vendredi 27 mars 2009

Occupation de la Sorbonne


Pourquoi j'occupe la Sorbonne


Voici une vidéo tournée cette après midi à la Sorbonne où l’historien Pierre Frölhich explique l’occupation de la Sorbonne par des universitaires




Dans l’amphi Richelieu de la Sorbonne, ce midi, le ton était à la gravité. A la détermination. Si l’on a longuement discuté de la manière dont il fallait rédiger un «Rappel de la Sorbonne» intitulé «Pourquoi nous ne cèderons pas» l’assemblée d’enseignants-chercheurs de Paris-1, Paris-3 et Paris-4, menée par l’historien Francisco Foronda, n’a pas tremblé ni lambiné au moment décisif. La grève a été reconduite, massivement, sous les applaudissements. Manifestement, ni Valérie Pécresse ni Xavier Darcos ne sont parvenus à entamer cette froide volonté. Pourtant, ils s’y sont mis le 2 février... introduit dans une Sorbonne toujours en quasi état de siège, avec fouille à l’entrée, grâce à la complicité d'une historienne, j'assiste à l’intégralité de cette réunion

Puis à une opération hautement symbolique pour des universitaires excédés par la gestion des lieux, autoritaire et humiliante, à laquelle se livre le Rectorat de Paris. Emmenés par Pierre Fröhlich (Paris-1), plusieurs centaines de personnes, enseignants et étudiants, occupent une aile de la Sorbonne, en particulier la salle Marc Bloch, chère aux historiens. Outre leur contribution au conflit, il s’agit de lancer un combat de longue haleine pour «expulser le Rectorat de la Sorbonne et la rendre aux universitaires», explique t-il. .... lire la suite



Occupation de la Sorbonne


Les personnels des universités parisiennes occupent la Sorbonne pour protester contre les réformes du gouvernement.

Les personnels qui occupent en ce moment la Sorbonne ne peuvent que s'indigner des méthodes brutales des forces de l'ordre contre les étudiants et les collègues venus les soutenir place de la Sorbonne.


Depuis 16 h, devant la Sorbonne, un rassemblement pacifique et festif réunissant 300 personnes, étudiants, enseignants et personnels se tenait pour soutenir l'occupation de la Sorbonne par les personnels des université parisiennes.

A partir de 18h (toujours en cours), il a été brutalement chargé par les forces de l'ordre, qui les ont chassé avec violence de la rue et de la place.
Nous dénonçons cette répression; de telles pratiques sont inacceptables face à un mouvement pacifique.

Elles remettent en cause le droit de manifester. Nous demandons le rétablissement de la liberté de circulation pour tous les citoyens dans le quartier latin et la libre accès à la Sorbonne.


Les occupants de la Sorbonne, à 18h50 25 mars 2009


Communiqué

Nous, enseignants-chercheurs des universités parisiennes, exigeons que cessent définitivement les contrôles policiers, les fouilles, les fermetures à répétition de la Sorbonne et des autres centres d’enseignement et de recherche. Nous demandons le rétablissement de notre liberté d’étudier, d’enseigner, de chercher et de nous réunir.

La Sorbonne doit rester ouverte ! La Sorbonne est aux universités, pas au Rectorat ! Libérons la Sorbonne !
Mais ce qui se passe à la Sorbonne n’est qu’un symptôme d’une politique générale.

Nous dénonçons la politique de répression du mouvement des universités et de toutes les protestations en cours ; nous nous alarmons des graves menaces qui pèsent sur les
libertés publiques.

Nous demandons donc :
  1. que le Recteur de l’Académie de Paris reçoive une délégation pour discuter de la fin des contrôles, des fouilles sur le site de la Sorbonne et sur son ouverture permanente ; ainsi le dialogue remplacera l’arbitraire et la répression ;
  2. Que le gouvernement cesse ses manœuvres dilatoires et accède sans conditions aux revendications de la communauté universitaire en retirant sans délai ses contre-réformes (retrait des réformes de la formation des enseignants, du statut des enseignants-chercheurs, du contrat doctoral unique et restitution des postes supprimés en 2009).
L’exaspération est à son comble : c’est seulement après ces retraits que sera enfin possible un retour au dialogue, à la sérénité ainsi qu’une reprise des cours à laquelle nous aspirons tous. En attente d’une réponse, nous restons dans la Sorbonne dont nous n’aurions jamais dû être chassés. »

IUFM, formation des enseignants dans la lutte, nous ne sommes plus seuls, continuons la mobilisation

L'IUFM de Lons le Saumier résiste .....




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