vendredi 20 février 2009

Mobilisation du 19 février 2009


IUFM de Paris


Universitaires, chercheurs, enseignants, personnels et étudiants ont à nouveau défilé aujourd'hui par dizaines de milliers dans le pays contre le démantèlement du service public d'éducation alors que les présidents d'université ont demandé des gestes au gouvernement sur l'emploi, la réforme du statut des enseignants-chercheurs et la réforme de la formation des enseignants. Les cortèges étaient moins fournis que le 10 février (43.000 à 100.000 personnes dans le pays), notamment en raison des vacances scolaires et universitaires. Cependant la mobilisation reste importante, et encore une fois un message clair est envoyé au gouvernement.
IUFM de Poitiers

Parmi les 2000 personnes présentes à la manif hier après-midi, l'IUFM était là ! PE2, PLC2, PE1, enseignants, secrétaires et BIATOSS, toutes les composantes de l'institut y étaient représentées. Armés de gilets jaunes, de brassards "Tous concernés !" et de banderolles ils ont fait le tour du centre-ville montrant ainsi notre détermination à défendre notre IUFM et notre école publique.



IUFM de Lyon

Une mobilisation inédite Jeudi 19 février 2009, début du rassemblement, place des Terreaux. Dans les journaux télévisés, la mobilisation des enseignants-chercheurs est en deuxième titre, avec reportages et interviewes. Pour la rentrée, on peut consulter l'article ci-dessous, pour mesurer la situation inédite de la mobilisation.


PAU

La semaine dernière, les cours de première année n'étaient pas assurés pour cause de grève des élèves, soutenus par leurs professeurs. Hier, ces mêmes étudiants ont symboliquement envoyé des centaines de zéros pointés, sous forme de bulles, à la réforme de Xavier Darcos, place Clemenceau à Pau.

Les futurs professeurs des écoles refusent de voir leur formation amputée de stages pratiques et s'inquiètent de la possibilité donnée à tous les détenteurs d'un master d'enseigner dans des classes du premier degré.




Bordeaux


Encore 5 à 6000 manifestants aujourd'hui dans les rues de Bordeaux malgré les vacances, pour s'opposer au décret modifiant le statut des EC, la réforme du recrutement et de la formation des enseignants, le rétablissement des postes supprimés à l'enseignement supérieur...

Une délégation intersyndicale (CGT, SNCS-FSU, SNESUP-FSU, SNEP-FSU, FO) été
reçue en préfecture. .... retrait de la réforme de la formation et du recrutement des enseignants des premiers et second degrés, ouverture immédiate d'un large débat sur la formation des maîtres impliquant tous les acteurs de la formation, ...

UNE DETERMINATION INTACTE (lettre SNESUP)

Plus de 50000 personnes, essentiellement universitaires, chercheurs, personnels, étudiants, rejoints par des enseignants du premier et du second degrés, ont défilé partout en France, solidaires de l'ensemble des revendications portées depuis janvier par le SNESUP, l'Intersyndicale et les coordinations nationales.
  • Paris : 30 000
  • Amiens : environ 400
  • Avignon :1000
  • Bordeaux : 6000
  • Dijon : entre 800 et 1000
  • La Réunion : 1000
  • Lille : 3500
  • Littoral : environ 800
  • Lyon : 2000
  • Marseille : plus de 5000
  • Nice : plus de 1000
  • Orléans : 1200
  • Reims : entre 1500 et 2000
  • Rouen : 1500
  • Toulouse : 1500
  • Tours : 1000
  • ...
  • (dans un contexte de vacances universitaires !)
Pour nos revendications :
  1. Retrait du projet de décret modifiant le statut des enseignants-chercheurs ;
  2. Retrait du dispositif gouvernemental de démantèlement de la formation des enseignants et des concours ;
  3. Exigence du rétablissement des emplois supprimés au budget 2009 et d’un plan pluriannuel de Création d’emplois, refus de la précarité ;
  4. Refus de la casse du CNRS et des organismes de recherche.
Le SNESUP appelle à poursuivre et à enraciner la mobilisation. Il appelle les personnels à tenir partout dès lundi des assemblées générales pour décider des modalités de poursuite de l'action.

2 commentaires:

Webmaster a dit…

Lettre ouverte à Monsieur l'Inspecteur d'Académie de la Haute-Garonne

Monsieur l'Inspecteur,

Ainsi donc, le 6 novembre 2008, Alain Refalo, professeur des écoles à Colomiers en charge d'une classe de CM1, a adressé une lettre à l'inspecteur de l'éducation nationale de sa circonscription. Avec détermination, sérénité, rigueur, et aussi avec respect, il l'a informé qu'il avait décidé d'entrer en dissidence : « Aujourd'hui, lui écrit-il, en conscience, je ne puis plus me taire ! En conscience, je refuse d'obéir. » Par ces mots, en dehors de toute idéologie, il a voulu exprimer clairement son refus d'être complice, par sa collaboration ou son silence, de la politique mise en œuvre par le gouvernement qui, selon lui, conduit à une véritable déconstruction des fondements de l'éducation nationale. ....

Les syndicats ont aussitôt apporté un soutien sans réserve à Alain Refalo : « Nous considérons, ont-ils affirmé, que la prise de position d'Alain Refalo ne doit pas être considérée comme un acte isolé mais bien comme l'expression de ce que nous subissons et ressentons au quotidien. Sa lettre entre profondément en résonance avec l'état d'esprit actuel de la profession. » C'est dire que l'acte de désobéissance d'Alain Refalo pose de vraies questions qui mérite de vraies réponses. Je ne puis penser, Monsieur l'Inspecteur, que vous n'avez pas connaissance de celles-là et que vous ignorez tout de celles-ci. ....

La sagesse voudrait, elle veut donc que vous donniez instruction aux inspecteurs de l'éducation nationale de valider les dispositifs sur lesquels les enseignants et les parents d'élèves se sont mis d'accord. Or, précisément, une jurisprudence vient d'être créée qui vous ouvre toute grande la porte pour prendre une telle décision.

....

Je veux croire qu'en définitive, vous saurez faire prévaloir la raison et qu'ainsi les professeurs d'école pourront alors accomplir sereinement leur mission qui est certes d'instruire les petits d'homme, mais surtout de les élever.

...

Jean-Marie Muller

Webmaster a dit…

Témoignages

Le mouvement perdure actuellement à l’Université de La Réunion. L’UNEF (l’Union Nationale des Etudiants de France) est le principal acteur de la mobilisation étudiante. Nous revenons aujourd’hui sur les points de mécontentements de la communauté universitaire, et principalement les impacts sur les étudiants. ...

.. Masterisation de l’IUFM : une copie à revoir

Le 2 juin 2008, Nicolas Sarkozy a tracé les grandes lignes de la réforme de la formation des enseignants, réforme dite de « masterisation ». Si l’UNEF est favorable à la reconnaissance diplômante des 2 années de formation dispensées à l’IUFM, elle dénonce un projet guidé avant tout par une logique d’économies budgétaires conduisant à la suppression des IUFM et au désengagement de l’Etat dans la formation des enseignants.
Sous couvert d’un allongement d’un an de la durée de formation devant permettre une revalorisation des métiers, le gouvernement entend faire des économies sur le dos des étudiants. La disparition des IUFM couplée à la fin de la rémunération de l’année de fonctionnaire-stagiaire permet au gouvernement de faire 480 millions d’euros d’économie. ...