jeudi 30 avril 2009

Toulouse 1° mai 2009


L'IUFM de Midi-Pyrénées sera dans la rue ce vendredi 1° mai pour défendre la formation des enseignants contre le projet de réforme de Valérie PECRESSE et Xavier DARCOS qui est une déclinaison de la dérégulation des services publics énoncée par le processus de BOLOGNE.
  • Rassemblement : 10h 30 place Arnaud Bernard

Voir aussi les communiqués et motions de la IX coordination nationale des universités du 28 avril 2009 en Sorbonne. L'IUFM avait deux représentants au côté des enseignants, étudiants et BIATOS de l'université.

Images et vidéos d'archives





Communiqués et déclarations de la 9e CNU (29 avril 2009 en Sorbonne)


L'IUFM Midi-Pyrénées était le seul IUFM représenté avec mandats à la 9°coordination des universités du 28 avril 2009. La prochaine coordination est fixée à l'université de Marne -la-vallée le 13 mai 2009.


Communiqué de la 9e CNU

Hier, mardi 28 avril 2009, trois mois après les premières manifestations, 20.000 personnes ont encore exprimé dans la rue leur opposition aux réformes du gouvernement qui découlent de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche. Face au mépris, aux déclarations mensongères, aux manœuvres en trompe-l’œil et aux choix délibérés de passage en force, les délégués représentant 64 établissements réunis en Coordination Nationale des Universités le 29 avril 2009 en Sorbonne ont voté la poursuite de la grève dans les universités et les laboratoires.

Le mouvement du monde de l’enseignement supérieur et de la recherche n’est ni minoritaire, ni près de s’arrêter. A ce jour, 49 universités retiennent les notes du premier semestre ; 51 universités sont en grève totale ou partielle ; 44 universités sont bloquées ; 14 universités ont appelé au boycott des jurys de baccalauréat.

La CNU se félicite de la convergence des luttes en cours pour la défense des services publics notamment les services de santé.

La communauté universitaire continue avec force et détermination à s’opposer aux réformes du gouvernement.

Déclaration de la 9e CNU

Les délégués de la communauté universitaire et de la recherche représentant 64 établissements, réunis le 29 avril 2009 à la Sorbonne pour la neuvième réunion de la Coordination des Universités née le 22 janvier 2009 réaffirment leur solidarité et leur opposition déterminée aux projets du gouvernement.

Persistant dans son refus de réelles négociations, le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a fait passer en force, pendant les vacances de printemps, les décrets sur le statut des enseignants-chercheurs, le CNU et le contrat doctoral unique. Il a d’ores et déjà annoncé qu’il ferait de même pour la réforme de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés. Le ministère s’est même opposé à la demande clairement formulée par la CPU concernant ce dernier point, au mépris des règles qu’il avait lui-même fixées concernant l’évaluation des maquettes par l’AERES. Ce déni des principes démocratiques nous renforce dans notre détermination.

Partout en Europe où ont été mises en place des réformes similaires dans le cadre du processus de Bologne (Italie, Grèce, Royaume-Uni, Allemagne, Autriche, Espagne...), ces dernières ont eu pour conséquence, à très court terme, des hausses massives de frais d’inscription, la précarisation des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche, la disparition d’emplois techniques et administratifs, ainsi qu’une concurrence délétère entre les individus, les équipes et les établissements.

Nous réaffirmons que la crise actuelle que traversent l’université et la recherche tire son origine du Pacte pour la Recherche, de la loi LRU et de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP). Pour cette raison, nous restons attachés à la plateforme de revendications dont tous les points sont liés et que nous avons maintes fois rappelée :

  • Abrogation de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche.
  • Retrait du projet de réforme de la formation et du recrutement des enseignants des premier et second degrés, qui menace à très court terme le système public d’éducation
  • Retrait du décret sur le statut des enseignants-chercheurs et le CNU
  • Retrait du contrat doctoral unique
  • Rétablissement des postes supprimés en 2009, mise en place d’un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires concernant l’ensemble de la communauté universitaire et résorption de la précarité.
  • Opposition aux principes de dotation budgétaires (système SYMPA), qui mettent dès à présent en danger les filières technologiques universitaires (IUT, IUP, IUFM, etc...).
  • Arrêt du démantèlement des organismes publics de recherche et réaffirmation de leur rôle d’opérateur de recherche
  • Opposition aux mesures qui conduisent à la précarisation des étudiants (démantèlement du CROUS, augmentation prévisible des frais d’inscription, etc...)
Nous appelons à continuer la grève, à intensifier le mouvement et à :

  • ne faire remonter aucune maquette de master de formation des enseignants actant la réforme actuelle et refuser de les appliquer si elles sont imposées par le ministère
  • appeler au refus du vote des compétences élargies par les conseils d’administration des universités
  • faire voter par les conseils centraux des motions contre l’application de la modulation de service et refuser, le cas échéant, les évaluations personnelles prévues dans ce cadre.
  • refuser la mise en place des entretiens professionnels d’évaluation des personnels BIATOSS.
  • mettre un terme aux processus d’externalisation et de précarisation des personnels, notamment BIATOSS.
  • refuser les chaires d’excellence
En défendant les universités et les organismes de recherche, nous ne défendons pas seulement les universitaires mais un idéal démocratique, républicain et laïc opposé à celui du gouvernement (droit à la connaissance pour tous, droit de choisir sa filière sans discrimination financière ni territoriale, droit de s’engager dans des études qui n’ont aucune rentabilité immédiate mais qui sont d’une valeur essentielle pour la société, liberté de la recherche et de l’enseignement). Nous refusons la logique de mise en concurrence des universités et des membres de la communauté universitaire, scientifique et éducative, implicite dans ces décrets, et nous réaffirmons les valeurs de coopération et de solidarité dont la recherche et l’enseignement se nourrissent.

Face à la menace que ce gouvernement fait peser sur ces principes fondateurs, nous appelons l’ensemble de la communauté universitaire, scientifique et éducative, ainsi que tous les citoyens, à défendre ces valeurs sans concession et à les promouvoir. L’université française doit continuer à être le cadre de la démocratisation du savoir pour la formation de citoyens libres et responsables.

La CNU se félicite de l’unité réalisée dans la rue le 28 avec les collègues de la santé et des convergences à venir le 1er mai avec l’ensemble des secteurs

L’université et la recherche sont en lutte depuis trois mois ; aujourd’hui elles sont plus que jamais en résistance.



Exposé de Sylvie PLANE




Motion de la 9e CNU sur les examens

Nous ne tiendrons pas les examens !
Face à la situation de blocage actuelle dont le gouvernement porte l’entière responsabilité, et qui a entraîné une suspension des cours depuis trois mois dans la plupart des universités :
  1. Nous refusons d’évaluer les enseignements qui soit n’ont pas été dispensés (dans 30 universités en piquet de grève aucun cours ne s’est tenu au second semestre), ou bien qui ont été dispensés dans des conditions de grève ne permettant pas un accès équitable des étudiants à ces contenus.
  2. Nous appelons les enseignants-chercheurs et le personnel BIATOSS à ne pas organiser les examens et ce jusqu’à satisfaction de nos revendications.

Motion de la 9e CNU contre les répressions

La Coordination Nationale des Universités condamne toute répression à l’encontre de la communauté universitaire et scientifique dans son ensemble.

Elle appelle à soutenir tous les membres de la communauté universitaire et scientifique qui sont poursuivis dans le cadre du mouvement.

Elle rappelle que la grève est un droit constitutionnel et que les intimidations, les menaces, les insultes et les provocations sont une atteinte grave à ce droit et à la liberté individuelle.

Elle condamne par ailleurs les initiatives des administrations universitaires visant à mettre fin au mouvement : consultation électronique, référendum et vote sans débat.

Motion : « Il n’y a qu’une Université, c’est l’Université Publique »

La Coordination Nationale des Universités réunie le 29 avril 2009 en Sorbonne s’insurge de la publication au Journal officiel du 19 avril du décret n°2009-427 du 16 avril 2009 « portant publication de l’accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur »

Ce décret est une nouvelle attaque contre le principe de laïcité. Il est écrit dans ce décret : « Pour les Universités catholiques, les Facultés ecclésiastiques et les établissements d’enseignement supérieur dûment habilités par le Saint-Siège : aux grades et diplômes qu’ils délivrent dans les disciplines énumérées dans le protocole additionnel. Une liste des institutions ainsi que des grades et diplômes concernés sera élaborée par la Congrégation pour l’Education catholique, régulièrement tenue à jour et communiquée aux Autorités françaises ».

Cette phrase est purement scandaleuse pour deux raisons de fond :

Alors que la DGES, dans une note « informative » impose les noms de domaines et de diplômes aux universités publiques, ce décret laisse les instituts catholiques dicter leur loi au Ministère. Alors que le pilotage bureaucratique n’a jamais été aussi explicite pour le service public, on laisse les mains totalement libres au secteur privé.
Depuis 1885, les instituts catholiques ne sont plus des universités. Il n’y a qu’une Université en France et c’est l’Université publique.

CALENDRIER


Vendredi 1er mai : participation à la manifestation interprofessionnelle avec point de rendez-vous pour le cortège unitaire « enseignement supérieur et recherche ». Pour l’Ile-de-France : Pique-nique (avenue René Coty à partir de 12h30) pour fédérer les universités avant la manifestation.

Dimanche 3 midi – lundi 4 midi mai : 1001e heure de la ronde des obstinés, Paris, Parvis de l’Hôtel de Ville

Semaine du 4 mai : meeting unitaire des 8 confédérations syndicales pour qu’elles prennent une position ferme sur la question de l’enseignement primaire, secondaire et supérieur, et plus généralement sur le service public et la loi « mobilité des fonctionnaires ».

Jeudi 7 mai : manifestations locales

Mercredi 13 mai : 10ème Coordination Nationale des Universités à l’université de Marne- la-Vallée (co-organisée avec l’université de Paris 12)

Mardi 12 mai ou vendredi 15 mai (mandat donné aux porte-parole pour déterminer une date, avec une préférence pour le 12 mai) : journée nationale de manifestation à Paris et dans 5/6 grandes villes en convergence avec les autres secteurs

Jeudi 14 mai - vendredi 15 mai : journées d’action : lutter contre la précarité ; aller à la rencontre des écoles, des collèges et des actions ; soutenir les « laboratoires morts »

Jeudi 21- dimanche 24 mai : Marche obstinée de Chartres à Paris. Commission d’organisation : Delphine Helle (helle_delphine@gmail.com), Jérôme Chandesris (jerome.chandesris@etu.univ-rouen.fr), Théophile Gaudin (theophile_gaudin@live.fr), Wahby Mtir (06 59 02 87 58)

Jeudi 4 juin : The Academic Pride

jeudi 23 avril 2009

Les groupes de travail se mettent en place, mais ....


FO rappelle son opposition de principe à la mastérisation (c'est la raison pour laquelle ils n'avaient pas souhaité signer notre appel "Le temps presse") et donne une information intéressante sur les fameux "groupes de travail" proposés par le ministère : seules trois fédérations ont été convoquées (FSU, UNSA, SGEN-CFDT). Le ministère, comme d'habitude, sélectionne ses interlocuteurs. Savez-vous quelles ont été les réponses des trois syndicats invités ? Le fait même d'accepter de discuter des modalités de mise en place de la réforme me paraît contradictoire avec son refus pur et simple.
Michel Bernard

Effectivement, les discussions autour de ces fameux "groupes de travail" ont commencé. Nous en avons quelques éléments de réponse sur l'AEF.

Tout cela est en effet contradictoire avec le retrait de la réforme, seul mot d'ordre possible avant toute négociation.
A quel jeu risqué jouent les syndicats ? En même temps, qu'avons-nous de prêt et de suffisamment consensuel à mettre sur la table ? A Toulouse, suite aux assises du 2 juillet 2008 (et oui déjà presque un an !) et de la journée d'étude du 31 mars dernier, nous travaillons sur une synthèse autour des points de convergence de nos travaux. Le temps presse effectivement et si nous voulons peser au-delà de nos résistances et de nos luttes acharnées, il nous faut produire un contre projet. A quand les états généraux organisés par la CNFDE ? Le temps presse effectivement, au-delà du délai grapillé jour après jour au prix d'une énergie incroyable, quelle contre proposition construite autour d'une véritable logique de formation pouvons-nous aujourd'hui collectivement avancer ?Bien à vous
Marie-France Carnus

Où en sont les négociations concernant la mastérisation? Vous trouverez dans le document ci-joint quelques éléments de réponse. Il s'agit d'une lettre envoyée par Xavier Darcos à Gérard Aschiéri, secrétaire général de la FSU.
Comme vous pourrez le constater, à cette date (10 avril), le ministre feignait toujours d'accorder un moratoire en entretenant le flou sur les modalités d'inscription (si cette dernière vaut inscription en M1, alors la mastérisation commence et il n'y a pas report) et considérait comme secondaire la question des conditions de stage (entre 6 et 8 heures d'enseignement pour les certifiés comme aujourd'hui, 12h ou plus ?).

En outre, le cadre de la négociation est celui de la mastérisation telle qu'elle a toujours été conçue par le ministère. Aucune remise à plat ne semblait donc à l'ordre du jour (concours en M2, aucune considération relative aux masters recherche et au mémoire...).

Enfin, la revalorisation des traitements des collègues "mastérisés" du secondaire est mentionnée mais elle ne semble pas vraiment prioritaire. Autrement dit, on continue à demander aux étudiants de passer une année supplémentaire à leurs frais sans garantir une réelle augmentation de salaire, correspondant à l'élévation du niveau de recrutement (master et non plus licence).

Dès lors, dans ces conditions, qui peut dire qu'il y a un recul significatif sur la réforme de la formation des enseignants? Arrêter aujourd'hui reviendrait donc à assister à la mise en place de ce projet mortifère pour l'Éducation Nationale et le service public d'enseignement. Il y a décidément de bonnes raisons de poursuivre notre juste mobilisation.
Christophe Pébarthe (SNESup Bordeaux 3)

Je trouve inacceptable que les syndicats acceptent de participer aux groupes de travail sur les thèmes annoncés par le ministère, il faudrait réagir fermement par une lettre aux syndicats concernés et par un communiqué de presse. moi aussi je pense que le temps presse !

il est temps d'organiser des "contre groupes de travail" on peut en proposer trois :
  • contre la réforme actuelle, pourquoi il faut exiger son retrait (ça on l'a déjà fait )
  • Pour le maintien du statut de fonctionnaire stagiaire pendant la dernière année de formation (il faut vraiment insister là-dessus)
  • pour une vraie réforme avec reconnaissance du niveau master à l'entrée dans le métier (à quel moment dans la formation ceci doit être un vrai débat)
quand et comment la CNFDE peut elle organiser cela ?
Josiane Hélayel (Antony)

heureusement, ce ne sont pas les syndicats, mais des syndicats. La FSU s'est, à ma connaissance déplacée à cette rencontre, fait une déclaration liminaire, puis a imposé un débat sur la rentrée prochaine (l'occasion était trop belle), exigé le maintien des années de stage pour les lauréats de la session 2010 (pas de réponse des envoyés du ministre faute de mandat). Fermez le ban.

Pas de participation aux groupes de travail tant que nous n'aurons pas obtenu satisfaction (maquettes et année 2009-2010).
ThierrY

Les organisations syndicales, les coordinations et autres types d’organisations doivent jouer à différents niveaux et de façon complémentaire. C’est la mobilisation, massive et unitaire, qui seule permet de peser dans les rapports de forces. Certains reprochent aux syndicats de participer à des groupes de travail prévus (rappelons qu’ils ont été obtenus sous la pression).

Quel serait l’intérêt d’être absent de lieux où, justement, ils peuvent exprimer haut et fort les revendications élaborées sur le terrain ? A quoi servirait un syndicat s’il n’est pas la chambre d’écho et le bras armé des collègues ? Le problème n’est pas la participation ou pas, mais ce que la FSU y défend… et ce qu’elle obtient au bout du compte.

Sur les mesures transitoires, tous les syndicats présents au groupe de travail sont allés dans le même sens (pas de dépôt de maquettes, année de stage, etc) et ont dit que la discussion ne pourrait pas avoir lieu s’il y avait coup de force. Il faut donc continuer à peser tant que nous n’avons pas de réponses claires.

Sur les problèmes de fond, le problème de la FSU, comme celui de la coordination, est sur ce que l’on peut proposer comme alternative. Et là les clivages entre coordination et syndicats tombent pour se déporter à l’intérieur même du mouvement. Aujourd’hui les accords sur le fond (notamment le rapport entre disciplinaire et professionnel qui conditionnent les contenus de con cours, les contenus de master) sont plus difficiles à déceler que les désaccords.

Selon nous, mais évidemment nous ne parlons que pour le SNEP, l’avenir de la bataille se joue d’abord entre nous avant de se jouer contre le ministère.

Les « groupes de travail » ne sont de toute façon pas des lieux de décision, ni même de travail au sens strict. Tout au plus des lieux de déclarations des uns et des autres. Ne leur accordons pas plus d’importance qu’ils n’en n’ont réellement. Et engageons le travail sur le fond.

Le SNEP a fait tout au long du mouvement des propositions écrites, publiques, donc discutables. D’autres l’ont fait à Toulouse. Cela va être le travail de la commission Marois-Filâtre.

Que chacun tente l’élaboration d’une réponse à la question : par quoi passe l’amélioration de la formation des enseignants, quels dispositifs, etc. C’était l’idée des Etats généraux du local au national … qui est plus que jamais d’actualité.

Claire, Christian, SNEP


Merci pour ces précisions mais (à moins que l'information m'ait échappé, ce qui est fort possible en ce moment) je n'ai pas lu de communiqué des syndicats qui ont accepté de participer à ces "groupes de travail". Je ne conteste pas, par principe, que leur présence puisse être utile mais il faudrait au moins qu'elle soit transparente. Jusqu'à maintenant, la FSU a joué cartes sur table et a rendu compte très précisément de tous les entretiens qu'elle a eus avec le ministère.

Je suis également d'accord sur cette répartition des tâches entre des syndicats et une coordination comme la nôtre. Mais je rappelle également que notre coordination a adopté un texte indiquant qu'il n'était pas souhaitable de participer à des discussions portant sur les modalités d'application d'une réforme dont nous demandons le retrait, sous la forme concrète d'une reconduction l'année prochaine des dispositifs actuels et de l'ouverture d'une véritable consultation.

Je me permets d'autant plus d'insister sur ce point que la communication gouvernementale de ces derniers jours s'appuie volontiers sur le mensonge d'une négociation, voire d'une approbation syndicale sur les réformes que l'on passe en force.
Michel Bernard

Déclarations
  • FSU
  • SNUIPP
  • Le SNESup a déclaré qu’il quitterait les négociations si Pécresse habilitait les maquettes du privé. Tous les syndicats présents ont demandé des réponses urgentes sur cette question et les mesures, condition pour avoir une discussion sereine

Passage en force du gouvernement sur le dossier de la formation des maîtres :

Communiqué des élus SNESUP-FSU au CNESER suite à l'annonce le 20 avril 2009 de voir évaluer les maquettes de masters « enseignement » par la DGES.
Alors que :
  • La communauté universitaire, les organisations syndicales, les sociétés savantes, les associations professionnelles ont massivement rejeté le projet Darcos-Pécresse de réforme de la formation et du recrutement des enseignants du 1er et du 2nd Degré,
  • X. Darcos et V. Pécresse annoncent qu'ils vont mettre en place des structures de concertation (trois groupes de travail et une commission) sur la réforme du recrutement et de la formation,
  • L'agence d'évaluation de l'enseignement supérieur et de la recherche, l'AERES, a elle-même refusé d'évaluer les rares maquettes de master "formation des enseignants" (17 sur une centaine initialement prévue) qui ont été effectivement transmises au ministère,
Patrick Hetzel (Directeur général de l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle), a annoncé au CNESER du 20 avril 2009, dont l'avis est requis pour l'habilitation des formations de l'enseignement supérieur, que ces maquettes seront évaluées par les soins de ses services et soumises à une prochaine réunion du CNESER pour mise en œuvre à la rentrée 2009 !

Cette manœuvre ouvre grand la porte à l'enseignement privé, notamment catholique. L'évaluation de huit des dix sept maquettes de master en question, portées par les Instituts catholiques, permettrait à ces derniers de s'inscrire pleinement dans le créneau de la formation des enseignants !

Cette initiative intervient au moment de la publication au Journal Officiel de l'accord scandaleux entre la République Française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur, qui, contrairement aux assurances de la Ministre, n'est pas cantonné à la théologie ou au droit canon !

La provocation et le mépris envers la communauté universitaire que manifeste cette tentative grossière de passage en force a été dénoncée en séance par les élus SNESUP et a également suscité de vives réactions de la plupart des organisations présentes.
Les élus SNESUP au CNESER.


Il n'est pas seulement question des maquettes du privé mais aussi des maquettes des quelques rares universités déposantes construites sur la base de ce que nous contestons depuis près d'un an maintenant.

Tant que le retrait n'est pas acquis, qu'un projet global concerté et consensuel n'existe pas il ne peut y avoir de maquettes habilitées! Il n'y a rien à négocier sur la base des dernières propositions Pécresse-Darcos!!! Nous voyons bien encore avec le décret sur le statut des EC quel crédit nous pouvons leur accorder! Que faut-il qu'ils fassent pour qu'on comprenne qu'ils ne veulent rien entendre?

Que faut-il qu'on fasse pour qu'ils nous entendent et nous écoutent. Il faut aujourd'hui acter nationalement à l'initiative du SNESUP, de tous les syndicats mobilisés, de SLU, de SLR, des coordinations, des actes forts collectifs: démissions de responsabilités administratives et pédagogiques coordonnées, refus de présidences de jury de bac, refus pour la rentrée prochaine de toute heure complémentaire (si nous arrivons à mettre en oeuvre cette dernière initiative, nous serons inattaquables sur le respect de nos engagements professionnels mais compte-tenu du nombre impressionnant d'heures complémentaires que nous assumons annuellement nous mettrons à mal la gestion de nos universités et nous pointerons du doigt le manque criant de postes dans nos structures).

Quelle crédibilité accorder encore à ce gouvernement qui ment de toute part, Sarkozy, Besson, Kouchner, Pécresse, Darcos, Fillon et al. Par ailleurs, nous avons un syndicat de l'enseignement supérieur le SNESUP; pourquoi laisser Aschiéri, grand toutmou, négocier, lui que Darcos appelle "cher ami" et qui n'a pris aucune initiative dans le sens de notre mobilisation!
JP Sauvage


Quelques liens de SLU


COMMUNIQUE DE L’ASSEMBLEE GENERALE DE L’IUFM MIDI-PYRENEES


Par sa lettre du 9 avril, l'AERES indique qu'elle n'évaluera pas les maquettes des masters « métiers de l’enseignement » de la campagne actuelle. Or le 17 avril, Valérie PECRESSE décide de faire « analyser les maquettes de masters enseignants 2009-2010 » par les services administratifs de la direction de l'enseignement supérieur. Cette décision permettrait aux quelques universités ayant déposé de maquettes de fonctionner normalement, notamment les universités privées catholiques, qui pourraient ainsi délivrer les Masters d'enseignement dès l'année prochaine.


Ainsi, contrairement aux effets d’annonces, la réforme de la formation des enseignants dite de « mastérisation » n'est pas abandonnée, malgré le maintien en 2010 des concours existants et l'ouverture des inscriptions en IUFM en 2009. A ce jour, 5400 enregistrements en premier voeu dont 4400 pour les professorats des écoles. Ces chiffres montrent que les candidats font pleinement confiance à l'IUFM pour préparer aux métiers de l'enseignement.


Toutefois, Xavier DARCOS et Valérie PECRESSE continuent leur entreprise de démantèlement du service public en libéralisant des pans entiers du système éducatif de la maternelle à l'université.


L'assemblée générale de l'IUFM, réunie le 22 avril 2009 continue de demander le retrait complet et total de la réforme des enseignants, préalable à toutes négociations. Les déclarations récentes des ministres, leur incapacité à installer un véritable dialogue, leur mépris pour les acteurs et leurs propos mensongers développés dans les médias amènent l'assemblée générale à renouveler la demande de leur démission.


L'assemblée générale appelle aux rassemblements (23 avril place Rouaix à 9h30, 28 avril place du Capitole à 14 h 30) et à la grande manifestation du 1° mai. De plus, le personnel et les usagers de l'IUFM sont invités à participer à la ronde obstinée place du Capitole, tous les jours de 16 heures à 19 heures. Des renseignements complémentaires sont donnés sur le site www.metier-prof.org


Une synthèse des travaux de la journée d'études du 31 mars sera finalisée par un groupe de travail qui se réunira le 30 avril à 14 heures sur le site de Saint-Agne. Tous les participants à cette journée sont invités à y participer. Cette synthèse sera une contribution à la construction d’un contre projet de réforme qui ne peut être pensé en dehors des acteurs concernés par la formation des enseignants et des CPE : tous les personnels et les usagers.


De plus, il sera demandé à la direction de l'IUFM lors de conseil de l'école interne du 28 avril prochain de banaliser trois journées de réflexion d'ici la fin de l'année universitaire afin de finaliser un contre projet de réforme de la formation des enseignants et des CPE. Ces journées seront gérées par le collectif en lutte depuis maintenant 11 mois.


Une audience est demandée au président de l'université pour aborder le devenir de l'école interne dans l'université et la place du collectif dans la commission de concertation MAROIS-FILÂTRE.


L'assemblée générale envisage également une série d'actions au cours du trimestre : rétention des dossiers de validation, refus de présider les jurys de bac, blocage administratif, etc. Ces actions seront programmées et finalisées prochainement en liaison avec les assemblées générales de l'université.

mardi 21 avril 2009

DGES contre AERES : Passage en force de Valérie PECRESSE


10 avril :
L’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES), dans un communiqué du 10 avril, vient de décider de ne pas évaluer les masters « métiers de l’enseignement » que Valérie Pécresse avait demandé aux universités de mettre en place.


Ces masters devaient devenir un passage obligé, à la rentrée 2009, pour les étudiants souhaitant préparer les concours de recrutement de l’Education Nationale.

20 avril : Le ministère s'apprête à « analyser les maquettes de masters enseignants
2009-2010 » Pour l'année 2009-2010, la Dgesip va faire une première analyse des dossiers pour répondre à la demande des établissements qui ont fourni des maquettes de master "enseignant" », indique le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche à l'AEF, lundi 20 avril 2009. « De toutes façons, tout sera soumis à l'avis du Cneser avant habilitation », ajoute-t-il.

Selon l'Unef, l'UNI et la Fage, Patrick Hetzel, le Dgesip, aurait en effet annoncé, lors du Cneser du 20 avril (L'AEF n°112341), que les « masters enseignants » préparés par les universités seraient évalués par la Dgesip pour être habilités pour l'année 2009-2010. « Cette habilitation concernerait uniquement les M1 », indique François-Loïc Pichard de la Fage.

20 avril 2009 : Communiqué de SLU



Depuis deux ans Madame Valérie Pécresse ne cesse de louer le lien nécessaire entre l’« autonomie » des universités, l’évaluation « indépendante » des diplômes, des équipes ou des établissements par l’agence nationale d’évaluation AERES (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur) et la « débureaucratisation » du système français d’enseignement supérieur. Il y a trois jours, dans sa réponse aux présidents d’université, elle soulignait de même les prétendues avancées sur tous les dossiers controversés qui sont aujourd’hui au cœur du plus long mouvement social qu’ait jamais connu l’université française. Elle insistait alors pour « rassurer » la communauté universitaire, notamment quant à sa propre capacité d’écoute et de négociation. Il n’aura pas fallu très longtemps pour que tout le monde puisse comprendre quelle crédibilité accorder aux propos tantôt lénifiants et tantôt mensongers de la Ministre.

Aujourd’hui, lundi 20 avril, au CNESER (une de ces – de plus en plus rares – instances consultatives collégiales et paritaires, mêlant membres nommés et membres élus, au grand dam de la Ministre), Madame Pécresse a fait annoncer, toute honte bue, que les rares maquettes de master « métiers de l’enseignement » remontées au ministère (au nombre de dix-sept – dont au moins huit relevant, semble-t-il, de l’enseignement catholique – sur un total de près d’une centaine possibles) seraient directement évaluées par la DGES (Direction générale de l’enseignement supérieur), c’est-à-dire par un service dépendant directement de la Ministre, un des hauts lieux de cette bureaucratie gouvernementale décrite souvent, à grands renforts d’effets de manche, comme opaque et irresponsable, une de ces instances que les agences nationales comme l’AERES devaient justement priver de leurs prérogatives abusives...

Alors que l’AERES a, elle, pris acte du refus massif de la communauté universitaire de mettre en place les nouveaux masters d’enseignement et de l’impossibilité, dans de telles conditions, d’envisager une carte nationale des formations dotée d’un minimum de cohérence, elle est désavouée. Quand l’agence nationale « indépendante » refuse (communiqué de l’AERES du 10 avril), au prix d’un tardif mais louable accès de rationalité scientifique et pédagogique, d’évaluer les nouveaux masters d’enseignement, on la dépossède donc de ses prérogatives pour les transférer à une autre instance plus compréhensive à l’égard des objectifs et des calendriers ministériels.

Et peu importe dès lors que tout le monde soit d’accord (enseignants-chercheurs, formateurs d’IUFM, présidents d’université, directeurs d’IUFM, pédagogues, sociétés savantes, syndicats, jurys de concours) pour dire que la seule solution raisonnable serait de ne rien mettre en place de nouveau à la prochaine rentrée universitaire dans ce domaine et d’entamer enfin des négociations sérieuses avec tous les acteurs de la formation des enseignants pour élaborer une « mastérisation » qui ne détruise pas la qualité de la formation et ne soit pas fondée sur des économies budgétaires. Tout se passe comme si les ministres concernés et le gouvernement avaient des priorités et des calendriers, personnels et collectifs, n’ayant désormais pas grand chose à voir avec le traitement des dossiers dont ils ont la charge ni avec l’intérêt des élèves de l’enseignement primaire et secondaire ou avec la qualité de la formation des jeunes collègues du premier et du second degré. L’épisode en dit long sur la sincérité du discours gouvernemental concernant l’autonomie universitaire et l’indépendance des évaluations. Il en dit aussi long hélas sur le choix d’attiser un conflit déjà brûlant en multipliant les provocations. Pourquoi ? La question vaudrait d’être posée à la Ministre...

Une fois encore, une fois de trop, le gouvernement veut, de façon irresponsable, et pour des motifs purement politiciens, passer en force sur cette question. Nous saurons collectivement, de la maternelle à l’université, lui apporter la réponse qui convient. Nous ne laisserons pas détruire sans rien faire la formation des enseignants ni aujourd’hui, ni demain, ni l’an prochain : il faudra bien qu’il finisse par le comprendre !

Enseignement catholique et mastérisation
(Source AEF)

Bruno Lamour : L'enseignement catholique veut obtenir le maintien de ses centres de formation pédagogiques (CFP), et c'est bien normal, mais encore une fois, nous avons le sentiment que le secrétariat général va profiter de la masterisation pour récupérer des « parts de marché » (L'AEF n°102484). Les universités catholiques ont déposé des maquettes de masters qui seront labelisées « enseignement catholique ». En interne, le Sgec évoque beaucoup la notion de « formation spécifique ». Il est encore trop tôt pour le dire, mais nous craignons une rupture avec l'enseignement public. La réforme pourrait bien mettre à mal les accords Lang-Cloupet (1993) qui garantissaient aux professeurs du second degré privé une partie de la formation commune avec les enseignants du public au sein des IUFM. Dorénavant, il semblerait qu'un étudiant qui ait suivi sa formation universitaire dans un institut catholique puisse ensuite poursuivre sa formation professionnelle dans le cadre des CFP, sans jamais avoir croisé ses collègues du public. C'est dommage ! (voir texte complet)
Reconnaissance officielle des diplômes France/Vatican

La reconnaissance de diplômes de l'enseignement supérieur entre Paris et le Vatican, contestée par des défenseurs de la laïcité en France, a été officialisée par un décret paru dimanche au Journal officiel.

Ce décret du ministère des Affaires étrangères portant "publication de l'accord entre la République française et le Saint-Siège sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l'enseignement supérieur signé le 18 décembre 2008 à Paris" concerne quatre diplômes, pour la partie française : baccalauréat, licence, master et doctorat.


vendredi 17 avril 2009

IUFM de Toulouse : actions du 20 avril au 1° mai 2009


20 avril
:
  • UT2 Amphi 8 assemblée générale des étudiants
21 avril :
22 Avril :
23 avril
  • 9 h 30 : rassemblement place ROUAIX à l'appel des trois universités toulousaines (UT1, UT2, UT3) pour la venue de Bernard BELLOC, conseiller spécial de Président pour l'enseignement supérieur.
  • ou 10 heures : Rassemblement place des Carmes (suivant la présence des forces de l'ordre Place Rouaix)
  • 14 heures : Assemblée générale des personnels et des étudiants à UT2 Amphi 8. Les personnels (enseignant et BIATOS) et les usagers (étudiants et stagiaires) de l'IUFM sont invités. Cette assemblée générale se tient malgré la fermeture administrative de l'université.
28 avril :
  • Manifestation nationale
30 Avril :
  • IUFM à 14 h sur le site de l'avenue de Saint Agne : Rédaction de la synthèse de la journée du 31 mars
1° mai :
  • Grande manifestation unitaire (Rassemblement - Place Arnaud Bernard à 10h30)

La ronde des obstinés à Toulouse

Les personnels BIATOS, les enseignants, les chercheurs et les étudiants en grève de l'Université de Toulouse-Le Mirail, en grève depuis le 2 février, ont décidé d'ouvrir une Ronde des obstinés sur la place du Capitole à Toulouse, à partir du lundi 6 avril 2009 pour manifester leur obstination à réclamer l'abrogation de la loi LRU et du Pacte pour la Recherche et l'ensemble des mesures néo-libérales qui leur sont liées.

Ils manifesteront, à l'image de la Ronde infinie des obstinés à Paris, leur détermination à ne pas abandonner l'idéal d’une éducation de qualité, laïque et gratuite pour tous, de la maternelle à l’université.

En marchant en cercle, ils tenteront d'illustrer le symbole d'une figure infinie, sans début ni fin, sans premier ni dernier...

Le savoir, l’éducation, tout comme la santé, la culture, la justice… ne sont pas des marchandises !

Les obstinés appellent les salariés du public et du privé, les précaires et les chômeurs, les retraités, les intermittents, les immigrés, les parents... et tous ceux qui se sentent concernés et solidaires, à se rejoindre dans la Ronde des Obstinés.

Pour faciliter l'organisation de la Ronde, les personnes qui le souhaitent peuvent :


Le SNESUP appelle à participer aux « rondes des obstinés » et au « tour de France des obstinés » en lisant et diffusant le texte ci-dessous : Paris, place de l'hôtel de ville - Amiens - Clermont-Ferrand : place de Jaude - Strasbourg : place Kléber - Orléans - Poitiers : place d'Armes - Dijon : place de la Libération - Toulouse : place du Capitole - Fort-de-France, Martinique : parvis de la mairie de Fort-de-France - Montpellier - Reims. (voir le texte complet)

Suit le communiqué de la Ronde Infinie des Obstinés :

Mardi 21 avril - la Ronde Infinie des Obstinés tourne au Conseil d’État.

Le 21 avril, le décret statutaire des enseignants-chercheurs sera examiné par le Conseil d’État. Au beau milieu des vacances, dans la précipitation et le secret qui entoure traditionnellement les consultations du Conseil d’État, Valérie Pécresse tente de passer en force sur l’un des points majeurs de la mobilisation universitaire. Pour manifester notre opposition à cette nouvelle manouvre, la Ronde des Obstinés se dédoublera pour tourner simultanément sur la place du Palais-Royal (Paris 1er), devant le Conseil d’État, et sur la place de Grève. Soyez nombreux à venir ce mardi place de l’Hôtel de Ville à 13h30, pour rejoindre en procession le Conseil d’État et y tourner de 14h à 16h ! Nous retrouverons ensuite le lieu habituel de la ronde, pour la poursuivre obstinément. (fin du communiqué)

Du processus de Bologne à la LRU : une catastrophe annoncée

Une vidéo de la conférence de Geneviève Azam, Enseignante-Chercheure en économie à l'Université du Mirail, réalisée le lundi 23 mars 2009 à l'Université de Toulouse 2 le Mirail. Cette conférence à été initiée par l'Assemblée Générale des personnels de Toulouse 2 et était ouverte aux Etudiants, Biatos, Enseignants et Enseignants-Chercheurs.




Agenda des actions toulousaines (UT3
, UT2 , ...



CONTRE L'IMMOBILISME DU GOUVERNEMENT, RÉAGISSONS



Au coeur des congés de printemps, la détermination de la communauté universitaire dans son ensemble s'exprime avec force. Alors que le gouvernement refuse encore les réponses politiques globales et claires sur l'essentiel de nos revendications solidaires, et calcule le pourrissement d'un mouvement revendicatif exceptionnel, son interpellation notamment dans le cadre des conseils centraux s'impose. Des universités (voir ci-dessous Reims, Poitiers) viennent conforter les prises de position de congrès, de CA, de présidents, voire à l'élection de nouveaux exécutifs prenant leur distance avec les orientations gouvernementales actuelles (Bordeaux 3, Paris 7). Le SNESUP s'est adressé le 15 Avril aux présidents d'université (voir ci-dessous).
.....

Lettre aux Présidents d'Université.

.... La mobilisation de la communauté universitaire dans son ensemble -à laquelle le SNESUP a largement contribué- s'oppose aux contreréformes que le gouvernement tente de nous imposer. Ce mouvement sans précédent est dans sa 11ème semaine. Il prend des formes multiples (motions, pétitions, grève, grève administrative, ...) et a rassemblé plus de 100 000 manifestants dans la rue le 10 février et le 19 mars. Si cette mobilisation a conduit le gouvernement à infléchir à la marge les orientations imposées depuis maintenant plus de deux ans, les personnels et les étudiants n'ont obtenu aucune réponse portant sur le coeur de leurs revendications solidaires :

  • retrait des projets de décrets Enseignant-chercheur et Contrat doctoral unique,
  • retrait du dispositif prévu de formation et de recrutement des enseignants de 1er et 2nd degré,
  • restitution des emplois supprimés en 2009 pour l'enseignement supérieur et la recherche et plan pluriannuel de création d'emplois de titulaires ; abandon du système " SYMPA " d'allocation des moyens
  • arrêt du démantèlement des organismes de recherche et de la recherche publique.


Travaux des commissions


La CPU, dans son communiqué, demande que soient clarifiées les relations entre les travaux de la commission Maroy-Filâtre et les concertations engagées par le Ministre de l’Education Nationale avec les organisations syndicales au sein des trois groupes de travail créés à cet effet.

En effet, les « discussions » commenceraient dès la semaine prochaine entre les syndicats et le cabinet de Darcos (première rencontre mardi 21 avril sur les concours).

Nous n’avons pas de calendrier pour la commission Maroy-Filâtre.

Vous trouverez ci-joint quelques réflexions du SNEP-FSU (voir sur aussi agir au présent pour préparer l'avenir) les conditions à réunir pour une réelle remise à plat de la réforme de la formation des enseignants. Ces conditions ne sont actuellement pas réunies.

Claire Pontais

Communiqué des Ministres du 21 avril (MEN)

Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale et Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, ont adressé une lettre de mission aux deux coprésidents de la commission nationale de concertation sur la réforme du recrutement et de la formation des maîtres, William Marois, recteur de l’académie de Bordeaux, et Daniel Filâtre, président de l’université de Toulouse II.

Les travaux de la commission ont pour but de préciser les différents aspects de la réforme du recrutement et de la formation des enseignants à partir de l’année universitaire 2010/2011.Les coprésidents de la commission seront associés aux réflexions, menées au sein des groupes de travail, avec les organisations syndicales représentatives.

Après avoir procédé aux consultations les plus larges et en tenant compte des résultats des groupes de travail, la commission devra élaborer des propositions et des recommandations sur les contenus et les modalités des concours, la nature des masters et la question de leur adossement à la recherche, l’articulation entre les masters et les concours (y compris l’agrégation), la place des stages étudiants dans les cursus de masters, et enfin la participation des universités dans la formation continue des enseignants débutants.

Il appartient aux coprésidents de proposer la composition de la commission et d’en présenter les modalités de fonctionnement ainsi que leur calendrier de travail.

Les deux coprésidents remettront leurs recommandations au plus tard le 15 juillet 2009, afin de permettre aux ministres d’arrêter dans les meilleurs délais le cadre définitif de la réforme du recrutement et de la formation des maîtres. (Source MEN)



Réforme des concours de l'enseignement par Erik Kermorvant.



J'aurais juste une remarque à faire. Le fait que toutes les questions soient effectivement liées et nécessitent de ce fait une analyse globale n'implique pas que la concertation doive commencer en réunissant tous les acteurs: le chemin n'est pas la destination, l'approche n'est pas l'objectif, comme nous le savons bien en tant qu'enseignants.

Dans mon intervention à l'IUFM de Toulouse le 31 mars dernier (http://www.metier-prof.org/2009/04/lintegrale-de-la-journee-detudes-du-31.html), j'ai proposé une approche par "logiques", et j'en proposais la typologie suivante (on peut sans doute raffiner, mais est-ce bien nécessaire ?) : formative, administrative, économique et sociale. Je pense que les formateurs IUFM auraient (/"auraient eu" ? est-il encore temps ?) tout intérêt à se concerter d'abord avec les UFR pour définir des positions et propositions communes quant aux principes, objectifs, contenus, méthodologies et cursus de la formation professionnelle, de manière à arriver ensuite unis à la concertation générale: c'est/c'était la meilleure stratégie pour faire valoir la logique qui correspond à leur coeur de métier et à leur responsabilité spécifique face aux étudiants et à la société, à savoir la logique formative. Quitte à passer entre eux des compromis douloureux dès cette phase initiale: il vaut mieux que les IUFM et UFR règlent d'abord leurs divergences entre eux (et il y en a !...) plutôt que de voir le Ministère les instrumentaliser à son seul profit, et aux dépens des uns et des autres.

L'approche par "thèmes" proposée par le Ministère ne convient absolument pas, comme le montre bien ce document, parce que le traitement de ces thèmes exigerait d'emblée de mobiliser toutes ces logiques à la fois (approche globale) mais paradoxalement sur des problématiques partielles. Dans la série "cherchez l'erreur et cochez la case correspondante"...

Crises aigües de squizophrénie prévisibles pour les participants qui prendraient vraiment leur travail au sérieux. Je me permets de jouer en l'affaire au médecin psychiatre, en leur rédigeant l'ordonnance correspondant à mon diagnostic : "Persuadez-vous, dès avant la première séance, que ce dispositif des trois groupes de travail imposé par le Ministère ne répond de toute évidence qu'à une logique (une autre...), aussi ancienne et bien connue que stratégique : dividire per regnare.
Christian Puren



jeudi 16 avril 2009

CPU plénière du 16 avril 2009 Position sur la Formation des maîtres.


La CPU a toujours été favorable à une réforme de la formation des futurs enseignants qui place leur recrutement au niveau master. Mais elle désapprouve la précipitation et les modalités de mise en oeuvre dans lesquelles cette réforme a été engagée.

Comme elle l’a déjà indiqué, la CPU demande clairement le report de la mise en place de la réforme et le maintien en l’état actuel des concours de l’enseignement pour 2010. La situation reste très confuse sur trois points :
  1. les conditions d’inscription des étudiants préparant les concours dès la prochaine rentrée, les épreuves et leur calendrier, de même que les dispositifs de préparation doivent être précisés au plus vite. A ce sujet, la CPU a fait des propositions très claires, lors de son CA du 2 avril.
  2. Pour l’année de fonctionnaire stagiaire des lauréats des concours 2010, la CPU considère que le dispositif actuel doit impérativement être maintenu car les lauréats n’auront pas bénéficié de formation professionnelle particulière.
  3. les lauréats des concours 2010 doivent pouvoir bénéficier du statut de professeur stagiaire sans l’exigence d’un M2.
Pour l’avenir, il est indispensable d’engager une réflexion approfondie sur la formation initiale et continue et sur le recrutement de tous les futurs enseignants.

C’est pourquoi, la CPU maintient son engagement pour animer cette réflexion au sein de la commission de concertation sur la formation des maîtres. Elle demande cependant que soient clarifiées les relations entre les travaux de cette commission et les concertations engagées par le Ministre de l’Education Nationale avec les organisations syndicales au sein des trois groupes de travail créés à cet effet.

D’autre part, elle rappelle que les travaux de la commission doivent :
  • porter sur la remise à plat de la réforme et non sur un aménagement des dispositions initialement prévues
  • aborder l’ensemble des problèmes liés à cet enjeu fondamental.
  • s’opérer dans la concertation la plus large avec l’ensemble des acteurs concernés par la formation des maîtres
  • se dérouler dans une temporalité conforme aux enjeux.
Parce que les universités avec toutes leurs composantes, dont les IUFM, sont un acteur majeur de la formation des enseignants, elles entendent jouer un rôle central dans les propositions de réforme.

Enfin, face à gravité de la crise que traversent les universités, la CPU demande solennellement aux deux ministres d’apporter de toute urgence les réponses précises aux questions posées et les assurances nécessaires qu’attend légitimement la communauté universitaire.

Texte adopté à l’unanimité par l’assemblée plénière de la CPU
La Conférence des présidents d’Université, réunie jeudi 16 avril 2009 en assemblée plénière, vient d’adopter trois positions (Voir dans la rubrique « position »).
  1. La première concerne le modèle d’allocation des moyens aux universités. Après une analyse approfondie du modèle SYMPA actuellement proposé par la direction générale des enseignements supérieurs, la CPU en constate les effets négatifs et peu équitables pour les universités et décide de proposer un modèle d’allocation des moyens alternatif. Ce modèle alternatif donnera les mêmes chances de réussite à toutes les universités et devra s’accompagner d’un plan pluriannuel de création d’emplois.
  2. La CPU demande à nouveau clairement le report de la mise en place de la réforme de la formation des maîtres et le maintien en l’état actuel des concours pour l’année 2010, de même que le dispositif actuel de fonctionnaire stagiaire pour les lauréats au concours 2010. Ces lauréats 2010 doivent par ailleurs pouvoir bénéficier du statut de professeur stagiaire, sans l’exigence d’un Master 2.
  3. Enfin, la CPU se déclare favorable à l’intégration dans le LMD des formations paramédicales et notamment, dans l’immédiat, à l’intégration des formations en soins infirmiers dans les universités pour laquelle elle demande aux ministères concernés de préciser très rapidement le calendrier. (lire du texte au format pdf)

Vu sur le Net début avril

Qualité de la Science Française : Mastérisation

Sur la mastérisation de la formation et du recrutement des professeurs du primaire et du secondaire, QSF s’est aussi opposé au projet de réforme.

Nous sommes favorables à la revalorisation financière des débuts de carrière, aujourd’hui très bas, de ces enseignants, au perfectionnement de leurs compétences, ainsi qu’à leur entrée progressive dans le métier et à leur formation permanente. Il y avait d’autres moyens plus sûrs d’y parvenir que ladite mastérisation, mais le président de la République a tranché.

Ce projet, tel qu’il est conçu aujourd’hui – repoussé d’un an, il n’a pas changé –, n’améliorera pas la formation, ni disciplinaire ni didactique, des futurs enseignants. La réduction du nombre des épreuves du concours, ainsi que la concentration de la préparation au concours, du stage pédagogique et du dit mémoire de recherche sur une seule année de M2, risquent au contraire de produire une régression sur tous ces plans.

Quant à l’excellence de la recherche en France – c’est ce qui concerne avant tout QSF –, le nouveau calendrier de la formation et du recrutement pénalisera les meilleurs étudiants, notamment les futurs chercheurs. Les étudiants qui, après avoir passé un concours, voudront s’inscrire en doctorat, n’auront pas reçu de formation initiale suffisante à la recherche. Il leur faudra entreprendre un second master, ou compléter leur master d’enseignement, pour être en mesure de produire une thèse pertinente dans les délais très courts qui sont maintenant ceux du doctorat.

Communiqué et motions de la 8e Coordination Nationale des universités (6 avril 2009)

La mastérisation expliquée en trois points


Un des points de crispation du mouvement universitaire concerne la “mastérisation”. Un mot un peu barbare qui désigne la réforme de la formation des professeurs, de la maternelle à la terminale. Elise Mignot, maître de conférences en anglais à Paris IV, a accepté de me retrouver ce matin pour décrypter les nouvelles modalités de cette formation.
lire la suite ....

Les IUFM maltraités par le gouvernement

L'acharnement du pouvoir sur son projet de mastérisation, malgré les reculs imposés par la mobilisation, fait qu'aujourd'hui ce texte est devenu ingérable. Dans les IUFM, on ne sait plus à quel saint (Valérie ?) se vouer. Entre ce que proposait, à l'origine, le projet gouvernemental de réforme des universités concernant la mastérisation et ce que ces propositions sont devenues sous les effets des coups de boutoir de la mobilisation universitaire, la situation est devenue ubuesque. Plus personne n'est en mesure de saisir vraiment ce que le gouvernement réserve demain aux futurs enseignants quant à leur formation initiale. lire la suite

MENACE SUR LE BAC : DES UNIVERSITAIRES REFUSENT DE PRÉSIDER LES JURY

Si la grève ne suffit pas,bloquons le bac. Cette idée fait son chemin puisque des universitaires commencent à envoyer dans leurs rectorats des lettres refusant de siéger en jury de baccalauréat.Or, comme ce diplôme est considéré non seulement comme la fin du secondaire mais aussi comme sésame d’entrée dans le supérieur, il est obligatoirement décerné par un jury présidé par un universitaire (maître de conférence ou professeur) nommé par le recteur sur proposition du président de son université et non pas un professeur du secondaire. Une disposition toutefois atténuée par le fait que le vice-président du jury peut remplacer physiquement le président... mais la nomination de ce dernier est nécessaire à la constitution du jury. (voir la suite)

Nicolas Sarkozy fait montre de fermeté

En déplacement à Venelles (Bouches-du-Rhône), le président de la République, Nicolas Sarkozy, a réaffirmé son opposition à faire machine arrière dans le circuit des réformes entreprises au sein des universités françaises.

Même si le mouvement de protestation dure maintenant depuis deux mois et demi, le chef de l’Etat n’envisage pas de revenir sur l’autonomie des universités, les réformes du statut des enseignants-chercheurs et de la formation des enseignants (lire la suite)

Montpellier II prend ses distances avec les réformes
La majorité des membres des trois conseils de l'université Montpellier II (Sciences) et de la présidence s'est déclarée opposée aux principales réformes en cours dans l'enseignement supérieur et la recherche, au cours d'un congrès qui s'est achevé hier . Le congrès réunit le conseil d'administration, le conseil scientifique et le conseil des études et de la vie universitaire. lire la suite

L'ÉPILOGUE ITALIEN. UN APERÇU DES DÉRIVES DE LA RÉFORME DARCOS", PAR C. MUROLO

Le modèle de parcours pour le recrutement des professeur du secondaire proposé par X. Darcos est très similaire au modèle en fonction en Italie entre 1980-2000 qui conjuguait Capes et Agrégation en un concours unique (de difficulté intermédiaire) à passer après 4 ou 5 ans d'études universitaires (comme dans la réforme Darcos). (lire la suite)


Chez Freud cela constituerait la distance entre le mot et la chose … Chez Sarko pas de souci : le mot est essentiel pourvu qu’on sache l’utiliser en bon démagogue et surtout ne jamais l’appliquer selon ce que l’on fait croire à celui qui écoute que l’on est en train de dire ce que l’on dit … Le scketch sur la liberté de l’enseignement est exceptionnel, mais c’est loin d’être le seul dans le genre (depuis son élection on a eu le temps de le comprendre…). Il y a six petits vidéogrammes … J’ai quelque haut-le-corps, il faut que je vous laisse … En tout cas, c’est là :



Le mensonge de Valèrie PECRESSE au sénat






Université : Valérie m'a tuer





LRU : le Part universitaire




Entretien avec Philippe Selosse, prof à Lyon 2

"La violence est du côté du ministère”Alors que les universités lyonnaises sont en vacances, le mouvement contre les réformes Pécresse-Darcos ne semble pas faiblir, malgré les examens qui approchent. A Lyon 1 et Lyon 2, les deux facs en pointe, enseignants et étudiants se sont donné rendez-vous à la rentrée pour de nouvelles assemblées générales qui devront se prononcer sur la poursuite ou non de la grève. En attendant,Lyon Capitale fait le point sur le mouvement avec Philippe Selosse, le responsable pour Lyon 2 du Snesup, le principal syndicat du supérieur. Maître de conférences à la faculté LESLA (Lettres, sciences du langage, arts du spectacle), il revient sur les principaux enjeux d'un mouvement qui dure depuis dix semaines. lire la suite


Masterisation : « Aucune raison d'amoindrir le mouvement de résistance » (Georges Molinié)

« Contrairement à la teneur du dernier communiqué de la CPU (L'AEF n°111487), il apparaît qu'il n'y aucune raison d'amoindrir le mouvement de résistance aux projets relatifs à la formation des enseignants du primaire et du secondaire », déclare dans un communiqué Georges Molinié, président de l'université Paris-IV Sorbonne, mardi 7 avril 2009. Selon lui, « trois dispositions inacceptables » subsistent pour l'organisation de l'année 2009-2010 : « la suppression de l'année de formation en alternance avec le statut d'élève fonctionnaire-stagiaire après la réussite au concours ; l'existence de trois statuts d'inscription au concours du Capes pour 2009-2010 ; le maintien d'un lien quelconque avec un master pour cette inscription ». « Il n'y a donc pas suspension d'un an du dispositif, mais masterisation en douce sans discussion. Dans ces conditions, on a toutes raisons pour continuer le mouvement », conclut le président de Paris-IV. lire la suite

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