jeudi 16 avril 2009

Vu sur le Net début avril

Qualité de la Science Française : Mastérisation

Sur la mastérisation de la formation et du recrutement des professeurs du primaire et du secondaire, QSF s’est aussi opposé au projet de réforme.

Nous sommes favorables à la revalorisation financière des débuts de carrière, aujourd’hui très bas, de ces enseignants, au perfectionnement de leurs compétences, ainsi qu’à leur entrée progressive dans le métier et à leur formation permanente. Il y avait d’autres moyens plus sûrs d’y parvenir que ladite mastérisation, mais le président de la République a tranché.

Ce projet, tel qu’il est conçu aujourd’hui – repoussé d’un an, il n’a pas changé –, n’améliorera pas la formation, ni disciplinaire ni didactique, des futurs enseignants. La réduction du nombre des épreuves du concours, ainsi que la concentration de la préparation au concours, du stage pédagogique et du dit mémoire de recherche sur une seule année de M2, risquent au contraire de produire une régression sur tous ces plans.

Quant à l’excellence de la recherche en France – c’est ce qui concerne avant tout QSF –, le nouveau calendrier de la formation et du recrutement pénalisera les meilleurs étudiants, notamment les futurs chercheurs. Les étudiants qui, après avoir passé un concours, voudront s’inscrire en doctorat, n’auront pas reçu de formation initiale suffisante à la recherche. Il leur faudra entreprendre un second master, ou compléter leur master d’enseignement, pour être en mesure de produire une thèse pertinente dans les délais très courts qui sont maintenant ceux du doctorat.

Communiqué et motions de la 8e Coordination Nationale des universités (6 avril 2009)

La mastérisation expliquée en trois points


Un des points de crispation du mouvement universitaire concerne la “mastérisation”. Un mot un peu barbare qui désigne la réforme de la formation des professeurs, de la maternelle à la terminale. Elise Mignot, maître de conférences en anglais à Paris IV, a accepté de me retrouver ce matin pour décrypter les nouvelles modalités de cette formation.
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Les IUFM maltraités par le gouvernement

L'acharnement du pouvoir sur son projet de mastérisation, malgré les reculs imposés par la mobilisation, fait qu'aujourd'hui ce texte est devenu ingérable. Dans les IUFM, on ne sait plus à quel saint (Valérie ?) se vouer. Entre ce que proposait, à l'origine, le projet gouvernemental de réforme des universités concernant la mastérisation et ce que ces propositions sont devenues sous les effets des coups de boutoir de la mobilisation universitaire, la situation est devenue ubuesque. Plus personne n'est en mesure de saisir vraiment ce que le gouvernement réserve demain aux futurs enseignants quant à leur formation initiale. lire la suite

MENACE SUR LE BAC : DES UNIVERSITAIRES REFUSENT DE PRÉSIDER LES JURY

Si la grève ne suffit pas,bloquons le bac. Cette idée fait son chemin puisque des universitaires commencent à envoyer dans leurs rectorats des lettres refusant de siéger en jury de baccalauréat.Or, comme ce diplôme est considéré non seulement comme la fin du secondaire mais aussi comme sésame d’entrée dans le supérieur, il est obligatoirement décerné par un jury présidé par un universitaire (maître de conférence ou professeur) nommé par le recteur sur proposition du président de son université et non pas un professeur du secondaire. Une disposition toutefois atténuée par le fait que le vice-président du jury peut remplacer physiquement le président... mais la nomination de ce dernier est nécessaire à la constitution du jury. (voir la suite)

Nicolas Sarkozy fait montre de fermeté

En déplacement à Venelles (Bouches-du-Rhône), le président de la République, Nicolas Sarkozy, a réaffirmé son opposition à faire machine arrière dans le circuit des réformes entreprises au sein des universités françaises.

Même si le mouvement de protestation dure maintenant depuis deux mois et demi, le chef de l’Etat n’envisage pas de revenir sur l’autonomie des universités, les réformes du statut des enseignants-chercheurs et de la formation des enseignants (lire la suite)

Montpellier II prend ses distances avec les réformes
La majorité des membres des trois conseils de l'université Montpellier II (Sciences) et de la présidence s'est déclarée opposée aux principales réformes en cours dans l'enseignement supérieur et la recherche, au cours d'un congrès qui s'est achevé hier . Le congrès réunit le conseil d'administration, le conseil scientifique et le conseil des études et de la vie universitaire. lire la suite

L'ÉPILOGUE ITALIEN. UN APERÇU DES DÉRIVES DE LA RÉFORME DARCOS", PAR C. MUROLO

Le modèle de parcours pour le recrutement des professeur du secondaire proposé par X. Darcos est très similaire au modèle en fonction en Italie entre 1980-2000 qui conjuguait Capes et Agrégation en un concours unique (de difficulté intermédiaire) à passer après 4 ou 5 ans d'études universitaires (comme dans la réforme Darcos). (lire la suite)


Chez Freud cela constituerait la distance entre le mot et la chose … Chez Sarko pas de souci : le mot est essentiel pourvu qu’on sache l’utiliser en bon démagogue et surtout ne jamais l’appliquer selon ce que l’on fait croire à celui qui écoute que l’on est en train de dire ce que l’on dit … Le scketch sur la liberté de l’enseignement est exceptionnel, mais c’est loin d’être le seul dans le genre (depuis son élection on a eu le temps de le comprendre…). Il y a six petits vidéogrammes … J’ai quelque haut-le-corps, il faut que je vous laisse … En tout cas, c’est là :



Le mensonge de Valèrie PECRESSE au sénat






Université : Valérie m'a tuer





LRU : le Part universitaire




Entretien avec Philippe Selosse, prof à Lyon 2

"La violence est du côté du ministère”Alors que les universités lyonnaises sont en vacances, le mouvement contre les réformes Pécresse-Darcos ne semble pas faiblir, malgré les examens qui approchent. A Lyon 1 et Lyon 2, les deux facs en pointe, enseignants et étudiants se sont donné rendez-vous à la rentrée pour de nouvelles assemblées générales qui devront se prononcer sur la poursuite ou non de la grève. En attendant,Lyon Capitale fait le point sur le mouvement avec Philippe Selosse, le responsable pour Lyon 2 du Snesup, le principal syndicat du supérieur. Maître de conférences à la faculté LESLA (Lettres, sciences du langage, arts du spectacle), il revient sur les principaux enjeux d'un mouvement qui dure depuis dix semaines. lire la suite


Masterisation : « Aucune raison d'amoindrir le mouvement de résistance » (Georges Molinié)

« Contrairement à la teneur du dernier communiqué de la CPU (L'AEF n°111487), il apparaît qu'il n'y aucune raison d'amoindrir le mouvement de résistance aux projets relatifs à la formation des enseignants du primaire et du secondaire », déclare dans un communiqué Georges Molinié, président de l'université Paris-IV Sorbonne, mardi 7 avril 2009. Selon lui, « trois dispositions inacceptables » subsistent pour l'organisation de l'année 2009-2010 : « la suppression de l'année de formation en alternance avec le statut d'élève fonctionnaire-stagiaire après la réussite au concours ; l'existence de trois statuts d'inscription au concours du Capes pour 2009-2010 ; le maintien d'un lien quelconque avec un master pour cette inscription ». « Il n'y a donc pas suspension d'un an du dispositif, mais masterisation en douce sans discussion. Dans ces conditions, on a toutes raisons pour continuer le mouvement », conclut le président de Paris-IV. lire la suite

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