samedi 14 mars 2009

Communiqués syndicaux suite à la déclaration commune de Xavier Darcos et Valérie Pécresse


SNESUP : Le gouvernement doit remettre à plat l'ensemble du dispositif sur la formation des enseignants et les concours


L'intensité et l'ampleur de la mobilisation dans les universités, les laboratoires et les IUFM ont conduit le gouvernement, le 12 mars, à faire de nouvelles annonces sur la formation des enseignants. En cette matière, la communauté universitaire a trois exigences immédiates :
  • que soit négocié pour l'horizon 2011 au plus tôt un dispositif global améliorant la formation des maîtres, qui articule les cursus universitaires, les concours, et l'année post-concours ;
  • que les concours de recrutement restent inchangés dans leurs épreuves et leurs modalités en 2010 ;
  • qu'après l'obtention des concours, les futurs enseignants aient une année complète en alternance rémunérée.
Les annonces de X. Darcos et de V. Pécresse n'y répondent pas ou font des réponses biaisées.
Les dispositions déclarées « provisoires » concernant les concours de 2010 semblent laisser en l'état le concours de recrutement de professeur des écoles (CRPE) et l'agrégation et suppriment le projet ministériel d'une épreuve de connaissance du système éducatif.

Refusant de déclarer clairement le maintien du dispositif actuel pour 2010, elles ajoutent à la confusion. Elles improvisent des solutions qui portent atteinte à la qualité des concours. Elles ouvrent sur un développement potentiel de la précarité. Elles signifient que les ministres ne donnent pas le temps nécessaire pour mettre en place une formation cohérente associant les IUFM et les UFR.
Même si le gouvernement recule par rapport à son objectif initial de mettre complètement en exercice dans les classes les lauréats aux concours, les obligations de service et le statut des « enseignants stagiaires », sont indéterminés. Le temps de formation dite « continue », à l'intérieur de ces obligations de service, n'est jamais précisé.
Le dispositif social exposé au bénéfice des étudiants qui se destinent à devenir enseignants est insuffisant en ce qui concerne notamment le montant des bourses. Réserver 5000 postes d'assistant d'éducation pour les étudiants en M2 et 4000 postes en M1 n'est pas propre à aménager des conditions d'études qui permettent une démocratisation de l'accès au métier d'enseignant.
Le gouvernement est obligé de reconnaître la nécessité de revaloriser substantiellement les rémunérations des jeunes enseignants, mais il ne prend aucun engagement en ce sens. Dans les mesures annoncées, le rôle et les missions des IUFM sont absents dans la formation des enseignants, dans les stages en cours de master, et après le concours. L'évaluation de l'exercice en responsabilité, élément essentiel de la qualification enseignante, n'est jamais envisagée.

Pour l'essentiel, le gouvernement n'a pas modifié son canevas qui reste focalisé sur l'objectif de réaliser, via la suppression de l'année de stage, des économies budgétaires au plus vite et, à terme, de recruter les enseignants uniquement sur la base de masters sans concours nationaux. Pas un seul universitaire ne défend le modèle de formation et de concours conçu par les ministres.

La précipitation et la confusion entre un objectif flou pour 2011 et des dispositions transitoires pour 2010 qui déstabilisent étudiants, formateurs et cursus de formation ne sont pas de nature à améliorer le dispositif et à rétablir la confiance.


Le SNESUP se saisira de toutes les tribunes pour consolider la solidarité d'analyses, de propositions et d'actions qui rassemble aujourd'hui le monde de l'éducation « de la maternelle à l'université » afin que se dessinent et voient le jour de réelles améliorations pour la formation des futurs enseignants. Il porte l'exigence maintenue d'un retrait du dispositif.
Le SNESUP appelle partout à maintenir les modes d'actions à un haut niveau et la mobilisation des personnels ; en particulier, dans la non transmission de maquettes de masters dédiés à la formation des enseignants.

Le SNESUP agit pour contribuer, dans la FSU et au-delà, à fédérer l'unité la plus large pour interpeller les deux ministres et le gouvernement qui campent encore sur des orientations rejetées par le monde de l'éducation.

SNUIPP :
FORMATION DES ENSEIGNANTS : LE MINISTRE BOUGE MAIS ON RESTE TRES LOIN DU COMPTE 13 mars 2009

Les deux ministres de l’Education Nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche viennent d’annoncer un certain nombre de modalités de la « mastérisation » de la formation des maîtres. Sous la pression des mobilisations des enseignants et des formateurs, les ministres concèdent plusieurs éléments :
  • La réforme commencera à s’appliquer en 2010 mais ne verra son aboutissement qu’en 2011. L’articulation entre les masters et les concours, les épreuves ainsi que l’organisation des concours pourront évoluer.
  • Les parcours des masters seront provisoires.
  • Les épreuves du concours 2010 auront un caractère provisoire : une composante didactique sera réintroduite dans les épreuves écrites.
Ces éléments sont loin de répondre aux nécessités d’une amélioration de la formation des enseignants des écoles et ne permettent pas de sortir de la confusion actuelle…

Le SNUipp, qui est favorable à une reconnaissance par un master de la formation des enseignants, rappelle qu’il est nécessaire pour améliorer la formation des enseignants de renforcer la dimension professionnelle et didactique dans le contenu des masters comme dans les épreuves du concours, de maintenir une année de formation en alternance qui doit s’effectuer à mi-temps en responsabilité dans une classe et à mi-temps en formation à l’IUFM. Les missions des PEMF [1] dans les dispositifs de stages en responsabilité et de formation doivent être définies.

Les mesures d’accompagnement nécessitent une augmentation du nombre de postes au concours pour ne pas diminuer l’actuel potentiel de formation continue. Le potentiel de formation des IUFM doit être maintenu ainsi que l’existence de toutes les antennes départementales.

Dans l’attente de réponses à ses exigences et d’avancées significatives dans ce sens, le SNUipp continuera de demander au ministre de retirer l’actuel projet.

SNEP-FSU : Le mouvement social oblige le ministère à des bougés, mais le compte n’y est toujours pas !

La mobilisation importante dans l’université et les IUFM, le rapprochement opéré avec le 1er et le 2d degré le 11 mars, amènent X. Darcos à un certain nombre de « bougés ». Il précise ce que F. Fillon déclarait il y a 15 jours, il affiche que la réforme définitive ne sera appliquée qu’en 2011 et fait des propositions transitoires sans répondre cependant à la revendication principale d’une remise à plat globale du projet de réforme.
Ces annonces par voie de communiqué jeudi soir, impensables pour X. Darcos il y a un mois, reconnaissent sans le dire que le projet de réforme initiale était inapplicable à la rentrée prochaine. Ainsi est affiché :
  • une formation post concours « dont les universités seront les acteurs essentiels »
  • l’engagement de retravailler l’articulation masters / concours, l’adossement à la recherche des masters, les évolutions des concoursl
  • ’engagement d’aucune diminution du nombre de places mises aux concours externes de recrutements en 2010.
Cependant, ces « bougés » interviennent très tardivement et les mesures transitoires envisagées ne règlent pas, voire amplifient, la confusion créée par le gouvernement :
  • aucune quantification de la formation post-concours
  • des contorsions sur les concours et les masters qui rendent la situation totalement illisible pour les étudiants
  • rien de prévu pour les candidats libres non titulaires d’un master
Si « la meilleure utilisation du potentiel de formation des universités » est affichée, la place et le rôle des IUFM au sein des universités ne sont toujours pas affirmés.

Le SNEP-FSU, favorable à la reconnaissance par un master de la formation des enseignants, continue donc de demander qu’il n’y ait aucune application d’une nouvelle réforme avant 2011, pour permettre un débat national approfondi remettant à plat les propositions et permettant d’engager de véritables négociations sur :
  • la révision de l’articulation concours / masterune préprofessionnalisation progressive dès la licence
  • des stages de M1 et M2 de qualité, qui ne soient pas utilisés pour combler des déficits dans les établissements
  • une formation post concours sur une décharge de service d’un mi-temps, avec aller–retour réflexif sur sa pratique établissement - IUFMle maintien et le développement des IUFM
  • un nombre de postes aux CAPEPS externe permettant de remplacer tous les départs à la retraite
  • des pré-recrutements aidant les étudiants à poursuivre leurs études.
Le SNEP-FSU demande le maintien des conditions actuelles pour les concours 2010 et la formation professionnelle associée, notamment dans le cadre des IUFM.

Il exige que soit abandonné l’objectif d’utiliser la réforme pour supprimer des postes.C’est sur l’ensemble de ces bases – qu’il portera au sein de l’intersyndicale du supérieur – que le SNEP-FSU appelle les personnels à poursuivre leur mobilisation.


SNES : FORMATION DES ENSEIGNANTS : LE MINISTRE BOUGE MAIS ON RESTE TRES LOIN DU COMPTE

Le SNES rappelle son exigence d’une véritable élévation du niveau de recrutement débouchant sur une amélioration de la formation disciplinaire et professionnelle des enseignants, impliquant l’obtention d’un master.

Le Ministère a infléchi sur plusieurs points son projet de formation et de recrutement des enseignants. Le succès des mobilisations, en particulier celle des enseignants le 11 mars, les critiques exprimées notamment par le SNES, ont joué sans aucun doute un rôle décisif dans cette évolution des propositions du Ministère. Nous prenons acte des avancées sur les conditions de l’année de stage après le recrutement, et sur l’engagement de l’arrêt de toute diminution du nombre de postes au concours et la mise en place de contenus provisoires pour les épreuves de 2010.

Pour autant cette évolution est très en deçà de nos demandes, en particulier le SNES continue d’exiger :
  • Une année de stage, après le recrutement, qui soit une véritable année de formation et d’entrée progressive dans le métier.
  • Des stages avant le recrutement qui sont centrés sur la formation des candidats et non construits pour les utiliser comme moyen d’enseignement.
  • Des pré-recrutements qui permettent de prendre en compte l’élévation du niveau de recrutement et donc l’allongement du nombre d’années d’études.
  • La préservation du potentiel de formation des enseignants en particulier dans les IUFM ainsi que la prise en compte des exigences exprimées par les universitaires.
  • Que les étudiants en deuxième année de master ne soient pas utilisés comme moyens d’enseignement.

La volonté du Ministère d’imposer sa réforme du recrutement et de la formation des enseignants reste totalement liée à son objectif d’économiser des milliers d’emplois par sa mise en œuvre. Cette situation hypothèque gravement les possibilités de discussions.

Dans l’attente de l’ouverture de véritables discussions et d’avancées de la part du ministère, le SNES continuera à demander le report en 2011 de tout projet de réforme finalisée, et demande au Ministre d’abandonner l’objectif d’utiliser cette réforme pour supprimer des emplois d’enseignants.



SE-UNSA : Formation des enseignants: Non, rien n'est réglé!

La fédération UNSA Éducation a pris connaissance du communiqué commun publié le 12 mars par les ministres de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.Ce texte n'offre aucun élément nouveau.

De plus, les mesures transitoires annoncées aggravent la situation en supprimant en 2010 toute épreuve à caractère professionnel dans les concours de recrutement, notamment dans le second degré.

L'annonce de mesures « transitoires », alors même que le cadre final est lui-même annoncé comme évolutif, montre l'incohérence, voire le bricolage que représente le projet actuel qui va susciter très légitimement l'angoisse chez les étudiants qui se destinent à l'enseignement.

La fédération UNSA Éducation continuera donc à porter donc les demandes qu'elle a exprimées avec ses syndicats nationaux des enseignements scolaires et de l'Université le 10 mars dernier :
  • maintien du dispositif actuel de recrutement et de formation jusqu'en 2010 ;
  • une remise à plat complète du projet pour aboutir à une formation professionnelle en alternance sanctionnée par un master.
La fédération UNSA Éducation appelle à faire du 19 mars prochain une puissante journée d'action permettant aux personnels d'exprimer avec force cette double exigence et d'obtenir l'ouverture de réelles négociations sur la formation des enseignants.


SGEN-CFDT : Annonces ministérielles sur la mastérisation : des gestes insuffisants

Le communiqué de presse commun des deux ministres sur le recrutement et la formation des maîtres ne suffit pas à répondre aux inquiétudes soulevées par le projet de réforme.

Si les évolutions sur le nombre de postes aux concours, la prise en compte dans le service des futurs collègues néo-recrutés de leur nécessaire complément de formation, l’annonce de la possibilité pour tous les candidats 2009 d’être recrutés au niveau master en 2010, sont des éléments attendus, l’abandon à ce stade du projet des épreuves professionnelles pour les concours du second degré et la persistance du découplage avec les épreuves premier degré seraient inacceptables dans la durée.


A ce stade de l’année scolaire et universitaire le constat est clair : quelle que soit l’appellation qui lui sera donnée, l’année à venir ne pourra être une année de mise en œuvre de la réforme et sera pour la formation et le recrutement des enseignants une année de débat. Et il faut réunir les conditions d’un débat de qualité pour déboucher sur une réforme répondant aux besoins du système éducatif du XXI ème siècle. Aujourd’hui les conditions et la confiance nécessaires pour un débat constructif n’existent pas. Ainsi la proposition ministérielle d’année transitoire qui permettrait de réfléchir en avançant est perçue comme une manœuvre. C’est là, la conséquence d’une année entière d’annonces sans dialogue et de conflits sans issue négociée, largement conditionnée par l’inacceptable dogme budgétaire des suppressions d’emplois publics.

Le Sgen-CFDT estime qu’il faut aujourd’hui, pour restaurer les conditions d’un dialogue social constructif :
  • n’anticiper aucune décision et donc maintenir en 2010 les concours de recrutement et la formation des enseignants et CPE dans leurs formes actuelles et le dire rapidement. Cette disposition n’interdit pas de prévoir l’assimilation du niveau de recrutement de cette année particulière au niveau master.
  • Ouvrir immédiatement des discussions en dressant un constat partagé des éléments qui font consensus et de ceux qui doivent être négociés, ces discussions devant aboutir rapidement à une véritable négociation en présence de tous les acteurs concernés et où toutes les questions sont sur la table.
Le Sgen-CFDT maintient ses revendications autour des principes suivants :
  • enseigner est « un métier qui s’apprend », ce qui implique une formation universitaire, à la fois académique et professionnelle, comportant une part significative de stages sur le terrain et d’élaboration théorique à partir de cette expérience,
  • 1er et 2nd degré, il s’agit du même métier. Au delà des différences dans l’exercice, les principes de formation et de recrutement doivent être les mêmes pour tous,
  • le cursus de formation doit s’appuyer sur les IUFM intégrés aux universités et les compétences développées par leurs personnels,
  • la formation ne s’arrête pas à la titularisation, elle doit continuer au début de l’entrée en fonction puis tout au long de la carrière,
  • il faut un engagement financier de l’État suffisant pour garantir l’indispensable mixité sociale de l’accès au métier d’enseignant.
Le Sgen-CFDT appelle à la mobilisation le 19 mars dans les IUFM et les universités pour une réforme ambitieuse de la formation et du recrutement des maîtres.

2 commentaires:

Webmaster a dit…

"Les mesures d'accompagnement nécessitent une augmentation du nombre de postes au concours pour ne pas diminuer l'actuel potentiel de formation continue. "
Formulation pour le moins maladroite :
La notion de mesures d’accompagnement est plus qu’ambigüe… On entérine l’accompagnement de la réforme ou l’accompagnement de l’année post-concours ou les deux ?
Et puis, si on demande plus de postes au concours, ce n’est pas pour ne pas diminuer l'actuel potentiel de formation continue (même si c’est un élément à prendre en compte), c’est surtout pour ne pas casser l’éducation nationale, c’est pour ne pas ouvrir la porte à des précaires, recrutés hors concours…

« Le potentiel de formation des IUFM doit être maintenu ainsi que l'existence de toutes les antennes départementales ».
Là aussi, formulation approximative, qui n’est pas celle de la Coordination FdE, pour « le maintien des IUFM, en tant qu’école professionnelle et de leur potentiel de formation et de recherche »
« Dans l'attente de réponses à ses exigences et d'avancées significatives dans ce sens, le SNUipp continuera de demander au ministre de retirer l'actuel projet. » Certes, retrait est demandé, mais en attente de réponses à ses exigences et d'avancées significatives dans ce sens. Or, ce qui m’inquiète, entre autre, c’est que n’apparaît pas dans les deux déclarations du snuipp la revendication de « la formation en alternance rémunérée, sous statut de fonctionnaire stagiaire » (revendication de la coordination FdE). Alors, je crains que nos exigences ne soient revues à la baisse !

« Sous la pression des mobilisations des enseignants et des formateurs, les ministres concèdent plusieurs éléments : La réforme commencera à s'appliquer en 2010 mais ne verra son aboutissement qu'en 2011. L'articulation entre les masters et les concours, les épreuves ainsi que l'organisation des concours pourront évoluer. Les parcours des masters seront provisoires. Les épreuves du concours 2010 auront un caractère provisoire : une composante didactique sera réintroduite dans les épreuves écrites. Un accompagnement de l'année post concours sera mis en place en s'appuyant sur les professeurs des écoles maîtres formateurs. »
Je ne voudrais pas que l’on traduise comme avancée une manipulation pure et simple du gouvernement qui concède quelques miettes pour casser la contestation et permettre, au final, que se mettent en place leurs réformes ! Rappelons-nous la vigilance de la Coordination FdE qui « refuse toute mesure transitoire qui ne vise qu’à entériner la réforme de manière déguisée et appelle à la mobilisation générale jusqu’à satisfaction de ces revendications. »

Je vais continuer sur la déclaration FSU du 11 mars : « Les syndicats nationaux de la FSU (SNESUP, SNES, SNUIPP, SNEP, SNUEP) refusent les termes posés actuellement par le gouvernement en matière de mastérisation de la formation des enseignants et des concours. Ils exigent un report pour une remise à plat globale des dispositifs visant à associer le master au recrutement des futurs enseignants. » et celle du SNES du 13 mars : « Dans l’attente de l’ouverture de véritables discussions et d’avancées de la part du ministère, le SNES continuera à demander le report en 2011 de tout projet de réforme finalisée, et demande au Ministre d’abandonner l’objectif d’utiliser cette réforme pour supprimer des emplois d’enseignants. »
On est loin des déclarations de l’UNSA (pourtant habituée à tous les compromis et peu présente jusque là dans la mobilisation): « Il est temps que les deux ministres concernés retirent leur projet et proposent, dans un cadre largement concerté avec toutes les parties prenantes, un nouveau dispositif qui mette la professionnalisation au cœur du métier. »
Et on est loin de la déclaration de la Coordination FdE : « Le gouvernement s’obstine à refuser de retirer son projet, retrait pourtant reconnu par tous comme la clé d’une sortie de crise. Cette attitude est irresponsable et tous les discours qui, ces derniers jours envisagent des « solutions » transitoires, sont inacceptables et relèvent de leurres qui ne sauraient tromper personne. »
Ce qui rejoint la juste analyse du Snesup-FSU dans la Lettre Flash n° 74 du 27 février (titrée « Le gouvernement concède de premiers reculs non dénués de manœuvre ») : « Le gouvernement a mis en scène un spectacle : celui de sa disponibilité à discuter avec des organisations complaisantes. Ce n'est pas nouveau dans la stratégie de communication de Valérie Pécresse et du gouvernement. »

Alors, voilà, je fais un rêve : que la FSU, dont je fais partie, au nom de laquelle j’ai appelé des formateurs et des stagiaires à se mobiliser, au nom de laquelle je suis mandatée au Conseil de formation et de Recherche de mon IUFM, soit plus combattive, affiche des positions plus engagées !
Parce que, sinon, la formation va être bradée… l’éducation nationale sabotée, sans oublier les mille et mille élèves qui en subiront les conséquences !
Comme l’a dit la Coordination FdE, « Le gouvernement est affaibli par la mobilisation des universités et des IUFM, nous pouvons gagner » !
Amitiés
Sylvie Clabecq (PEIMF Nantes)

Webmaster a dit…

J'approuve totalement ! cette fois c'est dit et écrit : les IUFM vont disparaître, personne ne peut plus dire qu'il n'est pas informé !!!
le transitoire risque de durer jusqu'à la disparition totale des concours très prochaine lorsque les mastères seront rôdés. Le piège se resserre : dans les concours du secondaire : une épreuve disciplinaire au lieu de celle sur le système éducatif : toutes les UFR sont ainsi pr^tes à acceuillir les étudiants à la rentrée : les pdts d'université vont les uns après les autres faire remonter les maquettes. Pour les PE et CPE, idem, les arguments seront faciles : mieux vaut proposer qqe chose que laisser l'université d'à côté nous prendre les étudiants...

Notre amour propre et notre dignité nous appelle à nous mettre en grève tout de suite et à radicaliser nos actions, nous sommes trop gentils !! il faut aller faire des actions là où ça dérange (là où l'élite qui nous pond ces lois de plus en plus inégalitaires dans tous les domaines santé, éducation, justice, services publics est recrutée...)
D'autre part, il faut aller dans les lycées où le syndicat le plus représentatif ne parle jamais de la formation des maîtres, Grenoble a fait une lettre à l'attention des profs de lycée (voir en Pj)il faut aller dans les lycées la diffuser et expliquer, ils sont désinformés, il faut les inviter à nos assises, il faut qu'ils soient avecc nous.
Il faut bloquer tout ce que l'on peut administrativement : refuser de mettre en oeuvre les stages de formation continue, les dossiers des profs stagiaires comme l'an dernier... etc
Il faut que l'on soit en grève générale pour avoir le temps d'organiser des actions, pour être nombreux à le faire :
les étudiants PE1 qui passent le concours dans 1 mois sont mobilisés, les PE2 aussi et les autres étudiants qui ont passé le Capes : il faut les mobiliser avant qu'ils aient leur oral à préparer intensément

Ca fait 18 ans que nous formons des jeunes au métier d'enseignant, on a eu besoin de nous pendant ce temps où il fallait recruter en nombre, maintenant on nous jette comme de vielles chaussettes, mais bon sang réagissons !


Je pense que nous devons provoquer une AG formateurs Biatoss dès lundi et proposer la grève générale ATIVE ET ILLIMITEE Jusqu'au retrait de la réforme.

ET je le pense depuis longtemps !! D'autres IUFM sont plus actifs que nous rejoignons les !