mardi 31 mars 2009

Toulouse : Actions de la semaine du 30 au 4 avril


1000 MANIFESTATIONS

POUR DEFENDRE LE SERVICE PUBLIC D’EDUCATION

La FCPE 31 appelle ses conseils locaux à se mobiliser et à organiser des actions visibles ce jour là sur l'ensemble du territoire départemental.

  • Contre la semaine de 4 jours et pour la semaine à 4 jours et demi,
  • Contre la suppression de deux heures hebdomadaires d’enseignement en primaire,
  • Contre les suppressions de postes et de RASED,
  • Contre la suppression des moyens de remplacement,
  • Contre la réforme de la formation des enseignants au rabais,
  • Contre le démantèlement de l’ensemble du service public et laïque d’Education.

Sur Toulouse, la FCPE 31 invite les conseils locaux des écoles toulousaines à se joindre à une marche aux flambeaux qui viendra provisoirement clôturer la période de mobilisation, avant les vacances scolaires.

Marche aux flambeaux à Toulouse

Le Jeudi 2 avril 2009

Rendez vous à 19h30


  • Départ métro Jolimont
  • Départ église des Minimes
  • Départ métro Marcel Langer
  • Départ place Patte d’oie
  • Départ de l’école Jean Chaubet
  • Départ de l'IUFM avenue de Muret

Ces cortèges rejoindront la place du capitole.


Vidéos d'archives









À Toulouse-II Le Mirail, « une AG rassemblant 1 100 à 1 200 étudiants a reconduit le blocage à une très large majorité jusqu'au mardi 21 avril, date du retour des vacances », indique Ludivine Labbé, présidente de l'Unef Toulouse, mardi 31 mars 2009. Hervé Petit, porte-parole de l'intersyndicale CGT, FSU, Sud, Unsa, évoque une « décision massive prise à 85-90 % par au moins 1 500 étudiants ». « C'est le vote le plus massif depuis le début du mouvement », rapporte-il. « Il n'y a pas eu de cristallisation du débat sur la question du blocage ou non mais nous avons échangé sur les revendications de fond », se félicite Ludivine Labbé. Un peu plus tôt dans la matinée, une AG des personnels a voté la poursuite de la grève jusqu'au lundi 20 avril et une motion de solidarité avec le mouvement étudiant car « nous avons les mêmes revendications », déclare Hervé Petit. L'intersyndicale des personnels du Mirail prévoit d'être « vigilante pendant la période de vacances pour éviter les échauffourées avec les anti-bloqueurs ».

Dans le cadre de la semaine d'actions, à l'IUFM le 31 mars, une journée d'études : "Construisons ensemble une nouvelle formation des enseignants : place et contenus des concours a rassemblé plus de 250 participants. Les vidéos seront disponibles sur ce site prochainement.

À Toulouse-III Paul-Sabatier, « 800 à 900 étudiants ont également reconduit le blocage », suite à une AG de mardi 31 mars 2009, selon la présidente de l'Unef.

lundi 30 mars 2009

Communiqué du 29 mars de la Coordination nationale Formation des Enseignants


De nouveaux reculs… Mais la réforme est encore là.


Nous obtiendrons son retrait !Après avoir concédé, le 20 mars dernier, le maintien des concours dans leur forme actuelle en 2010, M. Darcos et Mme Pécresse viennent d’annoncer que les étudiants titulaires d’une licence pourraient s’inscrire aux formations actuelles PE1, PLC1, etc. à l’IUFM ou en master 1 à l’Université. Par là même, le feu vert est donné aux inscriptions en 1re année dans les IUFM, que 13 d’entre eux avaient déjà ouvertes.


Ainsi, en quelques jours, bien que Xavier Darcos ait déclaré qu’il ne serait pas « le ministre de l’hésitation nationale », le gouvernement vient de céder à des demandes auxquelles il était resté sourd jusque-là. Les membres des collectifs locaux d’enseignants-chercheurs, formateurs, stagiaires, étudiants et Biatoss, syndiqués et non syndiqués, sont en droit d’y voir le résultat de leur action et de leur opiniâtreté.

Le gouvernement annonce aussi que la 1re année de formation, pour les étudiants inscrits en IUFM, sera validée comme 1re année de master. Comme l’analysent plusieurs présidents d’université dans une déclaration du 27 mars, derrière ce qui peut apparaître comme une autre concession, le gouvernement cherche en fait à enclencher de façon irréversible le processus de réforme de la formation dès septembre 2009. Or sur le fond, son projet reste inchangé, il tourne toujours le dos à l’amélioration de la formation.Au total, les reculs sont donc réels, mais le gouvernement reste déterminé à réaliser sa réforme.

C’est pourquoi nous demandons à nouveau le maintien intégral des conditions actuelles de formation en 2009/2010 et celui des dates habituelles des concours. Pour les lauréats des concours 2010, nous exigeons aussi l’accès aux formations actuelles, rémunérées en tant que fonctionnaires stagiaires.

L’assemblée unanime des directeurs des départements de Lettres et Sciences Humaines, réunis le 28 mars, invite le gouvernement à convoquer les États Généraux de la formation des enseignants et à organiser la réflexion sur la formation, les concours et le financement des études avec toutes les parties prenantes. La Conférence de Directeurs d’IUFM a formulé la même demande. Nous appuyons totalement cette idée et nous invitons les présidents d’université à se concerter pour engager dès maintenant ce processus démocratique de façon décentralisée, dans les UFR et les IUFM, puis au niveau académique.

Nous appelons les collectifs à se donner les moyens d’informer les personnels, les stagiaires et les étudiants. Il s’agit de mesurer ensemble, exactement, la réalité des reculs obtenus. Nous les appelons à renforcer l’action pour obtenir le retrait de la réforme actuelle et la convocation des États Généraux.Organisons partout, le 31 mars, des cérémonies de non-remise des maquettes : pas une seule maquette de master ne doit arriver chez Mme Pécresse, ni le 31 mars, ni après !

Participons activement à la journée nationale du 2 avril : 1 000 manifs pour l’éducation.

La coordination nationale formation des enseignants tiendra sa 3e réunion samedi 4 avril à Paris.

Cette réforme c’est toujours…
  1. La disparition de l’année de formation en alternance rémunérée après le concours, remplacée par une année dite de « stage » où le débutant assumerait 2/3 du temps de classe (aujourd’hui, PE = 1/3 ; PLC = 45 %).
  2. En lieu et place de cette année essentielle pour la professionnalisation, des stages facultatifs au cours du master, limités à 108 heures par an, et en nombre insuffisant pour assurer des conditions de formation égales : 50 000 stages sont prévus pour 140 000 candidats inscrits aux concours habituellement !
  3. Une année M2 qui serait un ingérable fourre-tout : préparation du concours, autres enseignements, réalisation du mémoire de recherche, stage en responsabilité… en plus d’un « boulot » pour 1 étudiant sur 2.
  4. Un corps potentiel de précaires constitué des reçus au master-collés au concours (ou admissibles seulement).
  5. Des épreuves de concours hybrides qui ne garantissent pas la maîtrise des connaissances disciplinaires…
  6. La concurrence entre universités, les inégalités territoriales, la braderie des personnels des IUFM, de leurs savoir-faire dans la formation, la disparition de certains sites dans les départements ruraux, l’étouffement de la recherche didactique et pédagogique, etc.


Si on les laissait faire…

Le gouvernement veut toujours réaliser sa réforme alors que son projet est toujours aussi instable, flou et contradictoire : pour qui voudrait le mettre en œuvre, manqueraient des précisions indispensables sur les stages en M1 et en M2, sur les concours et leur date (janvier et mai de M2 ou octobre et mai, comme annoncé tout récemment ?), sur l’année de stage, sur l'utilisation du potentiel de formation et de recherche des IUFM, sur l’organisation des coopérations interuniversitaires, etc. Concevoir des masters enseignement et les ouvrir en septembre dans de telles conditions, ce serait grotesque ! Il n’y a que d’obscures officines privées qui s’y soient risquées.

Avec ces mesures, les IUFM seraient particulièrement fragilisés : les étudiants visant une préparation au métier de PLC s'inscriraient en M1 dans leur UFR, mais ils y resteraient naturellement en M2 (actuellement l’IUFM accueille les PLC2 et organise leur formation). De la sorte, on aboutirait à réserver les IUFM aux formations des PE (moins ceux que des universités concurrentes auraient réussi à « capter »), des PLP (moins ceux que…) et des CPE et l'on institutionnaliserait la coupure entre 1er et 2nd degré. Et si les IUFM ne participaient pas ès qualités au suivi et à la validation de l’année de stage, ils seraient évincés de cette phase de la formation qui suivrait immédiatement le concours et que le ministère appelle « continuée ». Dès l’an prochain, avec la diminution de 30 % des postes dans le premier degré, la formation initiale PE2 et la formation continue associée seront amputées d’un tiers.

Certes, les deux ministres se sont engagés à maintenir durant l’année prochaine les moyens des IUFM et tous les sites départementaux, mais cet engagement n’a aucune fiabilité dans le cadre de l’autonomie des universités : celles qui ont intégré un IUFM feront bien ce qu’elles voudront si elles n’ont plus d’usagers (étudiants et stagiaires) dans leurs antennes décentralisées.Les UFR, elles aussi, seraient fragilisées : le siphonnage de leurs masters actuels s’amorcerait dès les prochaines inscriptions universitaires.

Les personnels impliqués dans la formation des enseignants dans les UFR et dans les IUFM ne peuvent accepter le marché que le gouvernement veut leur « placer » : « vous pouvez inscrire les étudiants à des préparations aux concours actuels, mais laissez-moi démarrer ma réforme ».

Pour les étudiants, ces annonces soulèvent beaucoup de questions :
  • Dans quelle formation s’inscriront-ils si l’université n’a pas ouvert de master enseignement, soit parce que, comme la plupart des universités, elle a refusé de participer à la course à la médiocrité et n’a pas envoyé de maquette, soit parce que sa maquette n’a pas été habilitée ?
  • Sur quels critères serait attribuée la reconnaissance de l'année de M1 en IUFM : concours blanc, contrôle continu, mixte des deux ? Prendrait-on les stages en compte ? Sinon, est-il sérieux de parler de « master professionnel » ?
  • Il serait logique et juste que les PE1 et PLC1 qui réussiront les actuels concours de 2010, l’année suivante, soient fonctionnaires-stagiaires et bénéficient des actuels plans de formation. Ce n’est pas ce que les ministères ont prévu. Ils veulent recruter les lauréats des concours 2010 comme enseignants-stagiaires en 2011 sous réserve qu’ils aient obtenu leur M2. Ainsi, un lauréat du concours 2010 collé au master perdrait le bénéfice de son concours ! Quant à ceux qui seraient recrutés comme fonctionnaires-stagiaires, ils auraient un service à 2/3 temps, bien plus lourd qu’aujourd’hui.
  • Les étudiants inscrits en IUFM en septembre 2009 pourraient-ils poursuivre en M2 en IUFM ? Dans quel master, alors qu’ils n’existent pas encore ? Et avec quelle articulation entre M1 et M2 ?
  • Ceux qui auraient le M1 en 2010 et échoueraient au concours, devraient-ils redoubler, pourraient-ils repasser ces mêmes épreuves en M2 ou devraient-ils se préparer aux épreuves du nouveau concours associées au M2 ?Et les lauréats qui se seraient inscrits comme candidats « libres » (cette catégorie est nombreuse), seraient-ils mis directement sur le terrain pour leur année de « stage », sans formation ? Etc.
La question du financement des études est toujours au point mort : la proposition la plus conséquente reste la priorité dans l’accès à des emplois d’assistant d’éducation pour 9 000 étudiants. Le ministère croit-il toujours qu’ils pourront se consacrer pleinement à leur mission dans les établissements scolaires et à leur formation ?

Enfin, si les universitaires des UFR et des IUFM participaient à ce processus, ils seraient conduits à se jeter dans une concurrence perverse, qu'ils ont refusée jusqu'ici avec force.
Nous avons agi depuis des mois contre cette réforme. Nous apprécions nos premiers succès, mais nous ne nous laisserons pas étourdir par le chant des sirènes : ce recul ne peut pas nous suffire !

Nous obtiendrons le retrait de la réforme et la convocation d’États Généraux !



samedi 28 mars 2009

QUATRE PRÉSIDENTS D’UNIVERSITÉ APPELLENT À LA MOBILISATION



Hier, réunis au colloque annuel de la Conférence des présidents d’université, les présents ont lancé un appel à la reprise des cours. Quatre de leurs confrères, et pas des moindres puisqu'il s'agit de Pascal BINCZAK, (Paris 8 Vincennes), Bernadette MADEUF (Paris-Ouest-Nanterre), Georges MOLINIE (Paris IV La Sorbonne) et Philippe ROLLET (Lille -I) - ont décidé de leur répondre vertement.

Voici cet appel qui sera probablement signé dans la journée par d’autres présidents d’université. Il montre que la colère du milieu universitaire reste forte, large et que la CPU dans sa composition actuelle n’en represente qu’une partie. Lire ici une analyse de la situation du mouvement de contestation.

Tonnerre de Brest ! La Conférence des Présidents d’Université (CPU) tient depuis le mercredi 25 mars son colloque annuel, à Brest. Pendant ce temps, nos ministres de tutelle maintiennent le cap des réformes que la communauté universitaire, après huit semaines de mobilisation, continue massivement à rejeter. Pendant que les présidents réunis à Brest appellent clairement les universitaires à rentrer dans le rang au prétexte que leurs principales revendications auraient été satisfaites, nos universités voient dans les faits le mouvement en cours se poursuivre, voire s’amplifier, avec une détermination et une inventivité étonnantes. Nous, présidents d’université responsables, avions hésité à participer à ce colloque brestois de la CPU que nous jugions pour le moins inopportun… et qui ressemble ces jours-ci à une fuite à Versailles !

Le dernier communiqué de la CPU, ainsi que les conditions dans lesquelles se tient son colloque, justifient amplement nos préventions. En capitaines de navires qui traversent une tempête comme l’université n’en a pas connue depuis 1968, nous considérons que notre devoir est de rester sur le pont, solidaires de nos collègues enseignants-chercheurs et personnels administratifs, solidaires de nos étudiants.

Cet « Appel de Brest » lancé mercredi par la CPU invitant unanimement à la reprise des cours et de l’organisation des examens, sonne comme une réponse à «l’Appel de la Sorbonne» que nous avions lancé le 9 février, par lequel nous appelions les ministres de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à «retirer tous les projets de réformes controversés» et à organiser une véritable concertation pour construire sur de meilleures bases l’avenir de nos institutions universitaires. Ce communiqué n’a donc été voté qu’à l’unanimité des présidents présents à Brest et n’exprime donc nullement une position unanime de l’ensemble des présidents d’université.

Notre sens de la responsabilité nous conduit également à regarder les circonstances avec les yeux de l’honnêteté, à dénoncer le fait que nos ministres n’ont toujours pas pris la mesure de la situation, à regretter l’étrange surdité de certains collègues qui depuis le phare de Brest croient observer que le «champ de la concertation» a réellement été ouvert et qu’il convient donc que les universités reprennent leur activité normale… Fermez le ban !

Pour ce qui nous concerne, nous constatons que la réforme dite de la «mastérisation» reste confuse dans l’organisation qu’elle propose pour les concours de recrutement et que ce projet est maintenu dans des termes et des principes que nous continuons à rejeter comme nocifs tant à la qualité qu’à la cohérence de la formation des enseignants des premier et second degrés. Les dernières propositions du ministère génèrent une confusion pointée par tous les acteurs de la formation des enseignants en prétendant échanger un recul dans la mise en place des nouveaux concours contre une mise en place immédiate des nouvelles formations. C’est là une manœuvre pour faire entériner à l’avance tout le processus combattu par la majorité de la communauté universitaire. La seule solution simple et claire est de proroger le dispositif actuel dans sa totalité, pour un an (y compris l’année de formation en alternance). Nous constatons aussi que l’augmentation des moyens promise par les pouvoirs publics ne s’est jusqu’à présent traduite que par le travestissement des dotations budgétaires de l’Etat (qui font en réalité apparaître une baisse sensible de nos moyens) et que les suppressions de postes pour l’année 2009 sont toujours maintenues.

.....

Notre sens des responsabilités nous appelle, enfin, à garantir la qualité des diplômes de l’année 2009. Nos universités ont acquis depuis longtemps une expérience en matière d’aménagement des modalités de validation des cursus en période de grève, et nous n’avons pas besoin d’injonctions pour prendre les mesures qui conviennent à la situation. La fébrilité manifeste de certains, qui les conduit, face aux revendications des étudiants, à préférer à l'échange d'arguments, celui de gestes violents, dans des altercations confuses, ne les qualifie pas pour donner des leçons de responsabilité. Il est plus que temps de négocier sérieusement en acceptant de traiter globalement une crise qui est globale, ce qui suppose d’abord de retirer, comme nous le demandons depuis plusieurs semaines, les projets de réforme controversés. Cette crise aurait pu être évitée et réglée en quinze jours au mois de janvier : poursuivons tous la mobilisation pour que cette crise ne pourrisse pas davantage l’année universitaire.

Pascal BINCZAK, Président de l’université Paris 8 Vincennes – Saint-Denis Bernadette MADEUF, Présidente de l’université Paris-Ouest-Nanterre-La Défense Georges MOLINIE, Président de l’université Paris IV La Sorbonne Philippe ROLLET, Président de l’université Lille I

vendredi 27 mars 2009

Maintien des inscriptions en IUFM en 2009-2010


Les étudiants qui entendent préparer les concours d'enseignants en 2009-2010 pourront s'inscrire pour cela en première année d'IUFM, comme actuellement, a annoncé la FSU à l'issue d'une rencontre au ministère de l'Education nationale avec Xavier Darcos et Valérie Pécresse.

En outre, cette première année d'IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) permettra d'avoir une équivalence en master 1 (M1), a précisé à la presse vendredi le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri.

"Pour l'année 2009-2010, il y aura le maintien des inscriptions en IUFM, il y aura le maintien de la même formation, avec un système qui, par convention, permettra que l'année en IUFM soit validée comme un M1", a-t-il déclaré.

Les étudiants auront aussi le choix de s'inscrire directement en master 1 à l'université, avec possibilité de passer le concours.

Sur les autres engagements obtenus, Gilles Moindrot, secrétaire général du SNUipp-FSU, premier syndicat du primaire, a fait part de la "volonté très forte de maintenir les moyens affectés à la formation et à la préparation des maîtres en IUFM, ainsi que l'ensemble des antennes départementales" de ces instituts.

"Pour 2011", année où doit s'appliquer l'ensemble de cette réforme de la formation des enseignants, "on a listé les points sur lesquels on allait pouvoir négocier. D'une certaine manière, cette liste correspond à une forme de remise à plat du dispositif tel qu'il était envisagé", a dit M. Aschieri.

"On a une série de mesures sur lesquelles les ministres reculent, sous la pression de la mobilisation, tant mieux", a commenté M. Moindrot.

Selon la FSU, les ministres de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur Xavier Darcos et Valérie Pécresse se sont engagés à mettre ces points par écrit à l'issue des discussions avec l'ensemble des syndicats, qui se déroulent jusqu'à lundi.


Pour autant, la FSU a encore de "grandes inquiétudes" sur la façon dont seront organisés les stages en responsabilité en master 2, notamment.




Selon l'AEF

« L'inscription en IUFM est maintenue en 2010 et vaudra par convention pour l'année transitoire une inscription en M1. Cela sécurise les étudiants et les formateurs », déclare à l'AEF Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, reçu avec des représentants des syndicats de la fédération, ce vendredi 27 mars 2009 à 10h30 rue de Grenelle par Valérie Pécresse et Xavier Darcos sur la masterisation (L'AEF n°111587). « Nous avons obtenu un engagement sur le maintien des moyens en formation et sur celui des antennes régionales et départementales », ajoute-t-il. ....

UN TEXTE ÉCRIT

Le Sgen-CFDT était reçu à midi ce vendredi. Suivront lundi 30 mars des rencontres avec l'Unsa-Éducation à 9h45 et AutonomeSup à 15h. À l'issue de cette série de « bilatérales », selon Gérard Aschieri, Xavier Darcos pourrait « mettre par écrit ce qu'il a dit aux syndicat ce qui permettrait vraiment de relancer les discussions ».

« Nous sommes satisfaits de la liste des thèmes abordés. Sur l'urgence, c'est à dire 2010 nous avons bien progressé, maintenant nous attendons la formule écrite. Tout un chantier nous attend pour 2011 », estime Gérard Aschieri. Le secrétaire général compte notamment « avancer » sur la question du pré-recrutement. « Le ministre continue à dire qu'on va utiliser le dispositif des AED [ assistants d'éducation] et le faire évoluer, mais cette option ne nous satisfait pas. »

Réactions :

Occupation de la Sorbonne


Pourquoi j'occupe la Sorbonne


Voici une vidéo tournée cette après midi à la Sorbonne où l’historien Pierre Frölhich explique l’occupation de la Sorbonne par des universitaires




Dans l’amphi Richelieu de la Sorbonne, ce midi, le ton était à la gravité. A la détermination. Si l’on a longuement discuté de la manière dont il fallait rédiger un «Rappel de la Sorbonne» intitulé «Pourquoi nous ne cèderons pas» l’assemblée d’enseignants-chercheurs de Paris-1, Paris-3 et Paris-4, menée par l’historien Francisco Foronda, n’a pas tremblé ni lambiné au moment décisif. La grève a été reconduite, massivement, sous les applaudissements. Manifestement, ni Valérie Pécresse ni Xavier Darcos ne sont parvenus à entamer cette froide volonté. Pourtant, ils s’y sont mis le 2 février... introduit dans une Sorbonne toujours en quasi état de siège, avec fouille à l’entrée, grâce à la complicité d'une historienne, j'assiste à l’intégralité de cette réunion

Puis à une opération hautement symbolique pour des universitaires excédés par la gestion des lieux, autoritaire et humiliante, à laquelle se livre le Rectorat de Paris. Emmenés par Pierre Fröhlich (Paris-1), plusieurs centaines de personnes, enseignants et étudiants, occupent une aile de la Sorbonne, en particulier la salle Marc Bloch, chère aux historiens. Outre leur contribution au conflit, il s’agit de lancer un combat de longue haleine pour «expulser le Rectorat de la Sorbonne et la rendre aux universitaires», explique t-il. .... lire la suite



Occupation de la Sorbonne


Les personnels des universités parisiennes occupent la Sorbonne pour protester contre les réformes du gouvernement.

Les personnels qui occupent en ce moment la Sorbonne ne peuvent que s'indigner des méthodes brutales des forces de l'ordre contre les étudiants et les collègues venus les soutenir place de la Sorbonne.


Depuis 16 h, devant la Sorbonne, un rassemblement pacifique et festif réunissant 300 personnes, étudiants, enseignants et personnels se tenait pour soutenir l'occupation de la Sorbonne par les personnels des université parisiennes.

A partir de 18h (toujours en cours), il a été brutalement chargé par les forces de l'ordre, qui les ont chassé avec violence de la rue et de la place.
Nous dénonçons cette répression; de telles pratiques sont inacceptables face à un mouvement pacifique.

Elles remettent en cause le droit de manifester. Nous demandons le rétablissement de la liberté de circulation pour tous les citoyens dans le quartier latin et la libre accès à la Sorbonne.


Les occupants de la Sorbonne, à 18h50 25 mars 2009


Communiqué

Nous, enseignants-chercheurs des universités parisiennes, exigeons que cessent définitivement les contrôles policiers, les fouilles, les fermetures à répétition de la Sorbonne et des autres centres d’enseignement et de recherche. Nous demandons le rétablissement de notre liberté d’étudier, d’enseigner, de chercher et de nous réunir.

La Sorbonne doit rester ouverte ! La Sorbonne est aux universités, pas au Rectorat ! Libérons la Sorbonne !
Mais ce qui se passe à la Sorbonne n’est qu’un symptôme d’une politique générale.

Nous dénonçons la politique de répression du mouvement des universités et de toutes les protestations en cours ; nous nous alarmons des graves menaces qui pèsent sur les
libertés publiques.

Nous demandons donc :
  1. que le Recteur de l’Académie de Paris reçoive une délégation pour discuter de la fin des contrôles, des fouilles sur le site de la Sorbonne et sur son ouverture permanente ; ainsi le dialogue remplacera l’arbitraire et la répression ;
  2. Que le gouvernement cesse ses manœuvres dilatoires et accède sans conditions aux revendications de la communauté universitaire en retirant sans délai ses contre-réformes (retrait des réformes de la formation des enseignants, du statut des enseignants-chercheurs, du contrat doctoral unique et restitution des postes supprimés en 2009).
L’exaspération est à son comble : c’est seulement après ces retraits que sera enfin possible un retour au dialogue, à la sérénité ainsi qu’une reprise des cours à laquelle nous aspirons tous. En attente d’une réponse, nous restons dans la Sorbonne dont nous n’aurions jamais dû être chassés. »

IUFM, formation des enseignants dans la lutte, nous ne sommes plus seuls, continuons la mobilisation

L'IUFM de Lons le Saumier résiste .....




Masterisation : la CPU satisfaite de l'ouverture « de véritables négociations » permettant « une révision en profondeur de la réforme »


Communiqué du 25 mars


La CPU note avec satisfaction l’évolution des discussions autour de la formation des maîtres et l’ouverture de véritables négociations qui permettent une révision en profondeur de la réforme.

Elle s’engagera pleinement dans le travail de la commission de concertation et de suivi et désigne le président de la commission de pédagogie de la CPU, Daniel Filâtre, président de l’université de Toulouse Le Mirail, pour la représenter à la coprésidence de cette commission. Cette commission devra se prononcer sur le contenu, la nature et les modalités de la formation des maîtres et des concours et démarrer ses travaux dès le début avril, après définition concertée de ses modalités de travail et de sa composition.

Pour l’année 2009-2010 et dans la mesure où les concours restent inchangés, la CPU souhaite que les préparations restent au plus près de celles de 2008-2009.

Pour que les étudiants puissent bénéficier d’un master nécessaire à leur recrutement ultérieur comme professeurs, la CPU suggère de les inscrire, pour ces préparations, soit dans les UFR ; soit dans les IUFM dont l’année de préparation pourrait donner, à titre transitoire, l’équivalence de 60 ECTS.

Ces différentes modalités doivent être abordées de façon urgente dans les négociations qui se déroulent en ce moment avec les deux ministres.


Texte adopté à l’unanimité moins une absentation


En attendant le 1° avril , voici le communiqué de la CPU revu et corrigé par Nicole ORTHOUS.


jeudi 26 mars 2009

Réflexions de Christian PUREN et Sylvie PLANE


Sylvie PLANE


Je rappelle un autre élément à prendre en compte au sujet de la place de la place du concours et de la durée du cursus :

Il nous a été dit par le ministère qu'en mettant le concours en M2, il permettrait ainsi que les enseignants soient considérés comme recrutés à un niveau plus élevé et qu'ils pourraient alors bénéficier d'une revalorisation indiciaire. Cet argument est inexact sur le plan juridique. Que le concours soit placé en M1 ou qu'il soit placé en M2, les conditions de diplôme permettant de s'y présenter sont toujours les mêmes : le diplôme nécessaire pour se présenter au concours demeure dans un cas comme dans l'autre la licence. En effet, le "M1" n'est pas un diplôme. La chose serait différente si le concours se passait à l'issue du master, c'est-à-dire en 6° année d'études supérieures. Mais cette hypothèse n'est pas viable pour l'ensemble des concours (1). En revanche il faut distinguer : le niveau de diplôme exigé pour passer le concours et le niveau de diplôme exigé pour être recruté. Puisqu'il est dit qu'il faudra désormais un master pour être recruté, cela devrait être pris en compte pour la revalorisation et peu importe, juridiquement, que le concours soit placé en M1 ou en M2. Ce sont donc des considérations pédagogiques qui doivent nous amener à opter pour le concours en M1 ou en M2 et non la perspective d'une revalorisation de carrière, puisqu'elle ne dépend pas de la place du concours dans le master.

(1) En imaginant que le concours ait lieu à l'issue du master, la poursuite de cette sixième année d'étude supérieure ne pourrait être combinée avec le statut de fonctionnaire stagiaire, car cette position statutaire dépend de la réussite au concours. Autrement dit, le cursus serait le suivant : 5 ans d'études supérieures pour obtenir un master, un an de préparation au concours, un an en position de stagiaire, puis titularisation, d'où 7 années avant d'être titularisé, coût des études, incidence sur la carrière... Fin de carrière à quel âge ?
Sylvie PLANE

Christian PUREN

Sylvie Plane écrit qu'il faut distinguer "le niveau de diplôme exigé pour passer le concours et le niveau de diplôme exigé pour être recruté". Oui, mais il faut préciser en même temps que si dans la plupart des formations professionnalisantes (écoles d'ingénieurs, écoles d'infirmières, facultés de médecine,...), la sélection se fait en début de cursus, c'est 1) pour que l'argent dépensé par l'Etat dans le temps de la formation professionnelle (qui est de loin la plus coûteuse) soit rentabilisé au mieux grâce à un taux d'échec résiduel, et 2) pour que la formation au métier en alternance se fasse, parce qu'elle se situe après la sélection, dans les conditions de sérénité et de concentration qui lui sont indispensables. L'intérêt économique et l'intérêt pédagogique se rejoignent pour une fois clairement, saluons l'événement, sonnons trompettes, et bétonnons sur le principe!

L'un des risques structurels de ce type de dispositif est que la sélection précoce ne se fasse pas principalement, parce qu'elle est précoce, sur des critères professionnels (un cas caricatural en étant la sélection à la fin de 1e année des études de médecine...), et c'est pourquoi il est indispensable 1) de généraliser les UE (avec stages) de pré-professionnalisation en licence, et 2) d'intégrer une part significative d'épreuves de type professionnel en M1. Je viens de publier sur le site de l'APLV (http://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article2325) un compte rendu d'enquête réalisée sur place sur le système scolaire et de formation finlandais, où on peut lire que pour la sélection des futurs enseignants de langue maternelle, "les épreuves de sciences de l’éducation sont presque aussi importantes que leur propre discipline ; la répartition des crédits est la suivante : études pédagogiques des enseignants : 25 ECTS en études de base – pédagogie-, 35 ECTS en études de leur propre discipline."

L'une des manies françaises (n° 1, je vais en signaler quelques autres à la suite...) semble bien être, lorsqu'il y a insuffisance avérée ou déclarée des résultats (cf. les plaintes récurrentes sur le niveau des étudiants dans les rapports des jurys de concours), "d'en rajouter" au lieu d'optimiser: c'est le "réflexe encyclopédiste". Un concours à l'issue du Master (M2, donc) permettrait peut-être aux filières universitaires de préparation académique d'augmenter leurs heures de cours, mais d'une part cette inflation de contenus académiques risquerait de creuser encore plus la distance entre la formation universitaire et la formation professionnelle (d'autant moins prise en compte que plus retardée), d'autre part il faut quand même rappeler que la formation professionnelle des enseignants n'a pas
pour vocation à servir au fonctionnement de l'université: c'est l'inverse.

C'est très bien qu'il y ait actuellement un front uni contre les réformes Pécresse-Darcos, mais il ne peut occulter qu'il existe entre la "culture" collective des universités et celle des IUFM des divergences fondamentales dans la conception de la formation professionnelle des enseignants en France, ainsi que des intérêts fondamentalement divergents.

Avec l'intégration en amont du concours et au concours lui-même de contenus de type professionnel, une autre manière d'augmenter la qualité de la formation sans en rajouter encore, est de reporter sur la première année en poste (PE3, PLP3, PLC3) la rédaction du mémoire et un certain nombre de cours "théoriques" de formation pédagogique et didactique, qui gagneraient en intérêt aux yeux des nouveaux enseignants s'ils étaient proposés à un moment - leur titularisation étant acquise et un minimum d'assurance personnelle étant acquise dans la pratique professionnelle -, où ils se trouvent en mesure de commencer à se poser eux-mêmes des questions plus générales et abstraites.

Une autre déplorable manie française en effet (n° 2) est de commencer par le plus général et le plus abstrait au titre que ce seraient "les bases" sur lesquelles devraient se fonder les pratiques. Mais on confond ainsi le point d'arrivée avec la route, le résultat avec la manière d'y parvenir, le produit avec le processus, la formation d'un enseignant avec ses compétences finalement acquises. A l'IUFM de Paris, où je suis arrivé un an après sa création et où j'ai enseigné la didactique des langues pendant 10 ans (1992-2001), j'ai assisté à la réduction progressive des "conférences de tronc commun" (sur la psychologie de l'apprentissage et la philosophie de l'éducation, par exemple) considérées a priori (et légitimement) comme indispensables pour tous les enseignants quelle que soit leur discipline.

Elles sont indispensables, effectivement. Mais si elles étaient indispensables et que pourtant elles étaient rejetées massivement par les étudiants en IUFM, la seule explication est évidente, et le remède tout trouvé: elles étaient mal placées dans le cursus, elles arrivaient trop tôt, comme "la charrue avant les bœufs", suivant l'expression consacrée. Parce qu'en fait ce n'est pas la "théorie" qui tire la "pratique" dans un processus de formation professionnelle, c'est l'inverse : ce sont les questions que les stagiaires se posent dans leurs pratiques, et elles seules, qui peuvent les motiver à "remonter" à des considérations
"théoriques".

Je suis donc favorable pour ma part à reporter après la titularisation toute cette partie de la formation qui n'est efficace que si le nouvel enseignant à acquis un minimum d'expérience et d'assurance professionnelles qui lui permettent de se poser des questions de type "méta" par rapport à sa pratique, ou du moins d'être ouvert à ce type de problématiques qui se situent au-delà de la simple "manière de faire": la maturation naturelle d'un professionnel passe sans doute par les questions de référence successives suivantes: 1) comment? 2) quoi? 3) pourquoi? Une autre manie française (n° 3) est ce rationalisme abstrait qui inverse complètement cet ordre chronologique de la relation théorie-pratique dans la conception des cursus de formation professionnelle. Tout formateur d'IUFM a pu constater la grande différence qualitative entre des mémoires professionnels conçus et rédigés avant ou après une expérience significative d'enseignement.

Dans certains pays européens (l'Espagne, par exemple), la promotion de carrière des enseignants dépend de leur assistance (non obligatoire) à des stages, colloques et autres rencontres pédagogiques. Pourquoi (j'ai été adhérent du SNES puis du SNESUP avant mon actuelle retraite cette année, horresco referens, donc...), pourquoi ne pas imaginer que les promotions dans le grade, dans les toutes premières années de carrière, soient liées à
la soutenance d'un mémoire professionnel, avec une priorité / un "plus" voire une obligation accordé à des projets collectifs ?

C'est une autre manie française en effet (n° 4) que de considérer que l'évaluation des enseignants est forcément individuelle, alors même qu'on leur demande de former leurs élèves aux valeurs citoyennes de responsabilité collective et de solidarité, c'est-à-dire (dites-moi si je me trompe) à être efficaces collectivement.

Et pourquoi ne pas laisser aux jeunes titulaires une marge de manœuvre personnelle d'évolution professionnelle dans les premières années de leur carrière (liée à ce mémoire professionnel de M2, puis à un doctorat, pour ceux qui le souhaiteraient, de recherche en fonction de leur personnalité, facilités ou difficultés personnelles et/ou professionnelles, choix de vie, etc.: les promotions dans le grade seraient en partie liées à la validation de ces travaux de recherche. Une autre manie française (n° 5), dont je ne sais s'il faut l'attribuer aux séquelles du judéo-christianisme, du jacobinisme ou du maxisme-léninisme - peu importe mais le résultat est là - est de penser que l'intérêt collectif exigerait que tous poursuivent le même objectif en étant évalués en même temps sur les mêmes critères.

Je suis parfaitement conscient et des procès d'intention et des récupérations auxquels mon discours peut donner lieu. Mais je suis intimement persuadé que dans le contexte européen et mondial actuel, « il faut agir, sous peine de dépérir, il faut affronter les courants, sous peine d'être laissé au rivage, comme une épave. Aussi un enseignement national qui ne serait pas résolument moderne par la substance et par l'esprit ne serait-il pas simplement un anachronisme; il deviendrait un péril national.

» C'est une citation de Louis Liard, Vice-Recteur de l'Académie de Paris, dans un discours prononcé à l'ouverture du Conseil académique de Paris le 26 novembre 1902 (mille neuf cent deux). L'obtention pour l'année prochaine du statu quo pour la formation des enseignants sera sans doute une victoire française contre les réformes proposées par ce Gouvernement français, mais ce serait une erreur historique d'en rester là, et de ne pas transformer immédiatement cette dynamique d'opposition française en une dynamique de
proposition européenne.

Christian Puren
Professeur émérite de l'Université Jean Monnet (Saint-Etienne, France)
Président d'Honneur de l'Association française des Professeurs de Langues
Vivantes (APLV) Directeur éditorial du site www.aplv-langues.modernes.org

mercredi 25 mars 2009

25 mars : Communiqué de l'assemblée générale de l'IUFM Midi-Pyrénées


L'assemblée générale (enseignants, biatos, étudiants, stagiaires) de l'IUFM Midi-Pyrénées, école interne de l'université Toulouse le-Mirail en conformité avec les décisions de la coordination nationale des universités du 23 mars 2009 appelle à la journée d’action du 26 mars. L'assemblée générale appelle à la manifestation du 26 mars à 14h30 place du capitole.


Elle dénonce également la nouvelle supercherie du ministre de l’éducation nationale dans sa lettre aux syndicats le 20 mars dernier et exige un retrait total et sans concession des deux volets de la réforme : réforme des concours et réforme de la formation des enseignants. Elle réaffirme que ce retrait demeure plus que jamais l’un des préalables indispensables à l’ouverture de toute discussion.

L'assemblée générale demande l'ouverture des inscriptions sur le serveur de l'IUFM avec un maintien en l'état pour 2009-2010 des mêmes conditions d'inscription, même lieux de formation, même modalités et même concours. Un point général des inscriptions sur l'ensemble des IUFM est disponible sur le serveur de metier-prof.org. De plus, l'assemblée générale demande la reconnaissance des formations en IUFM au grade master.

Dans la continuité des assises nationales de la formation des enseignants et des CPE, l’assemblée a mandaté le comité d’action de l’IUFM Midi-Pyrénées pour organiser la journée d’études du 31mars : « Construisons ensemble le nouveau dispositif de formation des enseignants : place et contenu des concours dans la formation aux métiers de l’enseignement". Un comité d’organisation a été crée. Elle mandate le comité d’organisation pour inviter à cette journée :
  • la coordination nationale de la formation des enseignants ;
  • la coordination nationale des universités ;
  • les enseignants et étudiants des universités toulousaines en particulier les responsables des départements d'UFR ;
  • les membres du conseil d'école.
L'assemblée générale approuve la décision de l'administration provisoire de banaliser la journée du 31 mars. L'assemblée invite les formations continue du 31 mars à se joindre à la journée d'études. Tous les personnels sont invités à participer à cette journée. En conséquence, pour des raisons de sécurité, l'assemblée générale propose à l'administrateur provisoire de fermer les sites toulousains et départementaux.

L'assemblée générale soutient la lettre ouverte des étudiants aux Ministres, ainsi que une courrier qui précise que les modalités provisoires ne sont pas applicables pour les disciplines technologiques et professionnelles.

La prochaine assemblée générale est prévue le 1° avril sur le site de Saint Agne.


Xavier Darcos: « Nous ne reculons pas sur tout, nous négocions » (France Inter)


« Nous ne reculons pas sur tout, nous négocions », affirme Xavier Darcos invité à 8h20 de Nicolas Demorand sur France Inter, mardi 24 mars 2009. « Nous souhaitons que les réformes que nous proposons soient comprises, si elles ne le sont pas, nous reparlons. (…) C'est un travail de discussion incessant mais ce n'est pas un recul. Un recul serait le choix de ne pas réformer ! », insiste le ministre de l'Éducation nationale.

« Comment en est-on arrivé à un tel niveau de défiance ? », lui demande le journaliste de France Inter. Xavier Darcos lui répond en opposant « ceux qui veulent débattre avec nous et ceux qui n'acceptent pas les réformes qui ont été votées par le Parlement », et se mettent en situation « d'opposition systématique ».

ANTENNES DÉPARTEMENTALES DES IUFM. « Nous aurons besoin des formateurs qui sont dans ces antennes pour encadrer l'alternance. »





30 000 selon le Snesup-FSU ont manifesté en France, à l'occasion d'une nouvelle journée de mobilisation « de la maternelle à l'université », mardi 24 mars 2009. Ils défilaient notamment à l'appel de la « coordination nationale des universités »

Selon le message AEF

TOULOUSE. ...... La mobilisation ne faiblit pas mais certains sont arrivés à 14h30 alors que la manif n'a commencé qu'à 16 heures », explique Ludivine Labbé, présidente de l'Unef Toulouse. Émile, membre du comité étudiant « UPS en lutte », avance « la peur de certains étudiants devant la proposition d'un petit nombre d'étudiants du Mirail de faire éclater des pétards élaborés à partir de mélange artisanal lors de la manifestation ». L'AG de Toulouse-III (Paul-Sabatier) avait d'ailleurs appelé un peu plus tôt à ne pas se rendre à la manifestation. « Nous sommes intervenus pour dire que la radicalité n'est pas de faire des opérations coup-de-poing qui ne sont pas comprises des étudiants et du grand public. Il faut plutôt aller vers une massification du mouvement », estime la représentante de l'Unef.

À Toulouse-I, « une dizaine de profs de l'IEP et une cinquantaine d'étudiants ont participé à un « printemps des chaises », mardi 24 mars 2009, devant les locaux de l'IEP de Toulouse, déclare Grégoire, porte-parole du « comité des étudiants de l'UT1 (Arsenal/IEP) ». « Une cinquantaine d'étudiants », selon la présidence, ont ensuite occupé le hall de l'université Toulouse-I, situé en face de l'IEP, pour obtenir un amphi de la part du président Bruno Sire. « Une AG rassemblant 300 étudiants » s'est réunie à 12h30 et a décidé de « mettre la question du blocage de l'Arsenal à l'ordre du jour de l'AG de jeudi 26 mars », indique Grégoire. La présidence d'UT1 a fait appel à une société privée de sécurité pour « préserver le calme et la sécurité sur le campus ». Seuls les étudiants inscrits à UT1 et présentant leur carte d'étudiant sont autorisés à entrer dans les bâtiments.

À Toulouse-II Le Mirail, « une cinquantaine de personnes, dont une grande majorité de personnels ont envahi le congrès », annonce Jef, porte-parole Aget-FSE de Toulouse-II, mardi 24 mars 2009. La présidence de Toulouse-II évoque « l'intrusion d'une quarantaine de personnes ». « Le congrès n'a pas pu délibérer afin d'indiquer à la présidence une position commune fixant les principes qui doivent guider notre université en période de crise », indique Daniel Filâtre, président, dans un communiqué daté de mardi 24 mars. Selon lui, « deux exigences s'étaient fait entendre lors de ce congrès : une mobilisation déterminée au nom de principes intangibles et la nécessité d'accomplir nos missions auprès de tous les étudiants, en particulier ceux de licence. La présidence condamne le mépris manifesté par certains à l'égard des institutions de l'université. » Devant la décision des étudiants de reconduire le blocage et l'envahissement du congrès « qui marquent un tournant inquiétant dans les formes du mouvement actuel et fragilisent l'université », estime Daniel Filätre, la présidence de Toulouse-II « réitère sa condamnation des blocages et lance un appel pour que toutes les parties en présence à l'université se rassemblent pour rechercher aussi rapidement que possible une issue à cette crise ».

Vers midi, « 1 500 étudiants ont reconduit les piquets de grève jusqu'au mardi 31 mars », indique Jef de l'Aget-FSE. « Nous sommes en train de nous diriger vers un mouvement inter-lutte avec les travailleurs sociaux qui sont venus participer à l'AG du Mirail. » De son côté, l'Unef parle d'une « belle AG qui a rassemblé entre 1 300 et 1 500 étudiants ».

À Toulouse-III Paul-Sabatier, « 700 personnes dont une très grosse majorité d'étudiants », se sont prononcés en faveur du « blocage partiel » mis en place depuis le 23 mars, lors de l'AG de mardi 24 mars 2009, indique Émile, étudiant membre du comité UPS en lutte. Étudiants, enseignants-chercheurs et présidence se sont mis d'accord pour assurer les cours le matin et fermer les bâtiments d'enseignement l'après-midi. Gilles Fourtanier, président de l'université, souhaite la tenue d'un « référendum », demain, mercredi 25 mars. « Des débats ont eu lieu entre les étudiants sur cette question du référendum », précise Émile mais l'AG ne s'est pas prononcée sur le boycott ou non de cette consultation.



Gonfler les résultats des évaluation en CM2

Le site du syndicat FSU des Inspecteurs lance l’alarme en dénonçant une manoeuvre inquiétante : des pressions sont exercées sur des inspecteurs pour leur faire gonfler les résultats des évaluations CM2 (voir le texte complet sur le site http://syndicat.snpi-fsu.org/index.php )

Pourquoi faire gonfler les résultats des évaluations CM2 ? La réponse est sans doute dans le discours prononcé par Nicolas Sarkozy à Périgueux le 15 février 2008, dont voici un extrait :

  • D’abord, un objectif : diviser par trois, d’ici la fin de la mandature, le taux d’échec scolaire à la sortie du CM2. Si à l’issue du quinquennat, 5% des élèves quittent le CM2 sans maîtriser les connaissances de base, ce sera encore beaucoup trop, je le sais, mais nous aurons beaucoup travaillé, parce que cela ne sera plus 15%. A terme, bien sûr, le but c’est que cela soit 0%. Je suis bien obligé de fixer les objectifs ambitieux et raisonnables. Comprenez-bien, je prends un engagement devant vous, nous allons diviser par trois le nombre d’enfants qui sortent de primaire sans maîtriser les savoirs fondamentaux.

mardi 24 mars 2009

Communiqué et motions de la 7e Coordination Nationale des Universités, réunie à Strasbourg le 23 mars 2009


Communiqué du matin


Alors que depuis 2 mois, l’université et la recherche sont en grève, le gouvernement n’a réagi que par le mépris, les manœuvres et la répression. Il n’a donné satisfaction à aucune de nos revendications, faisant de l’enseignement supérieur et de la recherche un des laboratoires de sa politique destructrice de l’éducation nationale et de la fonction publique.

La CNU prend à témoin l’opinion publique de l’attitude du gouvernement et de son refus d’offrir les conditions nécessaires à l’ouverture de réelles discussions. Valérie Pécresse a une nouvelle fois montré son mépris ce matin sur France 2 en sommant les universitaires d’organiser le rattrapage des cours. Cette surdité fait ainsi porter l’entière responsabilité de la radicalisation du mouvement sur le gouvernement.

Nous ne demandons pas à Valérie Pécresse et à Xavier Darcos de reculer mais d’avancer en retirant leurs projets.

Tous dans la rue les 24 et 26 mars !

Communiqué du soir

Réunie à Strasbourg ce lundi 23 mars 2009, la Coordination Nationale des Universités tient à rappeler les conditions incontournables pour sortir de la crise qui secoue depuis de longs mois le monde universitaire : le retrait du décret statutaire, le retrait du décret sur la mastérisation, le retrait du contrat doctoral unique, l’arrêt du démantèlement des organismes de recherche ainsi que des engagements clairs en matière d’emploi statutaire. Elle invite toutes les organisations syndicales à se montrer intransigeantes sur ces points qui sont indissociables, à ne pas se satisfaire de promesses et de demi-mesures, à n’accepter aucune négociation partielle. Leur crédibilité serait gravement compromise pour le futur s’ils devaient déroger à cette règle.

Les véritables finalités des réformes et de l’orientation générale de la politique éducative, universitaire et de recherche suivie depuis 2006/2007, sont à présent connues de tous. Il s’agit :

  • de la dégradation programmée des contenus disciplinaires, de la culture générale et des humanités ;
  • de la destruction de la fonction publique d’Etat dans l’enseignement, par l’extension du recours à l’emploi précaire et par la déconcentration locale du recrutement et de la gestion des carrières, desquelles résulteraient une perte d’autonomie et une moindre protection des personnels, notamment administratifs et techniques.
  • de la libéralisation du « marché » de l’enseignement supérieur et de la recherche, où le secteur privé, commercial ou religieux, serait invité à venir prendre des parts supplémentaires, en droite ligne des recommandations de l’OCDE.

Cette politique rejoint celle actuellement appliquée à l’Hôpital et menace selon le rapport Le Bris de nombreux autres secteurs de la fonction publique, au point de mettre en danger tout le pacte social républicain, fondé avant 1914 et renouvelé en 1945. L’opinion publique doit en prendre conscience.

Les conséquences en seraient dramatiques pour l’ensemble de notre système : formation des jeunes et avancement de la recherche. Aussi, la Coordination Nationale des Universités avertit-elle solennellement le gouvernement : la communauté universitaire mesure parfaitement l’importance de ces enjeux et prendra toutes ses responsabilités pour défendre jusqu’au bout la tradition de liberté dont elle est l’héritière.

Valérie Pécresse et Xavier Darcos, qui se sont déjà disqualifiés comme interlocuteurs par le mépris qu’ils ont manifesté à notre communauté, doivent partir. Mais au-delà de ces deux ministres, le gouvernement doit savoir que s’il n’entend pas notre colère, c’est sa légitimité même qui sera très bientôt mise en question. La Coordination Nationale des Universités l’invite donc à abandonner dès maintenant toutes ces réformes et à s’engager sur l’abrogation de la loi LRU et du pacte pour la Recherche, avant que l’état de désordre actuellement installé dans l’université ne soit irréversible, avant, tout simplement, qu’il ne soit trop tard.

Motions adoptées par la

7ème Coordination Nationale des Universités

réunie le 23 mars 2009 à Strasbourg

Dans la perspective de la continuation du mouvement de la communauté universitaire, la Coordination Nationale des Universités appelle à l’intensification des actions. Face au mépris du gouvernement, nous n’avons plus d’autre choix que de durcir notre mouvement.

La Coordination Nationale des Universités confirme son appel aux journées « RPG » selon les modalités définies dans la motion n°1 votée aujourd’hui à Strasbourg.

La Coordination Nationale des Universités appelle les universités à mandater leurs délégués afin de lui permettre de prendre les décisions qui s’imposent lors de sa prochaine réunion pour assurer les meilleures conditions de la prise en compte du second semestre universitaire pour les étudiants.

La Coordination Nationale des Universités appelle les universitaires à suivre le mot d’ordre de démissions des fonctions administratives de la 4ème Coordination Nationale des Universités de Paris X - Nanterre.

La Coordination Nationale des Universités appelle l’ensemble des coordinations et collectifs, organisations et sections syndicales à interpeller publiquement et par tous les moyens les élus et les candidats aux prochaines élections. Elle appelle également à s’adresser aux institutions européennes, en rappelant notamment le rendez-vous du contre-sommet de Louvain les 28 et 29 avril.

La Coordination Nationale des Universités en appelle aux médias pour dénoncer les manœuvres dilatoires du gouvernement et prend à témoin l’opinion publique sur sa manière révoltante de gérer la crise du monde de l’éducation et de la recherche.

La Coordination Nationale des Universités souhaite une réelle convergence des mouvements de contestation de la maternelle à l’université, en lien étroit avec la recherche et le secteur privé, à travers notamment l’organisation de nombreux forums sociaux contre la casse du service public.

Motion n°1 : Proposition de motion d’action partageable RPG

La Coordination Nationale des Universités, suite à la proposition d’action dite « RPG » (Rectorats, Péages, Gares) votée lors de sa réunion à Dijon le 16 mars dernier, confirme la programmation de sa mise en œuvre et en définit ainsi les modalités.

1. Constatant la mobilisation historique de tous les secteurs professionnels lors de la journée du 19 mars, observant à la suite de nombreuses rencontres et de forum sociaux une convergence de plus en plus forte des revendications, notamment dans le secteur public, la Coordination Nationale des Universités appelle les secteurs professionnels en grève ou en lutte à venir partager avec les étudiants et les personnels de l’éducation, de l’université et de la recherche, trois journées d’actions visibles, les 25, 26 et 27 mars prochain et ainsi de suite chaque semaine tous les mercredis, jeudis et vendredis.

2. L’action partageable RPG se donne un calendrier national de trois destinations symboliques :

  • tous les mercredis : les rectorats comme espace des décisions unilatérales et des logiques autoritaires.

Au choix les jeudis et vendredis :

  • les péages autoroutiers et les grandes surfaces comme symboles de la marchandisation des savoirs et des dangers de la privatisation des services publics et de l’externalisation des services (tracts, ouverture des barrières et passages gratuits, cours en grande surface) ;
  • les gares routières et ferroviaires comme symboles de la liberté de la circulation et de la transmission des savoirs (tracts, tenues de cours ou de mini forum sociaux dans les halls de gare suivis de die-in ou de sit-in, et plus si affinités).

3. L’action devra être conduite de façon totalement non violente, avec un nombre de personnels et de travailleurs suffisant pour ne pas exposer les étudiants, dans une optique qui consistera à ne jamais affronter ou provoquer les forces de l’ordre.

La Coordination Nationale des Universités souligne que la réussite de ces trois journées hebdomadaires d’action partageable dépendra de l’effectivité de sa mise en œuvre et du caractère vraiment coordonné et national de l’action.

Motion n°2 : Sur le second semestre universitaire

Après avoir provoqué la grève la plus longue de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse fait mine de se soucier de la tenue des enseignements. Elle avait pourtant un moyen simple de mettre fin à une colère qui fait l’unanimité du milieu universitaire contre ses projets : les retirer tous purement et simplement.

Quant à nous, enseignants et enseignats-chercheurs grévistes, nous saurons dans chaque université et dans le respect des spécificités disciplinaires trouver les modalités de la tenue du second semestre en liaison avec les étudiants et en accord avec les personnels administratifs et techniques.

Motion N°3 : Non à la répression

La Coordination Nationale des Universités déclare son soutien aux personnes arrêtées dans une extrême violence lors du mouvement de contestation actuel. Nous condamnons la répression policière qui touche de plus en plus de mouvements sociaux. Elle demande la fin des poursuites judiciaires entamées.

Motion N°4 : Calendrier des actions

  • 24 mars :

* Appel aux syndicats siégeant au CTPU à voter contre le projet de décret statutaire dont nous exigeons le retrait ; appel à un rassemblement massif au lieu de réunion de la CTPU. * Manifestation nationale de la maternelle à l’université ?

  • 25, 26 et 27 mars : « RPG » (voir motion n°1)

* Rectorats. * Péages. * Gares.

  • 26 mars :

* Journée de manifestation nationale avec des déclinaisons locales. * Appel au blocage du CA du CNRS.

  • 28 mars : Suspension des activités de direction des labos (voté le 14 mars).
  • 30 mars : Actions standards téléphoniques et CROUS.
  • 31 mars :

* Cérémonie de non remise des maquettes. * A Paris : Manifestation de chez Valérie Pécresse à chez Xavier Darcos, pour la non remontée les maquettes.

  • 1er avril :

* Journée des Rectorats. * Remise des démissions administratives aux recteurs. * Actions vers l’interprofessionnel et l’intercatégoriel (CNE).

  • 2 avril :

* Manifestation nationale à Paris * Journée BIATOSS et ITA : personnels administratifs et techniques des universités et des EPST en tête des cortège * Journée nationale de blocage.

  • 3 avril : Nuit des écoles et des universités (occupation nocturne et festive simultanée de toutes les écoles et universités).
  • 6 avril : 8ème Coordination Nationale des Universités à Paris 3.
  • 8 avril : Manifestations.

lundi 23 mars 2009

Toulouse : semaine d'actions du 23 au 27 mars 2009


Mardi 24 mars 2009

  • Manifestation
  • Rassemblement - place du capitole
  • à 14 h 30

Mercredi 25 mars 2009

Jeudi 26 mars 2009
  • Manifestation
  • Rassemblement - place du capitole
  • à 14 h 30

Vidéos d'archives













Communiqué de la Conférence des Directeurs d’IUFM du 23 mars 2009


Masterisation : sortir de la confusion et de l’incohérence (bis repetita)


La Conférence des Directeurs d’IUFM ne cesse d’attirer l’attention sur le degré de confusion et d’incohérence atteint par la réforme du recrutement et de la formation des enseignants à force d’ajouts et de rectifications successifs.


Les mesures concernant le caractère transitoire de l’année 2009-2010 ne font que rajouter un peu plus de confusion et d’incohérence :

  • la juxtaposition de trois catégories d’étudiants qu’il faut désormais traiter de manière différente ;

  • la nécessité de bricoler un dispositif à la hâte pour un nombre significatif d’étudiants, ceux qui préparent les concours de professeurs des écoles, des lycées professionnels, de conseiller principal d’éducation,;

  • l’obligation pour la plupart d’entrer dans la logique de préparation des actuels concours et de s’inscrire simultanément dans des masters (quand ils existent) qui ont été construits dans une toute autre logique ;

  • et, au bout du compte, la dévalorisation et la perte de crédibilité pour ces masters.


Il existe pourtant une solution simple, claire, cohérente, efficace et lisible.


Puisque l’on proroge officiellement les concours actuels, il suffit de proroger l’année qui les prépare et l’année de formation professionnelle en alternance qui les suit. Il y a là un dispositif qui, depuis une vingtaine d’année, a fait la preuve de sa cohérence et de son efficacité.

Il est alors très simple (moyennant le renforcement de la dimension recherche du mémoire de seconde année) de délivrer le diplôme ou le grade de master à tous ceux qui auront réussi ce parcours difficile et particulièrement sélectif.

Construire l’avenir

De plus, pour construire l’avenir, la Conférence des Directeurs d’IUFM réitère sa proposition d’organiser des Etats Généraux de la formation des enseignants sous forme d’une consultation rigoureuse et démocratique de tous les acteurs de ce dossier.