vendredi 13 février 2009

Xavier DARCOS provoque ...


RMC le 12 février 2009
Alors que les présidents d'université lui ont demandé de repousser la réforme de la formation et du recrutement des enseignants à 2011, le ministre de l'Education Nationale a affirmé qu'il n'y avait « aucune raison aujourd'hui objectivement [de le faire].

D'ailleurs, a-t-il poursuivi, on me dit "les universités ne voudront pas préparer les étudiants à cela" ; vous savez, moi je recrute 14 000 personnes ; on va les trouver les gens pour passer nos concours. Et aujourd'hui, un professeur sur deux qui est recruté par moi, n'est déjà pas passé par des systèmes de formation des maîtres. Il a tout simplement une licence ou une maîtrise, et il se présente à nos concours et il les a. Donc moi je n'ai pas absolument besoin d'entrer dans des discussions sibyllines avec les préparateurs à mes concours. Je suis recruteur. Je définis les concours dont j'ai besoin. Je garantie la formation professionnelle des personnels que je recruterais. Après, chacun nous suit, ou pas. »


"Aujourd'hui (...) les professeurs passent un examen, un concours, ils sont mis dans l'Institut de formation des maîtres, où on leur apprend des théories générales sur l'éducation et puis de temps à autre ils vont remplacer un professeur absent. Ce n'est pas comme ça qu'on forme des gens. Autrement dit, ils sont sans arrêt devant un simulateur de vol. Alors que dans le système que je propose, ils ne seront pas dans un simulateur de vol, ils s'installeront dans le cockpit avec un copilote et ils entreront dans la carrière."

Masterisation: la CPU demande à Xavier Darcos le report de la réforme


La CPU "demande solennellement à Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, de repousser à 2011 la mise en place des nouveaux concours de recrutement", initialement prévue à la session 2010, indique-t-elle à l'issue de la réunion de son conseil d'administration, mercredi 11 février 2009.

"La confusion croissante engendrée par la précipitation dans laquelle la réforme de la formation des maîtres a été engagée, en compromet gravement la qualité", estime-t-elle. La CPU demande ainsi "une gestion maîtrisée du temps des réformes".



Réaction
s


François Grèzes-Rueff


Monsieur Darcos,


Vous avez été professeur, ce soir vous ne l’êtes plus, simple question d’éthique. Le politicien médiocre que vous avez choisi de devenir a préféré la facilité : vous mentez.


Vous savez que les professeurs stagiaires ne se contentent pas de « remplacer quelques professeurs absents », vous le savez puisque ce sont vos services qui, chaque année, mettent en place à leur intention des classes en toute responsabilité, 8 h. par semaine dans le second degré, un jour par semaine dans le premier degré.

Vous savez qu’ils sont encadrés, « compagnonnés » si vous préférez ce néologisme, par des enseignants chevronnés, qui enseignent dans des classes, maîtres-formateurs du premier degré et professeurs associés du second degré : vous le savez parce que ce sont vos services déconcentrés, les rectorats et les inspections académiques qui en fournissent les moyens.


Vous savez qu’en lieu et place de « théories générales de l’éducation », ils doivent se confronter à la rude réalité d’un métier qu’ils comprenaient mal, et que la brève respiration que leur offre les journées de formation, avec l’appui de leurs tuteurs et la solidarités des autres stagiaires, est l’oxygène indispensable qui souvent, leur permet de garder confiance.


Vous savez que la "réforme" que vous proposez, précisément, conduit à un « simulateur de vol » pendant leur formation en master, parce que vous ne voulez pas financer une vraie formation en alternance, et que la première année de pratique professionnelle, à cause de cela, sera souvent une épreuve insurmontable et traumatisante pour les débutants.


Vous êtes en train d’inventer ce que votre démagogie vous conduit à imputer aux instituts universitaires de formation des maîtres.


Ce type de forfaiture est incompatible avec le titre de professeur, que nous, nous respectons encore.


Roland Pouget


Les propos de Xavier Darcos au micro de RMC sont d’une telle indignité qu’ils provoquent en moi des sentiments où la révolte le dispute au dégoût.

Comment un ministre de l’éducation nationale peut-il avec tant d’aplomb décrire la formation des enseignants en disant de telles énormités ?

Comme il est impossible qu’au poste qu’il occupe Xavier Darcos ne connaisse pas le système de formation des maîtres, je suis d’accord avec François, il s’agit d’un mensonge délibéré pour en discréditer encore davantage le fonctionnement actuel.

Je suis d’autre part terriblement choqué par l’appropriation de l’éducation nationale par le ministre (« ..je suis recruteur, je définis les concours dont j'ai besoin, je garantis la formation professionnelle des personnels que je recruterai et puis après chacun nous suit ou pas." ) certes c’est le ministre qui signe les arrêtés de nomination mais il le fait au nom de la nation.

Ce n’est pas lui qui recrute mais bien l’état au nom de la nation qui définit par sa représentation nationale les besoins. Mais est-on encore en république ?


Il faut donc demander un démenti au ministre de toutes les voies possibles (CDIUFM, Syndicats…), Marc Bru s’occupe de la partie CDIUFM, et rédiger un droit de réponse à diffuser à la presse et aux radios en particulier RMC.

Sylvie PLANE

Monsieur le président de la conférence des directeurs d’IUFM, Mesdames et Messieurs les Directeurs d’IUFM

Les établissements universitaires que vous dirigez et dans lesquels nous enseignons et formons des enseignants ont fait l’objet d’une attaque publique inacceptable de la part du ministre de l’Éducation nationale.

En effet, M. Darcos, au cours d’une émission a déclaré ceci le 12 février 2009 : ". "Aujourd'hui (...) les professeurs passent un examen, un concours, ils sont mis dans l'Institut de formation des maîtres, où on leur apprend des théories générales sur l'éducation et puis de temps à autre ils vont remplacer un professeur absent. Ce n'est pas comme ça qu'on forme des gens. Autrement dit, ils sont sans arrêt devant un simulateur de vol. Alors que dans le système que je propose, ils ne seront pas dans un simulateur de vol, ils s'installeront dans le cockpit avec un copilote et ils entreront dans la carrière ». (Dépêche AEF °109256).


Peu importe que ces allégations soient uniquement destinées à provoquer des rires gras, ou qu’elles visent sciemment à diffuser des informations mensongères, ou encore qu’elles procèdent d’une méconnaissance sidérante du système d’éducation et de formation français, toujours est-il qu’elles portent atteinte à la dignité des établissements que vous dirigez et dans lesquels nous enseignons, en se faisant la source de ragots infondés.


Nous vous demandons donc de prendre vivement position en manifestant avec vigueur votre désapprobation et en apportant un démenti public à ces propos.



Jean FABBRI
Secrétaire général du SNESUP

LETTRE OUVERTE A XAVIER DARCOS


Monsieur le Ministre,

Les propos que vous avez tenus concernant la formation des enseignants et les IUFM sont indignes d'un ministre de la République. Ils sont indignes car ils traduisent une grave méconnaissance de la réalité au sein du monde éducatif. Actuellement, les apprentis professeurs ont, avant et après le concours, des stages d'observation, en pratique accompagnée et en responsabilité. Après le concours, les professeurs des écoles (PE) comme les professeurs des lycées et collèges (PLC) ont, selon des modalités différentes entre les deux corps, un stage en responsabilité.

C'est donc une contre-vérité de dire qu'ils sont dans un "simulateur
de vol". Au contraire, ils volent de leurs propres ailes. Mais ils ont été, pour nombre d'entre eux, "lâchés" aux commandes d'une classe qu'après des stages de pratique accompagnée, en co-pilotage.

Le SNESUP, la FSU et bien d'autres, ont demandé que cette prise en responsabilité progressive de la conduite d'une classe se fasse après des stages d'observation et de pratique accompagnée et se retrouve dans toute réforme de la formation des enseignants. Dans l'état actuel de vos propositions, ces conditions sont absentes de votre projet de réforme.

De plus, au cours de la même émission de radio du 11 février, vous avez qualifié de discussions "sibyllines" les réflexions que mènent les universitaires dans les UFR et les IUFM, pour construire les maquettes de master.

C'est un affront au travail fait dans des conditions de précipitation que vous tentez de leur imposer à la hussarde. Vos propos affichent un mépris pour les universitaires sans précédent dans l'histoire récente de notre République.
Cet anti intellectualisme rappelle les pires heures de
l'histoire de France. L'immense majorité des collègues qui contribuent à la formation des futurs enseignants dans les universités, la quasi totalité des conseils des universités, et, depuis plusieurs jours, des dizaines de milliers d'universitaires et d'étudiants dans la grève, et dans les manifestations contestent vos dispositifs.

La CPU s'associe maintenant à cette exigence. Aujourd'hui les spectaculaires opérations de "non remontée" des maquettes des masters liés à la formation des enseignants attestent de notre détermination.


Nous sommes, vous le savez, contre le statu quo, mais c'est parce nous pensons que la qualité de la formation des enseignants est décisive pour la réussite scolaire et l'éducation des jeunes de notre pays que nous voulons une réforme cohérente et
sérieusement pensée. C'est pourquoi nous vous demandons solennellement de retirer le dispositif actuellement si mal engagé et de négocier.

A la date où nous vous écrivons, nous vous demandons de maintenir les concours PE et PLC en 2010 dans leur format actuel avec des postes ouverts en nombre requis et que de nouveaux concours, réellement discutés dans leur temporalité et leur contenu, ne soient mis en place qu'en 2011.

C'est à ces conditions que les parcours de master préparant aux concours pourront être mis en cohérence avec ceux-ci et, partant, pourront être pleinement efficaces. Tous les éléments de formation, de préparation aux concours et de concours, sont pour nous absolument liés aux statuts des futurs enseignants, à leur période de stage rémunéré, aux missions spécifiques des IUFM (composantes des universités) et de leurs personnels.


Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de notre considération.
Paris, le 13 février 2009

Jean FABBRI, Secrétaire Général du SNESUP



Masterisation: la CDIUFM et la CPU dénoncent "les propos mensongers" de Xavier Darcos (message AEF)

La CPU et la CDIUFM dénoncent, vendredi 13 février 2009, "les contrevérités" du ministre de l'Éducation nationale et "le caractère méprisant de ses propos", tout en rappelant "leur attachement commun à une formation des maîtres de qualité sanctionnée par un diplôme de master". Xavier Darcos a déclaré hier sur RMC qu'iI n'y avait "aucune raison aujourd'hui objectivement de repousser cette réforme" (L'AEF n°109256).


"Aujourd'hui (...) les professeurs passent un examen, un concours, ils sont mis dans l'Institut de formation des maîtres, où on leur apprend des théories générales sur l'éducation et puis de temps à autre ils vont remplacer un professeur absent", ajoutait-il. "Ce n'est pas comme ça qu'on forme des gens. Autrement dit, ils sont sans arrêt devant un simulateur de vol. Alors que dans le système que je propose, ils ne seront pas dans un simulateur de vol, ils s'installeront dans le cockpit avec un copilote et ils entreront dans la carrière."

"Les propos du ministre insultent tous les personnels aujourd'hui engagés dans une formation des maîtres qui répond à un cahier des charges national et qui est évaluée par une commission nationale présidée par un recteur", déclarent la CPU et la CDIUFM.

Les deux conférences rappellent que la formation actuelle "fait alterner des activités de formation et d'enseignement avec un stage en responsabilité dans un des cycles de l'école primaire d'une durée de trente jours, à raison d'un jour par semaine, et deux stages en responsabilité de trois semaines chacun dans les autres cycles de l'école primaire, pour les professeurs des écoles" ainsi qu'un "stage en responsabilité représentant de 6 à 8 heures par semaine en collège ou en lycée pour les enseignants du second degré".

"TOTALEMENT MENSONGER"

Il est donc "totalement mensonger" de comparer cette formation "à une simple simulation de vol", dénoncent la CPU et la CDIUFM. Les présidents d'université et les directeurs d'IUFM ajoutent que le ministère de l'Éducation nationale "n'a pas apporté toutes les réponses qu'il s'était engagé en septembre à fournir très rapidement, que les maquettes des concours n'ont été connues qu'en décembre et les premières modalités de stage à la mi-janvier". "Ces délais tardifs et ces imprécisions ont largement contribué à empêcher un travail serein sur les programmes de masters", estiment-elles.

La CPU et la CDIUFM réaffirment ensemble "leur attachement de fond à une formation des enseignants universitaire et professionnalisée et ne considèrent pas qu'une réflexion collective et approfondie sur la formation des maîtres du XXIème siècle relève d'une 'discussion sibylline'".

Nicole Orthous : Darcos comme il nous parle

Xavier Darcos s'est livré, jeudi 12 février 2009, à un exercice de style qu'il faut analyser – dans une infime partie: Il est sur RMC, à 13 heures, dans une émission qui s'appelle "Les grandes gueules". Le ministre se prend pour le ministère. Non. Le ministre veut qu'on le prenne pour le ministère. Phase avancée de la sarkozyte.

Pendant une heure, il pratique le double mépris : envers les enseignants qui luttent contre les mesures qu'il prend, et envers les auditeurs de RMC. ...


Voici les réactions du PS, du Snesup-FSU et du Sgen-CFDT: (message AEF)



"Face au mouvement grandissant dans les universités, dont une des revendications est la suspension de la réforme de la formation des enseignants, Xavier Darcos répond par le mépris aux présidents d'universités qui lui ont demandé de repousser cette réforme", estime le PS. "Les propos, selon lesquels le ministre de l'Éducation nationale n'a pas à discuter avec les universités, témoignent d'une absence totale de considération pour le service public". Selon le PS, le ministre "prend le risque d'un affrontement durable et d'un blocage total". Il demande "à nouveau la suspension des réformes en cours, notamment celles de la formation et du recrutement des enseignants" [...] et "demande l'ouverture d'un processus de réforme enfin concertée avec des acteurs de terrain, dans le cadre d'une mission parlementaire pluraliste".



Les propos tenus par Xavier Darcos sont "indignes d'un ministre de la République", considère le Snesup, dans une lettre au ministre vendredi 13 février 2009. "C'est une contre-vérité" de dire que les professeurs des écoles "sont dans un simulateur de vol", ajoute le syndicat. "Au contraire, ils volent de leurs ailes. Mais ils ont été, pour nombre d'entre eux, 'lâchés' aux commandes d'une classe qu'après des stages de pratique accompagnée, en co-politage", précise le Snesup. Il demande donc que les concours en 2010 soient maintenus "dans leur forme actuelle avec des postes ouverts en nombre requis" et que "de nouveaux concours, réellement discutés dans leur temporalité et leur contenu ne soient mis en place qu'en 2011". Par ailleurs, à la date du 13 février, le Snesup-FSU recense une trentaine de votes de CA ou d'avis d'universités réunies en congrès se prononçant contre la remontée des maquettes de master. Il estime que "seules les universités d'Amiens, Grenoble-I et II, Reims et Versailles Saint-Quentin sont susceptibles de transmettre des dossiers complets au ministère".



Le Sgen-CFDT considère les propos de Xavier Darcos comme "insultants", "stupéfiants et scandaleux". "C'est la réforme qu'il propose qui peut conduire à un 'simulateur de vol' pendant la formation en master, parce qu'il ne veut pas financer une vraie formation en alternance, et que la première année de pratique professionnelle, à cause de cette préoccupation exclusivement comptable, sera pour de nombreux débutants une épreuve insurmontable et traumatisante."

Caricature et mépris n’amélioreront pas la formation des personnels !


Les propos tenus par le ministre de l'Education Nationale sur une radio à propos de la formation des maîtres et des IUFM, pour tenter de justifier son refus de report des nouveaux concours constituent une inadmissible caricature de la réalité de la formation des enseignants. Marqués par un déplorable obscurantisme, ils visent en fait à dissimuler les lacunes criantes et les risques de régression que comporte le dispositif aujourd’hui projeté par le gouvernement.

Nier le travail des formateurs des IUFM et des UFR et de tous les personnels engagés dans la formation et ignorer leur professionnalité relève d'un discours de mépris et de régression qui augure très mal des projets gouvernementaux.


L'année de stage telle qu’elle est mise en œuvre depuis des années, en IUFM n'a rien d'un théorique « simulateur de vol » : les stagiaires sont placés dans des situations réelles devant des élèves tout aussi réels avec un aller retour établissement scolaire – IUFM permettant une réflexion sur leur pratique et une véritable formation professionnelle. C'est une étape essentielle de leur formation que le ministre projette purement et simplement de faire disparaître pour des raisons d'économies budgétaires . Ce sont les futurs recrutés et leurs élèves qui risquent de payer lourdement le prix.

Les questions en débat n'ont rien de « sibyllin » : il s'agit par exemple de l'articulation master/concours (place et contenu des concours, cadrage national des masters, …), du rôle et de la place des IUFM et de leurs personnels, des dispositions spécifiques pour certaines disciplines professionnelles de la voie professionnelle, de l'organisation de l'année de stage (contenu de formation, accompagnement des stagiaires, modalités des services, …), des aides aux étudiants et des pré-recrutements. De la réponse à ces questions dépendra la qualité de la formation professionnelle et disciplinaire des enseignants mais aussi de la démocratisation de l'accès au métier.


Cette qualité est décisive pour la réussite scolaire et l'éducation des jeunes de notre pays et exige une réforme cohérente et sérieusement pensée. La FSU renouvelle donc sa demande d'un report d'un an de la mise en place des nouveaux concours et d'une discussion permettant une remise à plat de l'ensemble du dispositif projeté et une négociation sur tous les points afin d'aboutir à une amélioration de la formation professionnelle et disciplinaire des maîtres ainsi qu’à une meilleure reconnaissance de leur qualification à travers le master.



Lettre à Xavier Darcos, Citoyen, futur ancien Ministre de la République

Monsieur,

Le 12 février, sur la radio RMC, vous avez déclaré ..... Ces propos sont inadmissibles.

Votre indifférence proclamée envers les demandes formulées par le bureau de la Conférence des Présidents des Universités, par la Coordination Nationale des Universités, par des conseils d’administration, des étudiants, des enseignants et des enseignants-chercheurs, des associations d’universitaires, des syndicats, des parents d’élèves est inadmissible.

Le cynisme avec lequel vous avouez ouvertement que peu vous importe qu’il y ait ou non au sein du service public des préparations aux concours de recrutement des enseignants du service public est inadmissible. ....

En tant que citoyens, électeurs, contribuables, parents d’élèves, habitants de ce pays, nous ne reconnaissons plus la légitimité morale et républicaine de la position que vous occupez.

Nous exigeons votre démission.


Séquence "Humour"


Enterrement des maquettes à l'université de Toulouse le Mirail
le 12 février 2009




Thèse de Madame Valérie PECRESSE




6 commentaires:

Webmaster a dit…

les étudiants du capes documentation à une quinzaine de jours de l'écrit ont été ravis de voir qu'il suffisait d'avoir une licence et de passer le concours pour l'avoir quand on sait que la quasi majorité des reçus est passée par l'iufm une ou deux années pour le réussir !

le cynisme et la désinformation de la part d'un ancien doyen de l'ig
qui pilotait les concours est à son comble de cynisme et d'écoeurement
cordialement

françoise chapron uifm de haute normandie

Webmaster a dit…

Bonjour,
je tiens à manifester mon approbation totale à tous les points notés par Sylvie Plane aussi bien les points contre que le point pour;

Hier mercredi, les PE et des formateurs des 5 antennes de l'IUFM d'Aquitaine étaient en manifestation devant le rectorat de Bordeaux (un bon millier); Une délégation a été reçue. Elle n'a reçu aucune réponse à toutes les questions posées concernant les nouveaux concours et les énormes problèmes de faisabilité tels qu'ils apparraiessent dans le mel de Sylvie Plane. Compte rendu de pascal grassetie suivra rapidement concernant cette entrevue improductive
Pierre Sémidor IUFM d'Aquitaine

Webmaster a dit…

COMMUNIQUE DE L'APPEL DES 100 MAÎTRES

De la maternelle à l'université : solidarité !


La sécheresse des décisions ministérielles dans l'Education favorise la propagation de l'incendie qui touche désormais tous les niveaux et tous les personnels d'enseignement, de la maternelle à l'université.

La Conférence des Présidents d'Université (réunie le 11/2/09) tire des bilans similaires à ceux exprimés depuis des mois dans le primaire en affirmant que : [...] négociation et concertation ne peuvent être engagées que si un climat de confiance est restauré", ce qui suppose "le rétablissement des postes supprimés, une augmentation pluriannuelle du nombre des emplois et la refonte du modèle d’allocations des moyens" ainsi qu'une "gestion mieux maîtrisée du temps des réformes", au point de réclamer à Xavier Darcos de repousser à 2011 la mise en place des nouveaux concours
de recrutement.


Au Ministre qui en réponse estime que la formation des IUFM correspond à se préparer au métier sur "un simulateur de vol" (RMC le 12/2/09), rappelons que ce qu'il propose à la place revient à sauter de l'avion sans parachute !


A l'heure où lycéens, étudiants et enseignants-chercheurs font converger leurs revendications et leurs cortèges, nous, maître(sse)s d'école, devons plus que jamais rappeler notre ferme opposition aux sévices publics que subit l'Education nationale en général, et l'école primaire en particulier,
qu'il s'agisse des suppressions d'emplois, de celle des IUFM, de la diminution du temps scolaire, du démantèlement des RASED, de la précarisation qui s'étend chez les personnels ou de la mise en place chaotique des programmes et de l'aide personnalisée.

C'est sur la base de ce qui existait avant l'arrivée de ce gouvernement, que nous pensons utiles de travailler avec un nouveau ministre à des améliorations pour une autre politique éducative s'intéressant notamment aux rythmes scolaires, aux contenus, aux emplois, à la formation ou aux élèves en grande difficulté.

Nous ne laisserons pas les attaques se faire en notre nom. Et rien ne se fera de bien sans l'adhésion des professionnels de l'éducation.

vendredi 13 février 2009
Pour l'appel des 100 maîtres
Sylvain Grandserre - Porte-parole
http://www.darcos-demission.org/

Webmaster a dit…

Jack Lang signe pour la démission de Xavier Darcos !

Il est pour le moins inhabituel qu'un ancien ministre signe une
pétition appelant à la démission de l'un de ses successeurs... C'est
pourtant le cas puisque Jack LANG, député du Pas-de-Calais, ancien
ministre de la culture et ancien ministre de l'Education nationale
(1992-1993 et 2000-2002) a signé la pétition de soutien du site http://www.darcos-demission.org/
qui réclame ouvertement un changement de ministre pour une autre
politique éducative.

Webmaster a dit…

Je pense qu’il faut dénoncer plus que nous l’avons fait le fait que Darcos se place en « recruteur » qui va faire son marché parmi les « meilleurs mastérisés ». Cette logique de chef d’entreprise révèle bien sa volonté de désengager l’état employeur de la formation des enseignants et de gérer l’école comme le privé : l’état recrute ceux qu’il estime compétents (peu importe où ils ont été formés, le concours est censé trier les meilleurs).

Dans ce cadre, Darcos a affirmé qu’il trouverait toujours des gens pour préparer au concours, il a raison ! Son système va encourager les préparations au concours privées payantes (dont sortiront probablement des gens bien formés…puisque la concurrence oblige à se dépasser !).

A terme, les chefs d’établissements recruteront aussi au plan local (fonctionnaires et contractuels vont se côtoyer dans les écoles), et chercheront à recruter les meilleurs formés…la boucle est ainsi bouclée ! Pas besoin de l’état pour avoir des enseignants bien formés, la loi du marché le remplace !

Et s’il n’y a pas suffisamment d’enseignants bien formés (par exemple, si le vivier de mastérisés est insuffisant), seuls ceux qui peuvent payer en auront, les autres auront seulement des licenciés, voire moins diplômés encore dans des disciplines jugées pas très utiles (cf le socle commun : Arts, EPS…)

Darcos n’a jamais caché que la réforme de la formation devait changer en profondeur le système éducatif (sous-entendu pour lui privatiser la plus possible l’école), il l’a toujours enrobé de discours sur l’amélioration de la qualification et de revalorisation (nos revendications). Sa déclaration de la semaine dernière n’est pas seulement du mépris et ni de la méconnaissance , c’est une volonté d’aller au bout du processus engagé coûte que coûte.

Cette privatisation de l’école se traduira obligatoirement par des écoles à deux vitesses : celles pour les riches, celles pour les pauvres ! Mais Sarkozy n’est-il pas au service du MEDEF qui rappelons-le souhaite qu’il y ait 50% de jeunes licenciés …mais se moque éperdument des 50 % restant qui n’ont pas besoin d’être diplômés !



On est évidemment bien loin des considérations sur l’amélioration des enseignants au service de la démocratisation de l’école…

Claire POntais

Webmaster a dit…

voir libé
....
Enfin, sur la formation des enseignants, il a multiplié les contre-vérités. Les professeurs stagiaires des premier et second degrés bénéficient tous d’une formation en alternance d’une année au sein des IUFM. Ils ne se contentent pas de «remplacer quelques professeurs absents». Ceux du second degré assurent un service en responsabilité de six à huit heures par semaine. Ceux des écoles bénéficient de deux stages en responsabilité dans deux cycles de l’école primaire et d’une journée de présence hebdomadaire dans un autre cycle au long de l’année. Le reste du temps est occupé par la formation à l’IUFM où les programmes sont conformes aux attentes du ministère (dix compétences professionnelles détaillées). Il est pour le moins paradoxal d’entendre M. Darcos moquer les «théories générales de l’éducation» que son ministère contribue à diffuser dans le cadre de la formation professionnelle de ses agents. C’est donc à l’existence de cette vraie professionnalisation par l’alternance ainsi qu’à la rémunération de fonctionnaires stagiaires que le ministre s’attaque. Loin de garantir la formation professionnelle des nouveaux enseignants, la réforme fait peser cette dernière sur les universités, sans que leur soient donnés les moyens techniques et financiers. Dans le même temps, le ministère n’est pas capable de dire combien d’étudiants engagés dans la formation feraient des stages et dans quelles conditions.

Les différentes catégories d’enseignants-chercheurs et d’enseignants des universités sont profondément solidaires de leurs collègues des écoles, collèges et lycées. Personne ne peut donc se laisser abuser par la provocation délibérée de Darcos. Celui-ci ne peut ignorer que, de par la loi, la formation des maîtres est une des grandes missions des universités. En attendant qu’une fois de plus le ministre soit rappelé aux devoirs de sa charge, il n’y a qu’une solution, le report de cette mastérisation-là et une remise à plat. Darcos a tenté vendredi 13 une ultime manœuvre : reporter d’un mois et demi le délai de remise des maquettes. La chance ne sera pas de son côté. Elle sera du côté des universités : il échouera. Il faudra ensuite reconstruire sur les décombres de son opération la formation des maîtres universitaire et professionnalisée qui est nécessaire. C’est une question centrale pour les étudiants, les élèves, les parents.

Les auteurs sont membres du Sgen-CFDT.