vendredi 17 avril 2009

Travaux des commissions


La CPU, dans son communiqué, demande que soient clarifiées les relations entre les travaux de la commission Maroy-Filâtre et les concertations engagées par le Ministre de l’Education Nationale avec les organisations syndicales au sein des trois groupes de travail créés à cet effet.

En effet, les « discussions » commenceraient dès la semaine prochaine entre les syndicats et le cabinet de Darcos (première rencontre mardi 21 avril sur les concours).

Nous n’avons pas de calendrier pour la commission Maroy-Filâtre.

Vous trouverez ci-joint quelques réflexions du SNEP-FSU (voir sur aussi agir au présent pour préparer l'avenir) les conditions à réunir pour une réelle remise à plat de la réforme de la formation des enseignants. Ces conditions ne sont actuellement pas réunies.

Claire Pontais

Communiqué des Ministres du 21 avril (MEN)

Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale et Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, ont adressé une lettre de mission aux deux coprésidents de la commission nationale de concertation sur la réforme du recrutement et de la formation des maîtres, William Marois, recteur de l’académie de Bordeaux, et Daniel Filâtre, président de l’université de Toulouse II.

Les travaux de la commission ont pour but de préciser les différents aspects de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants à partir de l’année universitaire 2010/2011.Les coprésidents de la commission seront associés aux réflexions, menées au sein des groupes de travail, avec les organisations syndicales représentatives.

Après avoir procédé aux consultations les plus larges et en tenant compte des résultats des groupes de travail, la commission devra élaborer des propositions et des recommandations sur les contenus et les modalités des concours, la nature des masters et la question de leur adossement à la recherche, l’articulation entre les masters et les concours (y compris l’agrégation), la place des stages étudiants dans les cursus de masters, et enfin la participation des universités dans la formation continue des enseignants débutants.

Il appartient aux coprésidents de proposer la composition de la commission et d’en présenter les modalités de fonctionnement ainsi que leur calendrier de travail.

Les deux coprésidents remettront leurs recommandations au plus tard le 15 juillet 2009, afin de permettre aux ministres d’arrêter dans les meilleurs délais le cadre définitif de la réforme du recrutement et de la formation des maîtres. (Source MEN)



Réforme des concours de l'enseignement par Erik Kermorvant.



J'aurais juste une remarque à faire. Le fait que toutes les questions soient effectivement liées et nécessitent de ce fait une analyse globale n'implique pas que la concertation doive commencer en réunissant tous les acteurs: le chemin n'est pas la destination, l'approche n'est pas l'objectif, comme nous le savons bien en tant qu'enseignants.

Dans mon intervention à l'IUFM de Toulouse le 31 mars dernier (http://www.metier-prof.org/2009/04/lintegrale-de-la-journee-detudes-du-31.html), j'ai proposé une approche par "logiques", et j'en proposais la typologie suivante (on peut sans doute raffiner, mais est-ce bien nécessaire ?) : formative, administrative, économique et sociale. Je pense que les formateurs IUFM auraient (/"auraient eu" ? est-il encore temps ?) tout intérêt à se concerter d'abord avec les UFR pour définir des positions et propositions communes quant aux principes, objectifs, contenus, méthodologies et cursus de la formation professionnelle, de manière à arriver ensuite unis à la concertation générale: c'est/c'était la meilleure stratégie pour faire valoir la logique qui correspond à leur coeur de métier et à leur responsabilité spécifique face aux étudiants et à la société, à savoir la logique formative. Quitte à passer entre eux des compromis douloureux dès cette phase initiale: il vaut mieux que les IUFM et UFR règlent d'abord leurs divergences entre eux (et il y en a !...) plutôt que de voir le Ministère les instrumentaliser à son seul profit, et aux dépens des uns et des autres.

L'approche par "thèmes" proposée par le Ministère ne convient absolument pas, comme le montre bien ce document, parce que le traitement de ces thèmes exigerait d'emblée de mobiliser toutes ces logiques à la fois (approche globale) mais paradoxalement sur des problématiques partielles. Dans la série "cherchez l'erreur et cochez la case correspondante"...

Crises aigües de squizophrénie prévisibles pour les participants qui prendraient vraiment leur travail au sérieux. Je me permets de jouer en l'affaire au médecin psychiatre, en leur rédigeant l'ordonnance correspondant à mon diagnostic : "Persuadez-vous, dès avant la première séance, que ce dispositif des trois groupes de travail imposé par le Ministère ne répond de toute évidence qu'à une logique (une autre...), aussi ancienne et bien connue que stratégique : dividire per regnare.
Christian Puren



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