offre de formation masters métiers de l'enseignement. Le principe de cohabilitation nécessite l'engagement de prendre en compte l'ensemble des acteurs concernés, IUFM compris, pour le premier comme pour le second degrés. 
  • Reconnaissance du savoir faire des équipes de l'IUFM et garantie du maintien du fléchage vers l'IUFM de moyens financiers et humains.
  • Politique d'aménagement du territoire et répartition des formations sur tous les sites départementaux de l'IUFM, dès que l'effectif d'une formation dépasse un seuil de dédoublement.
  • Pilotage et arbitrage si nécessaire du PRES et du Recteur, chancelier des universités, pour garantir une offre de formation cohérente et lisible et pilotée au niveau du pôle.
  • Durée des stages en M1 et M2 dans les maxima des préconisations institutionnelles.

Les personnels de L'IUFM Midi-Pyrénées refusent le démantèlement de l'outil de professionnalisation des enseignants et des CPE. L'accord-cadre conduit à la séparation entre le premier et second degré. Ils affirment leur positionnement pour le maintien et le développement en Midi-Pyrénées d'une structure académique inter-universitaire de formation pour les enseignants et CPE. Ils en appellent à la solidarité des différents conseils universitaires.

vendredi 26 mars 2010

Les lycées organisent le refus d'accompagner les stages à la rentrée 2010


Le rectorat vient de donner aux organisations syndicales la liste des supports de stagiaires mastérisés à la rentrée 2010 dans l'académie de Toulouse (112 stagiaires PLC en 2011, 600 stagiaires en 2010, 530 en 2009)

La cité scolaire Olympes de Gouges lance un appel : Aucun stagiaire à temps complet dans l'académie. Il faut faire connaître cette liste le plus largement possible et organiser partout, au plus vite, le refus collectif d'assurer la mission de conseiller pédagogique, en le faisant savoir aux IPR et au recteur, par la voix hiérarchique.
Extrait de l'appel :

Les étudiants sont contre,
Les universitaires sont contre,
Quelques élèves seraient peut-être pour, oh la la, quels beaux chahuts en perspective,
La Fcpe est contre,
Le ministère est pour, mais c’est pour escamoter des milliers de postes d’enseignants,
Les chefs d’établissement sont contre,
L’opinion publique n’est encore ni pour ni contre, mais l’opinion publique ne déteste pas complétement les enfants,
Nous sommes contre,

Ce n’est certainement pas le moment de baisser les bras. ...

Et s’il n’y avait pas assez de tuteurs pour regarder faner les stagiaires ?
Et si cette réforme apparaissait comme techniquement inapplicable ?
Et si le ministère commençait à douter ?

Pour organiser le refus collectif, rien de mieux que de faire connaître les conditions d'affectation et d'accueil des stagiaires néo-recrutés. Dans l'académie de Toulouse, le rectorat vient de préciser les choses : voir ci-dessous, ça rejoint exactement ce que le SNUEP disait ce matin à l'AG, et le 3ème point devrait suffire, j'espère, pour parvenir facilement à un refus unanime d'assumer la mission de conseiller pédagogique !

N'oublions pas les "stagiaires 108 heures" (étudiants préparant les concours), c'est encore différent. Ils doivent avoir un "prof-référent", donc ça ne recoupe pas les mêmes personnes que les conseillers pédagogiques. Il y a tout à parier que ces étudiant-stagiaires viendront remplacer les stagiaires néo-recrutés en janvier-février, quand ces derniers partiront tous en formation en même temps...

le refus collectif doit s'organiser dans toutes les disciplines, et il faut préciser que cela concerne l'accompagnement des stagiaires "néo-recrutés" ET des "stagiaires-étudiants 108 heures".


dimanche 21 mars 2010

23 mars : journée de mobilisation au niveau local et national


Face à la politique économique et sociale menée par le Gouvernement, en l’absence de réponses satisfaisantes apportées le 15 février par le Président de la République, le 23 mars sera une nouvelle fois l’occasion pour les salariés, du privé comme du public, d’affirmer que d’autres orientations sont nécessaires, justes et possibles.

Ce jour là, dans l’unité interprofessionnelle la plus large, la journée de grève et de manifestations rappellera aussi que, dans un contexte de crise, les services publics sont d’autant plus indispensables. (lire la suite)

Mardi 23 mars

GREVE et MANIFESTATION

12 h 30 : Assemblée générale IUFM sur le site de l'avenue de Muret

Ordre du jour
14h : Arnaud Bernard


mardi 16 mars 2010

Appel de l’AG des grévistes du second degré de Haute Garonne


Dans un contexte de forte mobilisation dans les académies de Créteil, Lille et PACA depuis plusieurs semaines, l’Assemblée Générale des grévistes du 31, réunie ce vendredi 12 mars 2010 à l’issue de la manifestation toulousaine, estime qu’il est possible, aujourd’hui, de faire reculer le gouvernement sur sa politique de destruction du service public d’éducation.

En conséquence, elle appelle tous les personnels de l’Education Nationale de Haute Garonne et de l’académie à se mettre à nouveau en grève le jeudi 18 mars afin de travailler à la popularisation de la lutte auprès de l’opinion et des personnels pas encore entrés dans l’action : diffusion de l’information auprès de la population, rencontre entre établissements... Des préavis de grève nationaux couvrent d’ores et déjà cet appel.

En ce commencement de mobilisation, il s’agit de l’étendre et de l’amplifier pour arriver à un rapport de force à la mesure des attaques subies.

L’AG de Haute Garonne demande à l’intersyndicale un appel national à la grève pour le jeudi 18 mars, en vue de favoriser la mobilisation des personnels.
Elle appelle les personnels mobilisés à se réunir le mercredi 17 mars à 14h00 à la Bourse du Travail de Toulouse (place Saint-Sernin) pour organiser ensemble la journée du 18.

lundi 15 mars 2010

Appel du Conseil d'Ecole (CE) de l'IUFM Célestin Freinet (Nice)

Une fois de plus, les ministères concernés par la réforme de la formation et du recrutement des enseignants du premier et du second degré ont décidé de ne tenir aucun compte de l'avis unanime de la communauté universitaire. Tous les textes rendus publics depuis un mois, du cadrage général de la réforme à la circulaire sur le contenu des épreuves des concours, confirment malheureusement ce que l'on pouvait craindre. Malgré le refus inédit par la quasi unanimité (des syndicats à la FCPE ou à la CPU) des membres du CNESER le 21 décembre dernier (seuls l'UNI et le MEDEF approuvant le texte gouvernemental), malgré la dénonciation par tous les syndicats des décisions prises, malgré les condamnations de cette politique par près d'une trentaine de conseils centraux d'université, les ministères entendent poursuivre leur démarche de destruction programmée du contenu disciplinaire et professionnel de la formation des futurs enseignants.

Le CE de l'IUFM Célestin Freinet réuni en séance dénonce avec la plus grande fermeté les arrêtés et circulaires rendus publics depuis trois mois sur cette question. A l'instar de l'intersyndicale de l'enseignement supérieur et de la recherche, unanime, il considère que « cette réforme est inacceptable et ne doit pas être appliquée », que les décrets doivent être abrogés.

De fait, il est tout simplement impensable de satisfaire les obligations contradictoires de calendrier (concours en début de M2) et de contenu de la formation telles qu'elles sont édictées par les textes officiels : il n'est pas sérieux de demander aux étudiants la même année de faire des stages, de préparer en quelques mois un master recherche, un mémoire, un oral de concours (voire de plusieurs concours), sans compter une initiation aux relations internationales, à l'administration de l'éducation nationale et bien sûr une réorientation anticipée en cas d'échec au concours.

Le CE de l'IUFM Célestin Freinet considère par ailleurs qu'il est impensable qu'une telle réforme engage, sans rien en dire, la suppression des IUFM et de leur potentiel d'expertise pédagogique, ne dessine aucun cadre national, au risque de très grandes disparités territoriales, ne prévoit aucun dispositif d'aide sociale aux étudiants, renforçant la précarité des étudiants. De ce fait, cette réforme aggrave ainsi encore les dispositions qui avaient suscité la forte mobilisation de l'an dernier et va renforcer les logiques de précarisation de l'emploi. Le CE de l'IUFM Célestin Freinet affirme qu'une telle réforme menace l'Education Nationale dans son fonctionnement et dans ses fondements.

Le CE condamne les suppressions de postes dans la fonction publique et particulièrement la diminution du nombre de postes aux concours.
 
Cette réforme s'inscrit dans un environnement rendu par la LRU fortement concurrentiel. Le CE de l'IUFM Célestin Freinet considère nécessaire et indispensable que s'affirme une convergence entre les universités, sur le plan national comme académique, afin que leur point de vue soit enfin pris en compte par le ministère. Ils appellent toutes les universités françaises par l'intermédiaire de leurs conseils centraux à prendre ainsi une position commune."

Le CE tient à rappeler que cette réforme entrainerait la suppression de l'année de stagiaire (PE2, PLC2, PLP2, CPE2) à la rentrée 2010 et la mise en responsabilité devant les élèves d'étudiants sans formation professionnelle.

Motion adoptée par 18 voix pour et 6 abstentions

Petit rappel : dans le CE de l'IUFM Célestin Freinet, la partie rectorale comprend 8 représentants (dont5 désignés par le recteur), qui n'étaient pas tous présents.

mardi 9 mars 2010

IUFM Midi-Pyrénées : 12 mars, mobilisation pour la survie de la formation professionnelle des enseignants



Compte rendu de l'assemblée générale du 3 mars 2010.

Plus de quarante personnes étaient réunies mercredi 3 mars de 12 h30 à 14h à l’amphithéâtre du site de Saint Agne. Beaucoup de personnels BIATOS et de professeurs associés se sont exprimés sur la situation de l’établissement.
  • Compte rendu des rencontres des têtes de listes aux élections régionales.
  • Situation Nationale 
  • Situation locale 
L’assemblée rappelle que c’est le conseil d’école qui définit le programme de formation de l’école interne (code de l’éducation). L’assemblée réfléchit sur des principes qui devraient être repris dans chaque master de formation des enseignants.
  1. Co-habilitation avec les universités et Co direction, (Co-pilotage, Co responsabilité) pour chaque filière dans laquelle l’IUFM a un potentiel de formation. Proposition de création d'une spécialité "enseignement des sciences" dans le master mention EFE. (voir la suite)
    1. 12 mars de 8 h à 9 h : Dans le cadre de la journée nationale d'action, blocage du site de Saint-Agne 
    2. 12 mars de 9 h à 10 h : Réunion des élus au CE 
    3. 12 mars à 10h 30 : Audience auprès du Président de l'université de Toulouse 2. 
    4. 12 mars de 12 h 30 à 14 h : Assemblée Générale des personnels sur le site de Saint Agne. 
    5. 12 mars à 14 h 15 : Audience auprès du Directeur de l'IUFM. 
    6. 15 mars de 10 h à 11 h : Audience auprès du Directeur du PRES. 
    7. 17 mars à 9 h : Conseil d'école ( aux dernières nouvelles, le conseil est reporté au 8 avril 2010. La date limite de dépôt des masters  sera reculée.)