jeudi 5 mars 2009

Coordination nationale des IUFM du 7 mars


La coordination nationale « Formation des enseignants », qui rassemble des représentants des personnels impliqués dans la formation des enseignants dans les départements universitaires et dans les IUFM, se réunira samedi 7 mars, matin et après-midi, à partir de 9 h 30 à Paris, dans les locaux de la Sorbonne (amphi Descartes le matin, amphi Milne-Edwards l’après-midi). Cette réunion aura donc lieu le lendemain de la coordination nationale interuniversitaire du vendredi 6 mars.

La coordination nationale « Formation des enseignants » fera le bilan des actions menées depuis sa réunion constitutive du 31 janvier. Elle analysera la situation telle qu’elle apparaîtra alors, après les annonces du Premier Ministre du 25 février et celles que les deux ministères (Éducation nationale, Enseignement supérieur et recherche) auront pu faire dans la première semaine de mars sur le projet de réforme de la formation des maîtres. Elle prendra en compte les informations émanant de la Conférence des Présidents d’Université à l’issue de son CA du jeudi 5 mars, des syndicats du supérieur, des collectifs et des coordinations.

En s’inscrivant sans équivoque dans les luttes présentes des universitaires et des personnels de l’éducation nationale, elle étudiera les moyens à mettre en œuvre pour obtenir le maintien des concours dans leur forme actuelle jusqu’en 2010, étape vers le retrait de la réforme gouvernementale. Elle cherchera également à définir les principes qui peuvent fonder des alternatives possibles au projet gouvernemental.

Elle s’attachera à développer l’information et la compréhension mutuelle avec les CEVU des universités dont les vice-présidents se réuniront ce même jour à la Sorbonne.

Elle invite les présidents d’université, les directeurs d’IUFM, les représentants des PE, PLC, PLP et CPE en formation, les organisations syndicales d’enseignants et d’étudiants, les associations de parents d’élèves, les sociétés savantes, les collectifs et les coordinations à participer à cette assemblée ou à y déléguer des observateurs.

La coordination nationale de la formation des enseignants (FDE) se tiendra samedi 7 mars à la Sorbonne
Rendez-vous :
  • Matin 9 h 30 amphithéâtre Descartes - après-midi
  • Après Midi : 14 h : amphithéâtre Milne-Edwards

Lire les commentaires ci-dessous.

13 commentaires:

Webmaster a dit…

Je n'y comprends plus rien! Je me demande même si je vais venir participer à cette grande kermesse samedi!
J'avais cru comprendre que cette coordination FDE avait pour objectif de lutter contre cette réforme inepte de la formation des enseignants qui nous a été proposée par le ministère avec l'appui soutenu (et sans concertation du collectif des formateurs en France dans les IUFM et les UFR) de la CDIUFM et de la CPU. Je réitère d'ailleurs mon interrogation sur l'absence de positionnement de cette coordination sur les autres sujets qui préoccupent la collectivité universitaire dans son ensemble!

Cela fait près de 7 mois que personnellement je suis physiquement et intellectuellement en lutte contre cette réforme; un peu isolé au départ avec quelques collègues dont quelques uns de l'IUFM nous avons défendu notre opposition à la direction de l'université et notamment au directeur de notre IUFM chargé de mission par le président sur ce dossier de la mastérisation, directeur qui aujourd'hui encore refuse d'admettre qu'il s'est trompé, qu'il nous a trompé!
A force de conviction et avec le souci de la persuasion, petit à petit, comme cela s'est passé un peu partout en France nous avons convaincu, autour de nous, au plus près, les collègues, puis les conseils d'UFR puis le CEVU, le CA du bienfondé de notre opposition pendant longtemps contre la CPU (attendons de voir ce qu'elle propose au terme de son ultimatum d'aujourd'hui) et jusqu'à aujourd'hui contre la CDIUFM. AUjourd'hui à l'université de ROUEN, grâce à ce travail de conviction, notre opposition a été comprise et aucune maquette n'est remontée au ministère. Pour autant rien n'est gangné!
La coordination FDE se réunit pour la seconde fois et se gausse d'accueillir un président d'université et le président de la CDIUFM qui portent collectivement la responsabilité de la situation dans laquelle nous nous trouvons en n'ayant pas su analyser en amont la stupidité de cette réforme telle que proposée et en ayant cherché avec le ministère à nous faire prendre des vessies pour des lanternes!
Auraient-ils fait amende honorable, se seraient-ils excuser, nous aurions pu admettre qu'ils viennent nous présenter ces excuses et reprenant notre lutte à leur compte portent aujourd'hui dans une déclaration sans ambiguité comme ils auraient du le faire bien plus tôt nos justes revendications.

Qui a décidé de ces invitations?

Nous avons passé une semaine à nous interroger à renfort de nombreux courriels sur l'orthographe de master, le contenu et le bienfondé d'envoi d'une lettre à adresser aux parlementaires. Mais pour cette invitation rien n'a été discuté me semble-t-il sur l'opportunité et l'efficacité de ces invitations?

Le SNESUP (syndicat majoritaire de l'enseignement supérieur je le rappelle auquel j'appartiens) a su prendre la sage décision de ne pas répondre à l'invitation de VP tant que les préalables qui constituent la trame de nos revendications ne seraient pas acceptés! Je le répète la présence de collègues de la CPU ou de la CDIUFM ne se conçoit que s'ils se situent à nos côtés dans nos justes revendications, à moins que nous en soyons encore à nous demander s'il faut où non accepter cette réforme!
J'ai quand même un peu l'impression que les IUFM n'ont pas encore bien intégré les universités! Leur devenir pourtant passe par elles aujourd'hui!
Suis-je seul à penser ce que je pense?
Jean Paul SAUVAGE

Webmaster a dit…

Cette coordination doit être une coordination de lutte indépendante.
Nous devons toujours exiger le retrait pur et simple de cette réforme.
Mais, comme tu le sais, ( voir le "canard enchaîné" d'hier page 2 en haut à gauche) Sarko veut en finir très vite avec cette grosse épine que constituent les mobilisations des profs et des étudiants. Il dit lui-même que ce sont "des projets de merde" et qu'il faut au besoin les faire écrire par les syndicats. D'où les grandes maneuvres auxquelles nous
assistons...C'est nous qui devons faire valoir nos revendications celles qui sont les nôtres depuis longtemps, celles qui ne s'inscrivent pas dans la
logique de la masterisation qui avait été actée (comme la "formation tout au long de la vie" par le sommet de Lisbonne en l'an 2000 signé par Jospin et
Chirac) pour cause d'unification libérale européenne. Nous savons que le recrutement à bac+5 éliminera les enfants des pauvres. Nous savons que la suppression de l'année de PE2 est à la fois une mesure d'économie, la disparition d'une vraie formation et une menace pour la fonction publique.
Nous revendiquons en tout cas à Livry Gargan (Créteil) depuis au moins un lustre une année de PE3 (dans le cadre d'une maquette repensée bien sûr).
C'est à nous de définir ce que nous voulons en toute ndépendance. Le premier verrou (Sarko) a sauté, il semble que d'autres pparaissent.
Pierre Sauve

Webmaster a dit…

Non, tu n'es pas seul à penser ce que tu écris. Je trouve aussi très curieux ce mélange des genres compte tenu de la position inexcusable de la CDIUFM (à l'exception du communiqué de février pour suivre la CPU) pour la non-défense de l'institution dont ils et elles avaient la charge et je l'ai écrit au collectif de l'IUFM de Lyon et pour les mêmes raisons même si "notre" directeur n'est pas en charge de dossier à la CDIUFM.
Michelle ZANCARINi

Webmaster a dit…

Je partage entièrement le point de vue de Claire Pontais : inviter à
s'exprimer n'est pas cautionner les actes et propos passés. C'est aussi le moyen de faire entendre la voix des formateurs à la CDIUFM et à la CPU.
A samedi

Marc Boisson

Webmaster a dit…

Personnellement, je ne trouve pas aberrant qu'on invite la CDIUFM, y compris pour lui dire ce qu'on a à lui dire !

Si c'est Baranger qui vient, il aura droit à la parole comme tout le monde (ni plus ni moins), s'il se fait siffler, il saura à quoi s'en tenir ! S'il tient un double langage aussi !

Je pense aussi que certains directeurs d'IUFM sont des vrais soutiens pour nous et que le rapport de force au sein de la CDIUFM peut bouger (rien n'est jamais perdu!).

Même réflexion pour la CPU. Ses prises de positions ont évolué. Elles nous ont aidé à, certains moments, à d'autres on les conteste ...on avance en marchant comme on dit !

Concernant les critiques sur le manque "d'ouverture" de la coordination, je les trouve injustes. La coordination ne vit que grâce à quelques personnes qui sont toutes débordées et on ne peut pas reprendre toutes les revendications sur l'ensemble des services publics à chaque fois !

Mon seul souci sur la coordination de la formation des enseignants est qu'elle ne se limite aux seuls enseignants des IUFM (même si c'est normal qu'ils y soient nombreux)... Les points de vue sur la formation restent - qu'on le veuille ou non - assez différents suivant les lieux d'exercice et il est important que ces différents points de vue s'expriment dans la coordination.

A samedi
Claire Pontais

Webmaster a dit…

Je ne comprends pas la présence de Barranger.
La CDIUFM s'est fendu à de multiples reprises de communiqués honteux,
ne tenant aucun compte des avis des personnels, ne respectant pas même
leur travail.
Le président de la CDIUFM n'a rien à faire dans cette coordination.
Je propose que nous votions sur sa présence.
Et c'est vrai que nous pourrions quand même nous positionner sur le
reste des réformes universitaires, parce que, sans le soutien des
facs, on ne pèsera pas lourd dans la balance.

S. Aquatias
IUFM du Limousin

Webmaster a dit…

A nous d'être clair sur nos positions et de les faire connaître haut et fort aux représentants de la CDIUFM et de la CPU. Je n'ai toutefois, personnellement aucune illusion sur ces institutions dont les prises de position oscillent au gré
du vent et du rapport de force. Elles ne constituent en aucune manière des alliés bienveillants et spontanés du mouvement actuel. Leur présence ne signifie pas que nous les cautionnions et encore moins que nous leur signions un chèque en blanc pour négocier à notre place une refonte du
système de formation des enseignants.
Nous devons rester déterminés et vigilants sur les revendications votées à la précédente coordination, sachant que pour l'instant nous n'avons strictement rien obtenu en ce qui concerne le dossier "masterisation".
Amitiés
Michel Solonel, SNESUP, coordination nationale FDE

Webmaster a dit…

Nous ne devons pas être à la remorque ni de la CPU, ni de la CDIUFM.

A Grenoble, notre directeur défend ouvertement la réforme, la
mastérisation telle qu'elle est proposée, malgré l'opposition de ses personnels et de la majorité de la communauté universitaire. Il s'est battu comme un chien pour faire voter les CA pour la remontée des maquettes, et y est arrivé. Je pense qu'il n'y a pas grand chose de bon à attendre de la CDIUFM où il siège avec vos directeurs.
A samedi
catherine

Webmaster a dit…

C'est bien parce qu'on se situe dans les universités sur des positions fermes et claires que la situation a évolué; mais elle a évolué insuffisamment surtout du côté de la CPU et plus encore de la CDIUFM pour qu'on puisse considérer qu'ils nous sont en l'état de quelque secours que ce soit!
Avez-vous lu le communiqué de la CPU? La montagne accouche d'une
souris!!! Il semble clair que les primes sont plus convaincantes que
les manifestations!!!
Qu'ils reconnaissent leurs erreurs! La CDIUFM n'a pas eu que des
positions timorées, elle porte la réforme!
A samedi
Jean-Paul SAUVAGE
- Afficher le texte des messages précédents -
Jean-Paul SAUVAGE

Webmaster a dit…

1) J'aurais aimé un peu plus de sérénité dans le débat, ou en tout cas des attaques mieux dirigées. Il me semble qu'il y a sur la place publique des cibles plus justifiés que le petit groupe qui a travaillé à mettre en place une réunion. Vous êtes blessant et très décourageant

2) Votre attaque contre Georges Molinié, président de Paris IV, est
inacceptable. C'est le président d'Université qui a le plus travaillé à lutter contre la réforme de la formation. Je vous invite à lire l'article que nous avons cosigné dans le Monde à ce sujet et son article dans l'Humanité. Après avoir été l'un des premiers à prendre position contre la LRU, avant même le vote de cette loi, il n'a eu de cesse de dire à la CPU que la réforme de la formation est la plus grave attaque qui ait été faite contre l'école. Voyez sur les sites l'appel du 8 février.

3) nous avons invité tous les directeurs d'IUFM pour les convaincre de continuer la résistance ou d'y entrer pour ceux - les plus nombreux - qui
étaient tièdes ou complaisants. Cette invitation a été transmise par les collègues des différents IUFM, qui ont eu ainsi l'occasion d'expliquer à leurs directeurs l'enjeu d'une union, et la force que nous pouvions avoir ensemble à résister. Nous tenons à ce que les directeurs entrent dans la
lutte, ou se sentent soutenus pour ceux qui y sont déjà.

4) je rappelle que si le refus de remontée des masters a pu fonctionner c'est parce que nous avons sans relâche collecté des informations locales et
les avons diffusé de façon à rassurer les collègues qui se sentaient isolés et à les conforter dans les positions de refus. Ne jetez pas à l'eau le travail que nous avons fait, et qui nous coûte beaucoup, croyez-le.
Sylvie Plane

Webmaster a dit…

Formateur à Toulouse dans la filière PE depuis la création de l’IUFM, et de toutes les luttes depuis, je dois aujourd’hui assumer de lourdes responsabilités dans le procès AZF, et suis moins présent provisoirement à l’IUFM, par la force des choses. En particulier je ne pourrai pas monter à la coordination ce samedi, à mon corps défendant.

Je voudrais donc rapidement donner mon point de vue.

1 Le crise que nous traversons dans notre corps est le reflet de la crise qui traverse l’ensemble de la société. Nous ne sommes plus un corps préservé, et ce n’est pas déchoir que de rechercher des solidarités dans la société réelle.

2 C’est abusivement que nos adversaires qualifient de « réforme » le bouleversement qu’ils veulent nous imposer. Et c’est parce que nous croyons au progrès que nous devons exiger le maintien provisoire de l’existant.

3 La revalorisation par la mastérisation, c’est du pipo. Il suffisait d’acter la réalité de la formation existante à bac +5.

4 Sur le fond, il y a la volonté de revenir sur les utopies fondatrices du droit au savoir pour tous. La société de classe n’a besoin que de 15 à 20 % de décideurs, et de ce point de vue il faut donc que 60 à 70 % d’une classe d’âge renonce très tôt à accéder aux idées. Donc plus le système éducatif dysfonctionne, mieux c’est. Et cela alimentera accessoirement les appétits privés déçus par la crise financière.

5 Sur la forme, le volontarisme forcené de Sarkozy apparaîtra un jour ou l’autre pour ce qu’il est, un déni de réalité. Le roi est nu, même si les flatteurs s’affairent avec componction. Nous savons tous que cette « réforme » ne passera que si le pouvoir s’assurera le concours de suffisamment de flatteurs dans nos rangs.

6 Jamais il n’y a eu une telle mobilisation dans les IUFM. Pas un seul site départemental sans une quelconque initiative. Nos yeux voient bien les mêmes choses, et nos oreilles entendant bien les mêmes choses. Ils veulent la suppression des IUFM, ce qui ne serait pas très grave, et la disparition de la formation, ce qui est gravissime.

7 Toutes les initiatives revendicatrices sont bonnes donc, mais c’est quand même la grève, même minoritaire, qui pèse vraiment.

Jean-François Grelier

Webmaster a dit…

Bonjour à tous
Je partage aussi ce sentiment et toutes les interrogations exprimées hier par Jean-Paul et bien d'autres. Inutile donc d'en rajouter une couche. Nous aurons sans doute l'occasion d'en débattre.
Néanmoins après discussion entre nous, une délégation toulousaine sera présente le 7. Nous serons aussi présents le 6 à la coordination nationale des universités. Cela nous est apparu nécessaire vu la faible représentativité des IUFM dans cette coordination.
Samedi, au-delà des états des lieux et des positionnements des uns et des autres nos attentes portent SURTOUT sur le débat autour de propositions concrêtes afin de déboucher à court terme sur des productions diffusables émanant de la coordination. Au bout de neuf mois de lutte, il nous faut prouver que nous sommes force de proposition et ne pas laisser les autres - une fois encore - décider pour nous. Prenons donc les devants dans les négociations qui s'annoncent. Vu l'ordre du jour serré, il va falloir être efficaces.
Par ailleurs, je partage aussi l'idée qu'une période transitoire ou expérimentale est dangereuse dans la mesure où elle nous fait entrer différemment dans l'engrenage d'une réforme que nous refusons avec force et détermination depuis plusieurs mois.
A samedi
Cordialement
Marie-France Carnus
IUFM Midi-Pyrénées
Ecole interne de l'Université de Toulouse 2 Le Mirail

Webmaster a dit…

Entièrement d'accord la proposition de Michel, en ajoutant la demande de l'ouverture immédiate des inscriptions en IUFM et dans les départements universitaires dans les formations PE, PLC, PLP et CPE pour l'année 2009/2010, selon les modalités en vigueur durant l'année 2008/2009.
AO