mercredi 25 mars 2009

Xavier Darcos: « Nous ne reculons pas sur tout, nous négocions » (France Inter)


« Nous ne reculons pas sur tout, nous négocions », affirme Xavier Darcos invité à 8h20 de Nicolas Demorand sur France Inter, mardi 24 mars 2009. « Nous souhaitons que les réformes que nous proposons soient comprises, si elles ne le sont pas, nous reparlons. (…) C'est un travail de discussion incessant mais ce n'est pas un recul. Un recul serait le choix de ne pas réformer ! », insiste le ministre de l'Éducation nationale.

« Comment en est-on arrivé à un tel niveau de défiance ? », lui demande le journaliste de France Inter. Xavier Darcos lui répond en opposant « ceux qui veulent débattre avec nous et ceux qui n'acceptent pas les réformes qui ont été votées par le Parlement », et se mettent en situation « d'opposition systématique ».

ANTENNES DÉPARTEMENTALES DES IUFM. « Nous aurons besoin des formateurs qui sont dans ces antennes pour encadrer l'alternance. »





30 000 selon le Snesup-FSU ont manifesté en France, à l'occasion d'une nouvelle journée de mobilisation « de la maternelle à l'université », mardi 24 mars 2009. Ils défilaient notamment à l'appel de la « coordination nationale des universités »

Selon le message AEF

TOULOUSE. ...... La mobilisation ne faiblit pas mais certains sont arrivés à 14h30 alors que la manif n'a commencé qu'à 16 heures », explique Ludivine Labbé, présidente de l'Unef Toulouse. Émile, membre du comité étudiant « UPS en lutte », avance « la peur de certains étudiants devant la proposition d'un petit nombre d'étudiants du Mirail de faire éclater des pétards élaborés à partir de mélange artisanal lors de la manifestation ». L'AG de Toulouse-III (Paul-Sabatier) avait d'ailleurs appelé un peu plus tôt à ne pas se rendre à la manifestation. « Nous sommes intervenus pour dire que la radicalité n'est pas de faire des opérations coup-de-poing qui ne sont pas comprises des étudiants et du grand public. Il faut plutôt aller vers une massification du mouvement », estime la représentante de l'Unef.

À Toulouse-I, « une dizaine de profs de l'IEP et une cinquantaine d'étudiants ont participé à un « printemps des chaises », mardi 24 mars 2009, devant les locaux de l'IEP de Toulouse, déclare Grégoire, porte-parole du « comité des étudiants de l'UT1 (Arsenal/IEP) ». « Une cinquantaine d'étudiants », selon la présidence, ont ensuite occupé le hall de l'université Toulouse-I, situé en face de l'IEP, pour obtenir un amphi de la part du président Bruno Sire. « Une AG rassemblant 300 étudiants » s'est réunie à 12h30 et a décidé de « mettre la question du blocage de l'Arsenal à l'ordre du jour de l'AG de jeudi 26 mars », indique Grégoire. La présidence d'UT1 a fait appel à une société privée de sécurité pour « préserver le calme et la sécurité sur le campus ». Seuls les étudiants inscrits à UT1 et présentant leur carte d'étudiant sont autorisés à entrer dans les bâtiments.

À Toulouse-II Le Mirail, « une cinquantaine de personnes, dont une grande majorité de personnels ont envahi le congrès », annonce Jef, porte-parole Aget-FSE de Toulouse-II, mardi 24 mars 2009. La présidence de Toulouse-II évoque « l'intrusion d'une quarantaine de personnes ». « Le congrès n'a pas pu délibérer afin d'indiquer à la présidence une position commune fixant les principes qui doivent guider notre université en période de crise », indique Daniel Filâtre, président, dans un communiqué daté de mardi 24 mars. Selon lui, « deux exigences s'étaient fait entendre lors de ce congrès : une mobilisation déterminée au nom de principes intangibles et la nécessité d'accomplir nos missions auprès de tous les étudiants, en particulier ceux de licence. La présidence condamne le mépris manifesté par certains à l'égard des institutions de l'université. » Devant la décision des étudiants de reconduire le blocage et l'envahissement du congrès « qui marquent un tournant inquiétant dans les formes du mouvement actuel et fragilisent l'université », estime Daniel Filätre, la présidence de Toulouse-II « réitère sa condamnation des blocages et lance un appel pour que toutes les parties en présence à l'université se rassemblent pour rechercher aussi rapidement que possible une issue à cette crise ».

Vers midi, « 1 500 étudiants ont reconduit les piquets de grève jusqu'au mardi 31 mars », indique Jef de l'Aget-FSE. « Nous sommes en train de nous diriger vers un mouvement inter-lutte avec les travailleurs sociaux qui sont venus participer à l'AG du Mirail. » De son côté, l'Unef parle d'une « belle AG qui a rassemblé entre 1 300 et 1 500 étudiants ».

À Toulouse-III Paul-Sabatier, « 700 personnes dont une très grosse majorité d'étudiants », se sont prononcés en faveur du « blocage partiel » mis en place depuis le 23 mars, lors de l'AG de mardi 24 mars 2009, indique Émile, étudiant membre du comité UPS en lutte. Étudiants, enseignants-chercheurs et présidence se sont mis d'accord pour assurer les cours le matin et fermer les bâtiments d'enseignement l'après-midi. Gilles Fourtanier, président de l'université, souhaite la tenue d'un « référendum », demain, mercredi 25 mars. « Des débats ont eu lieu entre les étudiants sur cette question du référendum », précise Émile mais l'AG ne s'est pas prononcée sur le boycott ou non de cette consultation.



Gonfler les résultats des évaluation en CM2

Le site du syndicat FSU des Inspecteurs lance l’alarme en dénonçant une manoeuvre inquiétante : des pressions sont exercées sur des inspecteurs pour leur faire gonfler les résultats des évaluations CM2 (voir le texte complet sur le site http://syndicat.snpi-fsu.org/index.php )

Pourquoi faire gonfler les résultats des évaluations CM2 ? La réponse est sans doute dans le discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Périgueux le 15 février 2008, dont voici un extrait :

  • D’abord, un objectif : diviser par trois, d’ici la fin de la mandature, le taux d’échec scolaire à la sortie du CM2. Si à l’issue du quinquennat, 5% des élèves quittent le CM2 sans maîtriser les connaissances de base, ce sera encore beaucoup trop, je le sais, mais nous aurons beaucoup travaillé, parce que cela ne sera plus 15%. A terme, bien sûr, le but c’est que cela soit 0%. Je suis bien obligé de fixer les objectifs ambitieux et raisonnables. Comprenez-bien, je prends un engagement devant vous, nous allons diviser par trois le nombre d’enfants qui sortent de primaire sans maîtriser les savoirs fondamentaux.

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