dimanche 8 février 2009

Tarbes : Réunion d'information et AG


A la suite d'une réunion d'information mardi 3 février réunissant les usagers de l'IUFM de Tarbes, des enseignants de l'IUFM, des apports des syndicats (SGEN-CFDT, SNUIPP, CGT-Educaction), un psychologue scolaire et une maître G de Rased ainsi que le collectif enseignant-parents d'élèves du Haut Adour, les usagers ont pris la décision de se réunir de nouveau le mercredi 4 fevrier.

Un travail d'équipe a été réalisé pour préparer une action le jeudi 5 février. Des groupes de travail ont été mis en place : communiqué de presse, prévenir la presse et la préfecture de police, écrire une chanson, rédiger un scénario de braderie à partir de celui déjà existant de Toulouse, fabriquer des banderoles.

En effet, ce jeudi, un cortège funèbre a défilé en chanson depuis la place Verdun jusqu'à la place Marcadieu. Sur la place du marché, une braderie de l'éducation nationale, et plus particulièrement de l'IUFM, a eu lieu permettant d'attirer l'attention de la population pour informer et échanger. En désaccord avec les réformes qui fragilisent l’éducation, les étudiants de l’IUFM Midi-Pyrénées du site départemental de Tarbes ont exprimé leurs inquiétudes lors d’une réunion d’information auprès des usagers.

Les fonctionnaires stagiaires partagent les mêmes préoccupations. Ils défendent de façon unanime une Ecole publique, gratuite, laïque et républicaine pour tous.
Ils réagissent à la suppression croissante des postes d’enseignants entraînant la surcharge des classes et donc la baisse de la qualité de l’enseignement.

De plus, l’aide aux élèves en difficulté, auparavant dispensée par des enseignants spécialisés, sera désormais prise en charge hors temps scolaire par des enseignants non formés.

La scolarisation des élèves de deux ans en maternelle est remise en cause. Ils craignent la disparition progressive de la maternelle qui provoquerait une inégalité des chances.

Enfin, la formation des futurs enseignants devient doublement problématique. D’une part, elle prévoit un recrutement après cinq années universitaires (contre trois actuellement), ce qui engendrerait une sélection sociale plus marquée au regard du coût des études. D’autre part, les temps de formation professionnelle sur le terrain leur semblent insuffisants.

Ainsi, pour la défense du service public d’éducation, ce jeudi 5 février, un cortège funèbre partira à 9 heures de la place Verdun à Tarbes et se dirigera vers la place Marcadieu où se tiendra « une braderie de l’éducation ».


Que l'antenne de Tarbes ne subisse le même sort que le site d'Aurillac - Battons-nous, personne ne le fera à notre place !

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