samedi 24 janvier 2009

Actions Formation des Enseignants : Lyon, Toulouse, Paris


Lyon : Samedi 24 janvier



Toulouse : IUFM Infosup du 21 au 24 janvier



Toulouse : AG de site au Sénéchal,

Sur l'initiative (non syndicale) d'un groupe d'enseignants-chercheurs de l'Institut d'Etudes Politiques (IEP) de Toulouse, s'est tenue hier soir lundi une AG de l'ensemble des institutions toulousaines d'enseignement universitaire et de recherche. ....

Une enseignante de l'IEP a brièvement rappelé les principales dispositions du projet de décret réformant le statut des enseignants-chercheurs, ses tenants et ses aboutissants. Elle a notamment souligné que ce décret signifiait, à terme, la fin du statut de fonctionnaire d'Etat des enseignants-chercheurs et qu'il conduisait au déclin d'une recherche indépendante. Puis la parole a été donnée à la salle : plusieurs interventions ont permis d'évoquer la question du CNRS, de la mastérisation, des personnels BIATOS (notamment en bibliothèque), des doctorants et précaires.

Nous sommes ensuite passés à l'examen d'un projet de motion commune.

La discussion commençant à durer et la salle devant être libérée à 22H, la tribune, à l'appel de l'assemblée, a préféré remettre à une nouvelle AG toulousaine (prévue le 29 janvier, je crois) la rédaction définitive de la motion. Il s'agissait de garder un peu de temps pour discuter du programme d'actions.

Celui-ci a finalement été voté (aucun vote négatif, trois abstentions, le reste de votes positifs), avec notamment la décision d'une rétention des notes.

Cette action de rétention consiste à corriger les copies et à les noter, mais sans transmettre les notes à l'administration (il est apparu en pratique difficile, dans ces conditions, de les communiquer aux étudiants, si bien que l'idée s'est imposée d'une non communication des notes pour le moment).

Un véritable débat contradictoire n'a pu avoir lieu sur ce sujet, aucune des personnes présentes ne s'opposant à la rétention des notes.

Cependant, la discussion a montré que :
  1. la rétention des notes ne pénalisait en rien les étudiants, du moins jusqu'en juin, moment de la délivrance des diplômes (l'idée étant de faire céder le Ministère avant cette date), sachant, je l'ajoute, qu'il est évident que des exceptions seront prises en compte (étudiants ayant un besoin impératif de leurs notes, comme les étudiants Erasmus) ;
  2. les étudiants, lorsqu'un effort est fait pour leur expliquer les motifs de la rétention, comprennent et acceptent sans difficulté la chose (si bien que le spectre d'une "fuite" des étudiants de l'université ne saurait être brandi) ;
  3. l'action de rétention étant menée à l'échelle de l'ensemble des universités toulousaines (voire à l'échelle nationale), il ne fallait pas craindre de "stigmatisation" de l'Université du Mirail comme université "fonctionnant mal".

Un délégué (en la personne d'une enseignante de l'IEP, non syndiquée) a été mandaté pour représenter Toulouse lors de la réunion de la coordination nationale, jeudi, à Paris. Cela, évidemment, n'exclut que chaque institution envoie d'autres représentants.

GW - IUFM Midi-Pyrénées

Ecole Interne d'UT2

Coordination nationale des universités du 22 janvier 2009

Motion n°1


La coordination nationale réunissant ce jeudi 22 janvier 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories, notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppression d’emplois, exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, et soutient les mobilisations en cours.

Elle déclare que si le ministère ne retire pas, sans préalable :
  • le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
  • la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré
l’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée : le 2 février 2009 l’université s’arrête.

Unanimité moins 3 voix contre

Motion n°2 :

La coordination nationale a également voté l’appel immédiat à la rétention des notes, la non transmission des maquettes de formation des enseignants du premier et du second cycle et le soutien aux mouvements de grève qui ont déjà commencé ainsi que l’appel au renforcement de la mobilisation dans tous les établissements.

Voir aussi :

• "Eprouvé par vingt mois de batailles ininterrompues, le ministre de l'éducation se sent encore capable d'en livrer quelques-unes, mais voit le moment approcher où une relève serait préférable…" par Luc Cédelle.
Luc Cédelle
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/21/xavier-darcos-estime-avoir-rempli-sa-mission-et-se-cherche-de-nouveaux-objectifs_1144665_3224.html#ens_id=1144741

• "Si j'étais à la place de Xavier Darcos, je serais inquiet ! Comme il a multiplié les annonces, s'il ne va plus de l'avant, il risque de tomber ! A l'égard des enseignants du primaire, seul un nouveau ministre peut permettre une réconciliation…" Claude Lelièvre


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