jeudi 12 février 2009

10 février 2009 : 8000 manisfestants à Toulouse



100
000 personnes, dont 70 000 étudiants, ont manifesté en France mardi 10 février 2009, selon l'Unef et le Snesup. Ils étaient 43 000 selon le ministère de l'Intérieur. À Paris, la manifestation, qui devait être nationale (L'AEF n°108639), a rassemblé entre 17 000 personnes selon la police et 50 000 selon les organisateurs (L'AEF n°109107).

Selon l'Unef, les manifestants étaient 8 000 à Lyon, 6 000 à Toulouse, 4 000 à Marseille, 3 000 à Rennes, 4 000 à Montpellier et 3 500 à Strasbourg. Le Snesup ajoute que 1 000 personnes ont manifesté à Clermont-Ferrand, 1 000 à Avignon, 2 000 à Poitiers, 2 000 à Nice, 1 400 à Lille.


L'Unef appelle à organiser une journée nationale d'action dans l'enseignement supérieur jeudi 12 février. Par ailleurs, la coordination nationale des universités doit se réunir mercredi 11 février à Paris-VIII, pendant que se tiendra la première "réunion de médiation" sur le décret de 1984 avec Valérie Pécresse et Claire Bazy-Malaurie. .....

A Toulouse , au moins 8 000 personnes" selon l'Unef et les syndicats enseignants et 3 000 selon la préfecture de Haute-Garonne ont défilé dans les rues de Toulouse aujourd'hui. Une première estimation chiffrait le nombre de manifestants à "plus de 6 000" mais "un gros cortège composé notamment d'étudiants de Toulouse-III Paul-Sabatier s'est raccroché au rassemblement", indique Hervé Petit, porte-parole de l'intersyndicale CGT, FSU, SUD, Unsa de Toulouse-II Le Mirail. "Un petit cortège d'étudiants de Toulouse-I et des personnels de l'Insa et de l'INP sont également présents", complète-t-il. Les personnels du CNRS, de l'Inserm, des IUT et IUFM, ont défilé aux côtés des trois universités toulousaines. Daniel Filâtre, président de Toulouse-II, était présent dans le cortège.


Aujourd'hui, 900 étudiants ont voté la poursuite de la grève à l'université Toulouse-II, selon l'Unef. La prochaine AG devrait avoir lieu après les vacances de février. Ludivine Labbé, présidente de l'Unef Toulouse, se rendra à la coordination nationale des étudiants ce week-end à Rennes. Du côté des personnels, "350 à 400 membres du Mirail", selon Hervé Petit, se sont réunis ce midi. Ils ont reconduit la grève jusqu'au vendredi 13 février, date de la prochaine AG.

Demain, mercredi, les membres de l'assemblée générale de site, rassemblant les trois universités toulousaines, organisent toute la journée des "cours alternatifs", place du Capitole, pour "sensibiliser le grand public".

L'AG des personnels de Toulouse-II a rassemblé 500 personnes aujourd'hui, selon Hervé Petit de l'intersyndicale du Mirail. Les personnels et étudiants de l'université Paul-Sabatier (Toulouse-III) se réuniront demain, mercredi, lors d'une AG commune. Quatre UFR sur cinq de l'université Toulouse-III Paul-Sabatier sont en grève dont PCA (physique-chimie) qui s'est prononcée pour la première fois aujourd'hui.

Lors de chacune des AG, plus d'une centaine de personnes étaient présentes, selon Pablo Seban du comité "UPS en lutte". Seul l'UFR langues ne s'est pas encore réuni en AG. De leur côté, 300 étudiants se sont mobilisés lors de l'AG de ce mardi. ....


La dépêche reprend : « Les IUT sont fortement mobilisés depuis décembre. On continue à enseigner, et plus que jamais à manifester. » A deux pas de la banderole des IUT, on croise celle des chercheurs du CNRS qui répète le mot d'ordre du collectif « Sauvons la recherche ». Moins académique, celle de l'UFR de psychologie du Mirail proclame : « La forêt, c'est nous ». Marie explique avec malice : « C'est une façon de répondre à Nicolas Sarkozy qui a dit récemment « Les Nobel, c'est l'arbre qui cache la forêt ».


L'assemblée générale des étudiants et personnels de l'université Paul Sabatier a voté l'organisation de cours dans la cour Henri IV de l'Hôtel de ville, dès aujourd'hui de 10 heures à 18 heures ainsi que demain. La fac de Toulouse le Mirail est associée à cette rencontre avec le grand public. Hier, l'UPS a aussi lancé un appel à la population sous la forme d'un tract qui explique les raisons de la grève et de la révolte universitaire. « Notre problème est aussi le vôtre et voilà pourquoi : comme tous les services publics, l'université avec le reste de l'éducation nationale subit les conséquences d'une politique dont l'objectif est clair : réduire les dépenses de l'État quelles qu'en soient les conséquences… » pour n'en citer qu'un extrait. ....
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