dimanche 7 novembre 2010

SESSION du CONSEIL GENERAL de la HAUTE GARONNE

Réforme des concours de recrutement des enseignants du 1er et du 2e degré


Depuis la rentrée 2010 plus de 14 000 jeunes enseignants ont été affectés sur des postes à plein temps quelques semaines seulement après avoir réussi un concours essentiellement fondé sur des savoirs universitaires. Les plus chanceux d'entre eux ont bénéficié au mieux d'un stage de formation de 6 semaines durant la préparation de ce
concours. Les autres n'ont bénéficié de strictement aucune formation..... lire la suite

mardi 26 octobre 2010

Retraites : Communiqué intersyndical CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA

Les journées du samedi 16 et du mardi 19 octobre 2010 confirment que la mobilisation est ancrée dans la durée à un haut niveau. Ce sont des millions de salariés qui dans le cadre de ces 6 journées d’action depuis début septembre affirment vouloir une autre réforme des retraites juste et efficace et l’ouverture de négociations avec les syndicats.
....

Fortes du soutien des salariés, des jeunes et d’une majorité de la population et face à une attitude intransigeante du gouvernement et du chef de l’Etat, les organisations syndicales décident de continuer et d’élargir la mobilisation.
Elles décident de deux nouvelles journées de mobilisation :
  • le jeudi 28 octobre : une journée nationale de grèves et de manifestations dans la semaine du vote au Parlement.
  •  le samedi 6 novembre : une journée de mobilisations et de manifestations avant la promulgation de la loi par le chef de l’Etat.
Les organisations syndicales se retrouveront le 4 novembre. (texte complet) et le tract unitaire

Retraites : Communiqué intersyndical CFDT, CFE/CGC, CFTC, CGT, FSU, UNSA

Les journées du samedi 16 et du mardi 19 octobre 2010 confirment que la mobilisation est ancrée dans la durée à un haut niveau. Ce sont des millions de salariés qui dans le cadre de ces 6 journées d’action depuis début septembre affirment vouloir une autre réforme des retraites juste et efficace et l’ouverture de négociations avec les syndicats.
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Fortes du soutien des salariés, des jeunes et d’une majorité de la population et face à une attitude intransigeante du gouvernement et du chef de l’Etat, les organisations syndicales décident de continuer et d’élargir la mobilisation.

Elles décident de deux nouvelles journées de mobilisation :
  • le jeudi 28 octobre : une journée nationale de grèves et de manifestations dans la semaine du vote au Parlement.
  •  le samedi 6 novembre : une journée de mobilisations et de manifestations avant la promulgation de la loi par le chef de l’Etat.
Les organisations syndicales se retrouveront le 4 novembre. (texte complet)

 

dimanche 24 octobre 2010

Masterisation: un jeu de taquin dans l'éducation


Extraits de l'article de Médiapart publié le 24 octobre 2010

Combinée aux 16.000 suppressions de postes de la rentrée 2010, la réforme de la formation des enseignants semble provoquer des dysfonctionnements en chaîne dans le système éducatif. Avec un petit côté jeu de chaises musicales. Les professeurs stagiaires, placés à temps plein dès la rentrée dans les collèges et lycées (16 ou 18 heures au lieu de 6 heures avant la masterisation), bénéficient tout de même de quelques journées de formation professionnelle organisées par les rectorats. «Après la Toussaint, le problème du remplacement, récurrent à cette période avec les épidémies de grippe, etc., va s'aggraver avec le départ des stagiaires en formation», souligne Emmanuel Mercier, secrétaire national du Snes, responsable du secteur formation.

«Dans deux académies, on va retirer les enseignants qui remplacent des congés maternité pour les mettre sur des remplacements de stagiaires en formation», explique Daniel Robin, secrétaire général du Snes. Ce qui revient à déshabiller Pierre pour habiller Paul. Guillaume, un professeur d'anglais stagiaire de 24 ans, en formation cette semaine à Paris, devait lui être remplacé par une assistante de langue, c'est-à-dire une étudiante étrangère normalement chargée de seconder un prof. «Elle a refusé car ce n'est pas réglementaire, donc mes élèves n'ont pas eu cours cette semaine», dit-il. ...

..... «On était habitués depuis plusieurs années à voir une diminution de 20% par an du budget formation mais jamais au niveau actuel », explique Xavier Buff. Les rectorats sont désormais en charge de la formation professionnelle des enseignants débutants, sans avoir bénéficié du transfert du budget correspondant. «Il s’agit essentiellement d’une décision budgétaire, et, parmi les “raisons diverses” évoquées, je crois que l’une des plus importantes est la priorité absolue donnée au sauvetage professionnel des néo-certifiés stagiaires qui ont été directement lancés cette année dans le métier sans aucune formation », précise un directeur de l’Irem, souhaitant garder l’anonymat. (lire ...)

La réforme de la formation des maîtres vu par les stagiaires en octobre 2010


Extraits de l'article publié dans Médiapart du 22 octobre 2010.

Mercredi 20 octobre 2010, à 18 heures à la Bourse du travail de Paris, assemblée générale des enseignants stagiaires nouvelle mouture, mis devant une classe à temps plein et sans formation professionnelle après avoir réussi les concours de juin. La catastrophe était annoncée depuis deux ans par plusieurs syndicats et, un mois et demi après la rentrée, c’est le concours de surenchère parmi les quelque 180 professeurs présents, pour la plupart venus de l’académie de Créteil. L’un dit avoir quatre niveaux différents en collège, donc autant de programmes différents à assimiler et de cours à préparer, plusieurs autres sont dans des établissements difficiles en zone d’éducation prioritaire (ZEP), et un dernier s’attire des «Oh» d’indignation savourée, quand il révèle qu’il fait ses débuts dans une Ulis (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) avec des enfants autistes. Les directives ministérielles qui recommandaient d’«éviter, autant que faire se peut, les établissements les plus difficiles », «les postes spécialisés », «l’attribution des classes les plus délicates, de type cours préparatoire ou cours moyen deuxième année » et de privilégier, dans les collèges et lycées, un emploi du temps sur «deux niveaux maximum d’enseignement », ont été largement piétinées dans certaines académies. .....

.....une Grenobloise qui a atterri à Créteil, l’académie la plus jeune et la plus difficile de France et qui a fait sa rentrée logée à l’auberge de jeunesse, «le pire déménagement de ma vie ». «Je pleure tous le soirs en rentrant tellement je suis stressée par les élèves , lance d’entrée cette professeur d’anglais. Si ma tutrice n’était pas aussi présente, je serai déjà en dépression. Pourtant ça reste le métier de mes rêves, j’ai passé le Capes
trois fois avant de l’avoir. » ....

.... «C'est l'Elysée qui a imposé la masterisation, ni le cabinet de l'enseignement supérieur, ni celui de l'éducation nationale n'avaient été informés, raconte Christian Chevalier. Dans le système actuel, on peut faire sauter le concours et ce seront les établissements, de plus en plus autonomes, qui recruteront directement leurs enseignants dans le vivier d'étudiants formés dans les nouveaux masters enseignement.» «Pourquoi, de toutes façons, préparer un concours difficile si on peut faire la même chose, comme vacataire ou contractuel, qu'avec le master seul?», demande Jean-Louis Fournel. (lire l'article complet)


samedi 23 octobre 2010

Toulouse Le Mirail : Le président confirme la suppression de cinq emplois à l'IUFM


Extraits du compte rendu de l'audience entre les élus au conseil d'école de l'IUFM et le président de l'université de Toulouse II le Mirail

Étaient présents : Daniel FILATRE président de l’université de Toulouse II le Mirail, Marc BRU, directeur de l’IUFM, Christine BATAILLE SNASUB, Marie France CARNUS élue SNESUP-FSU au Conseil d’école, Philippe DEBAECKER , élu UNSA au conseil d’école, Christian VALADE, élu FSU au conseil d’école.

Les élus ont rappelé la souffrance des personnels qui après l"intégration et la mastérisation prennent un coup de plus avec le gel des postes lié au RCE. L'IUFM est en première ligne. Ont été successivement évoquées les questions de moyens et personnel, les relations avec UT3, la situation des sites départementaux et le schéma directeur régional de l’enseignement supérieur. ....


LES MOYENS EN PERSONNELS


Un échange assez vif s’est engagé au sujet des postes d’enseignants gelés par l’Université.
M Filâtre considère que les 8 postes demandés ne peuvent être attribués car l’IUFM n’a pas les financements suffisants.

Un différentiel important serait dû au fait que, dans le cadre de la RCE le Ministère transfère une masse salariale évaluée au 31/08/2010. Or à ce moment là l’IUFM n’aurait pas consommé tous ses emplois et donc aurait une masse salariale inférieure à celle des emplois statutaires. 


Le mode de calcul des emplois et de la masse salariale présenté par le président est un jeu dans lequel l'IUFM et les autres composantes de l'université vont perdre des emplois. C'est la machine invitée pour supprimer des emplois dans l'enseignement supérieur. 



Lire aussi les décisions des conseils

Et maintenant ?
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dimanche 17 octobre 2010

Toulouse Le Mirail : Gels de postes à l’IUFM : la présidence de l’UTM enclenche la politique de casse de l’emploi liée à la loi LRU !


Avant même le passage aux compétences élargies au 1e janvier 2011, la présidence de l’université de Toulouse 2 le Mirail, dans le droit fil de la loi LRU, met en place une politique de casse de l’emploi. Dans la logique gouvernementale de démantèlement des IUFM, la première victime est l’école interne IUFM qui voit cinq de ses postes de PRAG « gelés » (2 en maths, 1 en arts plastiques, arts appliqués, 1 en musique, 1 en lettres modernes). Cette décision prise unilatéralement, remet en cause le droit de l’IUFM, école interne, de déterminer sa politique en matière de formation, et de recrutement. Elle porte atteinte au fonctionnement de l’école, met en péril l’équilibre régional de la formation et programme la mort de certaines antennes régionales. « Il ne faut pas faire croire à l’IUFM que rien ne changera », il y aura « des redéploiements et des fermetures de sites » a annoncé le Vice‐Président du Conseil d’administration de l’UTM au CTP (Comité Technique Paritaire) du 13 octobre 2010. lire la suite

Primes BIATOS
Le 2e point à l’ordre du jour du CTP du 13 octobre, intitulé « Crédits enveloppe indemnitaire 2010 » portait sur l’attribution, sur la paye du mois de décembre 2010, du reliquat indemnitaire BIATOS pour l’année 2010, dont le montant est estimé par la DRH à 120 000 €. La présidence de l’UTM proposait aux représentants des personnels quatre hypothèses pour cette attribution. Les élus FSU ont défendu l’application de l’hypothèse qui leur paraissait la plus équitable et la plus juste : considérer l’ensemble des BIATOS, et en priorité les BIATOS de catégorie C. lire la suite

samedi 16 octobre 2010

Retraites : Mobilisation des 16 et 19 octobre 2010



Ensemble pour gagner le départ à la retraite à taux plein pour toutes et tous !


Journées d'actions et de grève
16, 19 et 21 octobre
Manifestation unitaire
Toulouse 10 heures
Allées Charles de Fitte

vendredi 1 octobre 2010

Retraite à 60 ans à taux plein pour tous !

Les organisations syndicales départementales, Cgt, Fo, Cfdt, Cfe-Cgc, Cftc, Unsa, Fsu, Solidaires de Haute-Garonne. appellent l’ensemble des salariés, la population à manifester massivement le Samedi 2 octobre 2010 à partir de 10h à Toulouse.



MANIFESTATION UNITAIRE
SAMEDI 2 OCTOBRE 10H

Allées Charles de FITTE Métro Saint-Cyprien

mardi 21 septembre 2010

Retraites : 23 septembre, la bataille n'est pas finie



Retraite :
Payer plus longtemps pour moins de droits
Le 23 septembre 
Refusons ce recul de société !


La bataille n’est pas finie !
Le pouvoir veut faire de la fin de la retraite à 60 ans une défaite historique des travailleurs qui lui permette d’aller encore plus loin dans le démantèlement des acquis sociaux et démocratiques du pays. La journée du 7 septembre a montré avec plus de 2,5 millions de manifestants la détermination de plus en plus affirmée des salariés à défendre leurs droits, leur niveau de vie face. Mais cela n’est pas suffisant !

Le 23 septembre le mouvement de protestation doit encore gagner en ampleur. Les personnels de recherche et de l’enseignement supérieur seront dans la rue pour la défense et l’extension de leur droit à la retraite.


A l’appel de toutes les confédérations et fédérations syndicales
Grèves et manifestations dans toute la France
Pour Toulouse

La manifestation est à 9 heures 30

parcours : St Cyprien, Pont des Catalans, Héraclès, Compans, Bd de Strasbourg,
Haut des allées Jean Jaurés


Meeting de Toulouse du 15 septembre contre le projet du gouvernement sur les Retraites


Quelques intervenants







jeudi 16 septembre 2010

L'INRP en danger

Une nouvelle fois, le gouvernement veut imposer à l'INRP un virage brutal, coupant de fait ses liens précieux avec les acteurs de l'éducation. Il s'agit cette fois-ci d'intégrer l'ENS de Lyon, dans la perspective d'un département de recherche en éducation, avec la fin de recrutements pérennes pour les chercheurs et la fin de détachement pour les enseignements des premier et second degré.

Ces mesures butales - on parle d'une mise en oeuvre au 1er janvier 2011, se dessinent, alors même qu'un rapport de l'AERES (visite en juin dernier) soulignait la nécessité de conforter l'INRP dans ses missions essentielles.

Une réunion exceptionnelle CA et CS de l'INRP, ce vendredi 17 septembre, devrait être l'occasion de confirmer cette orientation. Nous lançons un appel de chercheurs pour aller à l'encontre de cette perspective délétère (appel joint), nous le rendrons public à la fin de cette semaine, avec les 100 premiers signataires.



Espérant votre soutien
Alain Mercier et Luc Trouche

lundi 30 août 2010

Oui à la retraite à 60 ans



Dans la rue le 7 septembre 2010
Ensemble les organisations syndicales de Haute Garonne se réunissent régulièrement pour construire la mobilisation nécessaire pour faire reculer le Gouvernement sur sa volonté de s’attaquer frontalement à nos retraites. Nous constatons que malgré la mobilisation croissante des salariés, en particulier avec la réussite des manifestations du 24 juin, le Gouvernement maintient le cap dans un calendrier précipité et scandaleux avec un pseudo débat pendant l’été et un vote au Parlement en septembre. Nous réaffirmons avec vigueur notre opposition au projet de réforme injuste et inacceptable du gouvernement. Cette contre-réforme, qui a pour objectif de faire payer, par les salariés, une crise dont ils ne sont nullement responsables, renvoie aux futures générations l’incertitude de la pérennité des régimes de retraites solidaires
par répartition.

Ensemble, nous rappelons que :

  • La remise en cause brutale des âges légaux à 62 et 67 ans pénalise particulièrement les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques et incomplètes. Elle aggrave encore les inégalités entre les hommes et les femmes. (lire la suite)





Tous et Toutes mobilisés !
Manifestation le 7 septembre à 14h30
Départ Place Arnaud-Bernard


A lire : ce qui vous attend

vendredi 27 août 2010

Formation des maîtres : Luc CHATEL ose le dire ....



Dans l'express.fr
Luc Chatel: "La méritocratie est en panne"

Par Christophe Barbier, Eric Mandonnet, Laurence Debril, publié le 24/08/2010 à 15:01



Luc CHATEL, Ministre de l'éducation nationale
... La nouvelle formation des maîtres -la mastérisation- inquiète les parents: ils redoutent de confier leurs enfants à des enseignants inexpérimentés. Que leur répondez-vous?
Je veux les rassurer. On ne peut pas dire que les débutants seront désarmés. Fin août, les nouveaux profs seront accueillis dans des sessions de prérentrée, puis encadrés par un tuteur. Cela ne choque personne, aux urgences, d'être examiné par un étudiant de troisième année de médecine. .... (lire l'article complet)

vendredi 16 juillet 2010

100 000 voix ont dit non à la démolition de la formation des enseignants

L’appel 100 000 voix pour la formation initié par la Coordination Nationale Formation Des Enseignants (CNFDE) et soutenu par la plupart des syndicats, la FCPE et l’UNEF, les coordinations, de nombreuses associations et sociétés savantes, les mouvements pédagogiques et une multitude de personnalités, vient de dépasser les 100 000 signatures.
 
Ce sont 100 000 voix de parents, d’étudiants, d’enseignants, de chercheurs, de citoyens qui demandent l’abandon de la réforme de la formation des enseignants dite de « mastérisation » et qui, tout au contraire, appellent le gouvernement à un effort en faveur de l’école et de la formation de ses enseignants.
 
La CNFDE remercie vivement les 100 000 signataires de cet appel. Elle remercie tout particulièrement celles et ceux qui ont pris une part active dans cette action.
 
Cet événement prend un relief particulier en cet été 2010 : c’est en effet en juin 2008 que le Président de la République et son ministre de l’éducation nationale, Xavier Darcos, sûrs de leur fait, avaient annoncé le lancement de cette réforme…
Le gouvernement ne doit pas s’y tromper, cela signifie qu’est intact le refus exprimé l’an dernier par la communauté universitaire unanime, dans un mouvement sans précédent par son ampleur et sa durée. Cela signifie aussi que ce refus est désormais partagé bien au-delà de l’université et des IUFM, tout particulièrement par des dizaines de milliers de parents d’élèves.
 
Et pourtant, contre la volonté de l’ensemble des acteurs, le gouvernement s’obstine à mettre en place cette prétendue réforme. Il a commencé par défaire les cadrages des formations. Les débutants seront obligés d’improviser : pour un million et demi d’élèves dans le 2nd degré, leur année scolaire sera compromise dans une discipline au moins ; pour 150 000 élèves du 1er degré, c’est l’ensemble de leur année qui sera menacée.
Y a-t-il encore une République quand sont instituées, dans la formation de ses maîtres, des inégalités géographiques et sociales aussi criantes que celles qui se dessinent ?
Où est le sens des responsabilités quand le gouvernement oblige son administration, depuis plusieurs mois, à improviser la gestion de l’ingérable ?
Où est l’éthique quand il sait que de très nombreux débutants seront mis dès septembre dans une situation de grande souffrance psychique ?
Et où est le sens du bien public quand les gouvernants voient sans sourciller des officines privées se préparer à prospérer, dès la fin août, sur le désengagement de la puissance publique ?
 
La CNFDE appelle tous ceux qui le pourront, là où ils seront, à s’opposer dès la rentrée, avec la plus grande vigueur, à la démolition de la formation.
Elle réitère ses principales demandes : maintien de la formation des lauréats dans les conditions antérieures, report des concours aux dates habituelles et dans les formes antérieures, défense des sites IUFM menacés de fermeture, création des postes d’enseignants et de formateurs nécessaires, ouverture de négociations pour une tout autre réforme.
 
Elle vous invite, Madame, Monsieur, à poursuivre la diffusion de cette pétition pour inviter les citoyens, les élus et les organisations attachés à l’école à rejoindre les 100 000 voix et à faire connaître cet appel.
 
Secrétariat de la CNFDE, 1er juillet 2010

lundi 5 juillet 2010

Le juge des référés du Conseil d'État prononce la suspension de l'exécution de cinq arrêtés


Concours enseignants 


« Dans le cadre d'une procédure provisoire de référé-suspension, le juge des référés du Conseil d'État a suspendu l'exécution de cinq arrêtés organisant la session 2011 des concours du Capes, du Capet, du Capeps, du CAPLP, ainsi que des concours de recrutement de conseillers principaux d'éducation et de professeurs des écoles », indique le Conseil d'État dans un communiqué vendredi 2 juillet 2010. Pour justifier sa décision, il invoque « un vice de procédure, lié à l'absence d'avis conforme du ministre chargé de la Fonction publique sur ces arrêtés ». 






Sauvons l'université (SLU), la FCPE et SUD-Éducation ont déposé, le 2 juin, six requêtes en annulation, « assorties d'une demande de référé-suspension » concernant ces arrêtés (AEF n°132787).






« Cette ordonnance de suspension ne devrait toutefois pas avoir d'impact pour les candidats à ces concours : le ministre de la Fonction publique avait en effet fait parvenir un avis conforme au ministre de l'Éducation nationale le lendemain de la signature des arrêtés contestés. Le ministre de l'Éducation nationale a donc la possibilité de reprendre très rapidement des arrêtés au vu de cet avis conforme et prévoyant que les candidats déjà inscrits n'auront pas à renouveler les démarches en vue de leur inscription », poursuit le Conseil d'État.

« DOUTE SÉRIEUX SUR LA LÉGALITÉ »


« Dans ce cadre, le juge statue de manière provisoire. Il ne procède à la suspension de l'acte contesté, sans attendre le jugement de la requête au fond, qu'à une double condition : s'il existe à la fois un doute sérieux sur sa légalité et une situation d'urgence », précise le Conseil d'État.






Il ajoute que « les requérants soulevaient notamment que ces arrêtés n'avaient pas été précédés de l'avis conforme du ministre chargé de la Fonction publique ». « Ce dernier doit en effet obligatoirement être consulté et donner un avis favorable à l'ouverture de ces concours. Cet avis est réputé acquis en l'absence de réponse expresse dans un délai de quatre jours suivant la demande d'avis. Or, il ne ressortait pas du dossier que l'avis du ministre de la Fonction publique avait été recueilli », écrit le Conseil d'État dans le communiqué. 

« Dans ces conditions, le juge des référés a considéré qu'il y avait un doute sérieux sur la légalité des arrêtés. La condition d'urgence était par ailleurs remplie, les dates de clôture des inscriptions et de début des épreuves d'admissibilité étant imminentes. Par conséquent, le juge des référés a prononcé la suspension qui lui était demandée. »


« NOUS NE LÂCHERONS PAS LE MINISTÈRE »

« Cette décision ne porte pas seulement sur la forme mais sur le respect des procédures légales de concours, c'est tout même important ! », réagit Étienne Boisserie, président de SLU, contacté par AEF vendredi 2 juillet 2010. Il pointe une « erreur colossale de la part du service des concours du ministère ». « Nous le disons depuis des semaines, des mois, le ministère agit en dépit des textes et des syndicats ! »

Étienne Boisserie estime « très vraisemblablement que la session d'automne [des concours] n'aura pas lieu dans la mesure où ces textes sont suspendus ». « On verra bien ce que fait le ministère, ajoute-t-il. Mais nous avons des éléments sur le fond, dès que nous aurons un moyen d'agir, nous agirons, nous ne lâcherons plus le ministère », promet-il, précisant avoir « des doutes quant à un certain nombre de textes que le ministère s'apprête à sortir ».

vendredi 21 mai 2010

20 mai 2010 : 100 formateurs et conseillers pédagogiques dénoncent les nouvelles mesures de la formation des enseignants


Enseigner est un métier qui s’apprend!

Nous étions plus de cent enseignants et personnels de l’éducation, formateurs, parents, citoyens ce 20 mai 2010 pour demander l’abandon de la réforme Darcos- Chatel qui supprime toute vraie formation professionnelle des enseignants.

Le gouvernement met en place à marche forcée et malgré l’opposition de toute la communauté éducative, une réforme idéologique motivée par une logique d’économies.

Dès la rentrée, après le concours, les futurs enseignants seront directement sur le terrain. L’aide qui leur sera accordée sera réduite à un « compagnonnage » minimaliste principalement axé sur l’adaptation à l’emploi. Un tel dispositif créera des difficultés dans les écoles et établissements (charge de travail démesurée, impréparation…) au détriment des élèves et des équipes éducatives sans pouvoir répondre aux réels besoins du métier exigeant qui est le nôtre. Un enseignant a besoin de solides connaissances des contenus à enseigner, mais également sur la manière de les transmettre, comment gérer une classe, comment prendre en charge les élèves dans leur diversité.

Parce qu’elle ne prend pas en compte la nécessité d’avoir des enseignants bien formés, d’origines sociales diverses, pour mieux faire réussir tous les élèves, cette réforme aura des conséquences importantes pour l’avenir de l’Ecole Publique, pour l’avenir des élèves.

Les médecins ont une formation professionnelle de haut niveau qui les met progressivement en contact avec leurs patients, tout en les dotant de larges connaissances universitaires.

Les enjeux du métier d’enseignant et de la réussite de tous les élèves ne justifient-ils pas un investissement élevé de la société dans la préparation à ce métier ?

Ne justifient-ils pas que l’on défende et améliore les IUFM, écoles internes aux universités ? 


dimanche 16 mai 2010

20 mai : journée nationale : 12 h - 56, av de l'URSS - Toulouse.



ENSEIGNER, ÇA S’APPREND !

La formation des enseignants et leur recrutement sont l’un des leviers essentiels pour transformer l’école en profondeur. C'est ce qu'a bien compris le gouvernement qui met en place une réforme en cohérence avec sa vision libérale de la transformation du système éducatif.




  • Le gouvernement impose une formation successive : d’abord un master (Bac+5) entrecoupé en deuxième année des épreuves d’admissibilité et d’admission, appauvrissant la formation, suivi immédiatement d’une entrée dans le métier basée sur le compagnonnage.
  • Il se désengage de la formation professionnelle des enseignants en la renvoyant sur les futurs recrutés qui devront se former principalement hors temps de service. Il prétend recruter des enseignants experts dès la première année en investissant a minima dans leur formation initiale.
  • En supprimant l’année de stagiaire à l’IUFM et en affectant les lauréats en pleine responsabilité, sur des emplois de titulaires, le gouvernement économise des milliers de postes : le « gain » est estimé à environ 6000 postes à temps plein.



Rentrée 2010 : du « grand n’importe quoi » pour les stagiaires, les étudiant-e-s, les élèves !



  • Une formation raccourcie d'un an
  • Un service d'enseignement en pleine responsabilité pour débuter 
  • 1,5 million d'élèves "cobayes"
Le 20 mai 2010, à Toulouse, dans le cadre de la journée nationale d'actions
à 12 h
devant le siège social de l'IUFM, 56 avenue de l'URSS à Toulouse
point presse des syndicats de la FSU devant les locaux de l'IUFM. 
  • Biatos et enseignants de l'IUFM Midi-Pyénées, venez nombreux dénoncer vos conditions de travail et de stress durant cette année devant les médias.
  • Etudiants, venez témoigner de l'année transitoire éprouvante que vous êtes en train de subir,
  • Futurs enseignants, venez protester contre l'absence de formation professionnelle. Celle-ci sera uniquement basée sur le compagnonnage
  • Parents, venez montrer vos inquiétudes face aux nouvelles mesures de la formations des enseignants qui font de vos enfants des cobaye.
Télécharger 




100 000 voix pour la formation des enseignants !





La formation des enseignants : un investissement pour l'avenir ! Signer la pétition

mardi 27 avril 2010

Cohabilitation des masters de formation des enseignants


....  Je souhaite le mettre en débat dans un premier temps au sein du collectif. Il s'agit de la coupure déjà repérée il y a 10 ans entre IUFM et Université, "les formations étant souvent réparties entre les deux institutions et non conçues et construites en coopération" (je cite un des points du mémorandum). On aurait pu penser que l'intégration à l'université était censée, entre autre, pallier ou mieux encore résoudre ce problème. Les conventions interuniversitaires élaborées à cette occasion et présentée au CNESER allaient dans le sens de l'instauration d'une politique de site concertée tout comme la mastérisation de la formation des enseignants qui constituait un véritable enjeu de l'intégration.

Or, il n'en est rien. L'intégration à une seule université a exacerbé les concurrences interuniversitaires sous fond de LRU et de baisse d'effectifs et, la mise en marche forcée d'une réforme scandaleuse, nocive et inapplicable entraîne, surtout pour le second degré, des stratégies locales de récupération de formations bricolées dans un existant parfois moribond. Il s'agit pour les uns comme pour les autres de survivre et/ou de reprendre la main. La qualité et la pertinence de la formation passe après.Ainsi, les débats non tranchés à l'échelle nationale comme à l'échelle académique relatifs à un cadrage décent, lisible et cohérent (toute proportion gardée compte tenu du caractère inapplicable de la réforme) des masters censés préparer aux métiers de l'enseignement ont conduit les acteurs à tenter de régler localement ces questions. En fonction des contextes et des rapports de force locaux, mention, spécialités ou parcours fleurissent ça et là dans une même académie. La situation est confuse, chaotique et bien souvent les logiques de territoires l'emportent largement sur les logiques de mission. Sous fond de LRU et de RCE, la concurrence, pas toujours loyale, à tous les niveaux est devenue le principe organisateur et mobilisateur.

Intégrés depuis peu à l'Université, les IUFM, écoles internes professionnelles de formation d'enseignants et de CPE, ont été jetés dans la fosse aux lions. Après la phase de révolte et d'indignation, on assiste aujourd'hui à un repli sur soi. La souffrance des personnels, maintes fois dénoncée notamment au cours des dernières réunions de la CNFDE est bien réelle. Elle passe trop souvent sous silence dans un déni collectif assourdissant, insupportable. Se taire, c'est être complice.

En Midi-Pyrénées, l'IUFM a été intégré dans une université à dominante SHS et ALL. Les filières STS, longtemps convoitées, sont devenues aujourd'hui la proie de l'autre université qui avait candidaté pour intégrer l'IUFM, l'Université Paul Sabatier qui refuse obstinément et sans argumentation valable toute cohabilitation des formations préparant aux métiers de l'enseignement. La troisième université (DEG) a accepté la cohabilitation reconnaissant les apports complémentaires et insdispensables de l'IUFM.

Cette position de principe relative à une habilitation conjointe des formations est pourtant préconisée pour le développement des politiques de site. Développée dans le rapport Jolion relatif au suivi des master, cette forme de collaboration repose sur un traitement équitable des différents partenaires, reconnaissant leur existence et identité propres et complémentaires. Elle est garante d'une égalité de droits et de devoirs. Elle s'assortit nécessairement de conventions adaptées aux particularités locales.

Cette position de principe a été votée en conseil d'école de l'IUFM réuni en séance extraordinaire le 31 mars dernier à la demande des élus, représentant les personnels. Dans un contexte gravissime national de dégradation voire de disparition de la formation des enseignants, la cohabilitation des diplômes de masters préparant aux métiers de l'enseignement permet à l'échelle locale de maintenir une cohérence a minima dans la politique de site. Elle offre par ailleurs un certain nombre de garanties aux personnels de plus en plus inquiets en ce qui concerne notamment la pérennité des emplois et des services. Elle représente aussi la preuve d'un respect et d'une reconnaissance des missions de l'école interne et de son potentiel de formation. En ce sens, elle renferme également une valeur symbolique importante et précieuse dans le contexte de crise paroxystique actuel. Le refus systématique non argumenté de cohabiliter n'est pas acceptable pour les personnels de l'IUFM. Après le démantèlement vient l'instrumentalisation.

Du fait de l'intégration des IUFM à une seule université, cette position de principe ne devrait-elle pas être la règle à l'échelle nationale ? Elle permettrait, une fois la tempête passée, de conserver un potentiel fruit de 20 ans d'expérience afin de reconstruire, au plus tôt et à l'échelle nationale, un dispositif digne de formation des enseignants du service public.

Cette situation de refus de cohabilitation existe t-elle par ailleurs ? Le SNESup peut-il prendre une position claire et visible sur cette question ?
Marie-France CARNUS

Résolution du conseil général de la Haute Garonne

Les conseillers généraux ont la possibilité, lors des sessions du Conseil Général, de présenter des textes sur des thématiques nationales.

C'est ainsi que, lors de la session budgétaire de mars 2010, j'ai déposé avec ma collègue Martine MARTINEL, un texte que je me permets de porter à votre connaissance, à propos de la réforme des concours de recrutement des enseignants du 1er et du 2ème degré.

En effet, le calendrier fixé pour les épreuves du concours de recrutement des enseignants pour 2010-2011 apparaît peu réaliste. Cette précipitation sera fort dommageable pour les candidats et, à terme, pour les élèves de l'Ecole de la République. C'est pour cela que le Conseil Général demande à Madame la Ministre de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche et à Monsieur le Ministre de l'Education Nationale d?entamer une négociation avec les acteurs du système éducatif sur les schémas de réforme proposés.

Je me tiens à votre disposition pour le suivi de ce dossier et vous prie, Madame, Mademoiselle, Monsieur, d'accepter mes salutations dévouées.

Marie-Christine LAFFORGUE
Conseillère Générale du Canton Toulouse 1
Vice Présidente du Conseil Général de la Haute Garonne chargée des Affaires Culturelles

POSTES AUX CONCOURS DANS L'ÉDUCATION NATIONALE

Le nombre de postes aux concours du privé (CAFEP) a été été publié (pas en même temps que le nombre de postes aux concours du public, mais cette fois-ci ce n'est peut-être pas anodin...).

Alors que le nombre de postes au CAPES externe (enseignement public) est en légère diminution (5006 postes cette année contre 5095 l'an dernier), et toujours largement inférieur au nombre de départs en retraite, le nombre de postes au CAFEP-CAPES (concours externe du privé), lui, est cette année multiplié par deux et même plus (1260 postes contre 569 l'an dernier) !


Il n'y avait jamais eu autant de postes au CAFEP depuis au moins 2004 (statistiques sur le site du Ministère), alors qu'on continue à supprimer massivement des postes dans le public.

Quelques exemples précis par discipline :
  • - lettres modernes : 40 postes en moins au concours du public, et dans le même temps 126 postes en plus au concours du privé (200 postes contre 74 l'an dernier) ;
  • - anglais : 42 postes en moins pour le public, 52 postes en plus pour le privé (95 postes contre 43 l'an dernier)
  • - philo : nombre de postes dans le privé multiplié par 4 (20, contre 5 l'an dernier), alors que le public n'offre que 32 postes.

Les économies budgétaires ne concernent-elles que certains secteurs de l'Éducation (le secteur public) ? 

lundi 29 mars 2010

L'université Paul Sabatier refuse la cohabilitation des masters qui préparent aux concours du second degré

Après un long exposé d’Eric LOMBARDI sur la méthode suivie dans la concertation entre UT3 et
l’IUFM-UT2 et des échanges entre les participants on note :

  • Accord pour modifier le second paragraphe de l’accord cadre ligne 6 : remplacer « pourront être » par « seront alors ». 
  • co-habilitation refusée par UT3 
  • Accord pour des spécialités de master avec mono-habilitation UT3 avec convention (lire le CR complet)
Le 26 mars 2010, les élus du conseil d'école de l'IUFM, école interne de l'université de Toulouse 2  prennent acte de la signature d'un accord-cadre pour la formation des enseignants des premier et second degrés entre le Recteur, le président du PRES, et les présidents d'universités. Ils constatent que cet accord-cadre peut conduire à mettre en danger la formation professionnelle au métier de l'enseignement. 

Communiqué de presse des élus du conseil d'école de  l'IUFM Midi-Pyrénées

Communiqué de presse de l'IUFM Midi-Pyrénées



Le 26 mars 2010, les élus du conseil d'école de l'IUFM, école interne de l'université de Toulouse 2  prennent acte de la signature d'un accord-cadre pour la formation des enseignants des premier et second degrés entre le Recteur, le président du PRES, et les présidents d'universités. Ils constatent que cet accord-cadre peut conduire à mettre en danger la formation professionnelle au métier de l'enseignement. 

Lors du conseil d'école extraordinaire qui se réunira le 31 mars 2010 à la demande des élus, ils soutiendront les principes suivants :

  • Co habilitation, co pilotage, co responsabilité de l’offre de formation masters métiers de l'enseignement. Le principe de cohabilitation nécessite l'engagement de prendre en compte l'ensemble des acteurs concernés, IUFM compris, pour le premier comme pour le second degrés. 
  • Reconnaissance du savoir faire des équipes de l'IUFM et garantie du maintien du fléchage vers l'IUFM de moyens financiers et humains.
  • Politique d'aménagement du territoire et répartition des formations sur tous les sites départementaux de l'IUFM, dès que l'effectif d'une formation dépasse un seuil de dédoublement.
  • Pilotage et arbitrage si nécessaire du PRES et du Recteur, chancelier des universités, pour garantir une offre de formation cohérente et lisible et pilotée au niveau du pôle.
  • Durée des stages en M1 et M2 dans les maxima des préconisations institutionnelles.

Les personnels de L'IUFM Midi-Pyrénées refusent le démantèlement de l'outil de professionnalisation des enseignants et des CPE. L'accord-cadre conduit à la séparation entre le premier et second degré. Ils affirment leur positionnement pour le maintien et le développement en Midi-Pyrénées d'une structure académique inter-universitaire de formation pour les enseignants et CPE. Ils en appellent à la solidarité des différents conseils universitaires.