lundi 26 janvier 2009

Coordination nationale sur la formation des enseignants


Samedi 31 janv
ier

Le 15 février approche à grands pas. C’est la date que le MESR et le MEN ont fixée comme ultime délai pour la remontée des maquettes des « masters professionnels enseignement ». Le gouvernement reste sourd à la demande générale de reconduction à l’identique des actuels concours en 2010. Et face aux demandes de précisions ou d’évolutions émanant des universités (UFR, IUFM, départements, …), de la CPU, de diverses associations professionnelles et des syndicats de personnels et d’étudiants, portant sur le calendrier, le financement des études, les stages en M1 et M2, les épreuves des concours, l’année dite de « stage », la formation continue, le devenir des IUFM, etc. les deux ministères ont répondu le 15 janvier par un communiqué commun : tantôt les réponses sont insatisfaisantes, tantôt les demandes sont ignorées. Ainsi, il n’y a rien sur ces sujets cruciaux :

  • les épreuves des concours, qui doivent être impérativement repensées, les nouveaux concours devant évidemment être repoussés au-delà de 2010 ;
  • l’année après le concours, prévue sur un temps plein, alors qu’elle ne devrait pas excéder un demi service pour permettre une formation professionnelle en alternance ;
  • l’indispensable programmation des recrutements (et des allocations de formation) pour donner aux étudiants et aux formateurs une visibilité sur les flux dans les prochaines années ;
  • le devenir des IUFM, de leur potentiel de compétences et de recherche, de leurs personnels, celui des maîtres formateurs du premier degré et des conseillers pédagogiques du second degré ;
  • la formation continue, carrément compromise dans le premier degré. Etc.

Ces derniers développements ne font qu’ajouter à la nécessité d’organiser la réflexion commune des personnels impliqués dans la formation des enseignants et de bâtir une coordination de leurs actions, conformément à une demande exprimée de plus en plus souvent par des collègues ou des collectifs depuis la mi-décembre.

C’est pourquoi, certains de traduire l’attente d’un très grand nombre de collègues, nous nous
sommes accordés pour inviter les personnels impliqués dans la formation des maîtres, tout
particulièrement au sein des IUFM et de leurs universités d’intégration, à déléguer des
représentants à une réunion nationale de coordination

le samedi 31 janvier
de 9 h 30 à 12 h 30,
à la Sorbonne


Celle-ci doit permettre aux participants d’échanger leurs informations sur les positions des instances élues des IUFM, des départements et des universités. Elle a pour objectif essentiel la coordination des actions.

Elle s’inscrit clairement dans la demande d’une révision totale du projet de réforme, d’un maintien des concours dans leur configuration actuelle en 2010 et de l’ouverture d’une négociation avec toutes les parties concernées sur la formation des enseignants. M. Philippe Joutard, Recteur d’Académie et ancien président du groupe d’experts des programmes de l’école primaire de 2002, ouvrira la réunion.

Nous invitons la CPU et la CDIUFM à observer les travaux. Nous espérons que la réunion pourra se dérouler en présence des syndicats d’enseignants du premier et du second degré et des syndicats étudiants.

Cette initiative a déjà reçu le soutien des organisations suivantes : SNESUP, SNEP, SNUIPP, SNUEP, SNPI, Sauvons La Recherche, Sauvons l’Université, SUD. E
lle sera une des étapes des actions décisives qui commencent dès le 26 janvier avec la grève à l’appel du SNESUP et se poursuivent à l’appel de la coordination nationale à partir du 2 février.



Premiers signataires

Jean-Louis Auduc, Directeur adjoint de l’IUFM de Créteil, DERS, Université Paris 12 ;
Anne Autiquet, Prag, IUFM de Paris, Université Paris 4 ;
Agnès Batton, Prce, IUFM de Versailles, Université de Cergy-Pontoise ;
Jean-Paul Bernié, PU émérite, Université Bordeaux 2 ;
François Bouillon, président de l’Institut de recherche de la FSU ;
Fabienne Calame-Gippet, MC, IUFM de Lille, Université d’Artois ;
Marie-France Carnus, MC, IUFM Midi-Pyrénées, Université Toulouse 2 - Le Mirail ;
Alain Castaneda, Prag IUFM de Versailles, Université de Cergy-Pontoise ;
Vincent Charbonnier, ATER, IUFM de Créteil, Université Paris 12 ;
Sylvie Clabecq, PE, maître-formateur, IUFM des Pays de Loire, Université de Nantes ;
Pascal Clerc, MC, IUFM de Lyon, Université Lyon 1 ;
Philippe Dorange PRAG, IUFM d'Aquitaine, Université Montesquieu Bordeaux 4 ;
Rachid El Guerjouma, PU, Université du Maine - Le Mans ;
Claudine Garcia-Debanc, PU, IUFM Midi-Pyrénées, Université Toulouse 2 - Le Mirail ;
Martine Gest, Prce, IUFM de Haute Normandie, Université de Rouen, animatrice du Collectif FDM du SNESup ;
Pascal Grassetie, Prag, IUFM d'Aquitaine, Université Montesquieu Bordeaux 4 ;
Josiane Hélayel, Prag, IUFM de Versailles, Université de Cergy-Pontoise ;
Ruben Ibanez, PLP2, IUFM de Versailles, Université de Cergy-Pontoise ;
Bernadette Kervyn, ATER, Université Bordeaux 3 ;
Michelle Lauton, MC, Université Paris-Sud 11 ;
Béatrice Martin, Prag, IUFM de Versailles, Université de Cergy-Pontoise ;
Michèle Monte, MC, Université du Sud Toulon Var ;
Patrice Nagel, Prag, IUFM de Lille, Université d’Artois ;
André Ouzoulias, Prag, IUFM de Versailles, Université de Cergy-Pontoise ;
Daniel Perrin, PU, IUFM de Versailles, Université de Cergy-Pontoise ;
Sylvie Plane, PU, IUFM de Paris, Université Paris 4 ;
Claire Pontais, Prag, IUFM de Basse Normandie, Université de Caen Basse-Normandie ;
Claude Puidoyeux, PRAG, IUFM d’Aquitaine, Université Montesquieu Bordeaux 4 ;
François Quet, MC, INRP ;
Jean-Pierre Raoult, PU émérite, président du Comité scientifique des IREM, Université Paris-Est Marne-la-Vallée ;
Aline Rios-Passagem, Prag, IUFM de Versailles, Université de Cergy-Pontoise ;
Jean-Paul Sauvage, MC, Université de Rouen ;
André Scherb, Prag, IUFM de Bretagne, Université de Bretagne Ouest ;
Philippe Selosse, MC, Université Lyon 2 ;
Nicolas Streletski, MC, Université Lumière - Lyon 2 ;
Gérard Sembel, MC, Sociologie, IUFM d’Aquitaine, Université Montesquieu Bordeaux 4 ;
Dominique Ulma, MC, IUFM de Lyon, Université Lyon 1 ;
Christian Valade, Prag, IUFM Midi-Pyrénées, Université Toulouse 2 - Le Mirail.



dimanche 25 janvier 2009

IUFM de Toulouse - Assemblée générale et manisfestation du 29 janvier 2009


Étudiants - Stagiaires - Enseignants - BIATOS


Appel à l'assemblée générale
  • 29 janvier 2009
  • 8 heures 45
  • Site de Saint Agne
  • Pas de cours à l'IUFM Midi-Pyrénées sur tous les sites

Photo d'archive


  • 14 heures : Manifestation
  • Rendez-vous Place Arnaud Bernard
  • Soyons nombreux pour défendre la formation des enseignants


Vidéo d'archive (17 janvier 2009)


Le SNESUP appelle à passer de la phase de grève administrative à la grève à partir du lundi 26 janvier, avec l'objectif de paralyser les universités, tous les établissements d’enseignements supérieur et de recherche le jeudi 29 et au-delà selon les réponses apportées par le gouvernement. »

Diffuser l'appel de la commission administrative nationale ; informer les étudiants avec le tract à leur adresse ; alerter la presse et les élus et rendre compte de toutes ces initiatives sur notre site SNESUP rénové ; organiser la visibilité du cortège enseignement supérieur-recherche dans les manifestations liées à la grève du 29 janvier et défendre la formation des enseignants.


samedi 24 janvier 2009

Actions Formation des Enseignants : Lyon, Toulouse, Paris


Lyon : Samedi 24 janvier



Toulouse : IUFM Infosup du 21 au 24 janvier



Toulouse : AG de site au Sénéchal,

Sur l'initiative (non syndicale) d'un groupe d'enseignants-chercheurs de l'Institut d'Etudes Politiques (IEP) de Toulouse, s'est tenue hier soir lundi une AG de l'ensemble des institutions toulousaines d'enseignement universitaire et de recherche. ....

Une enseignante de l'IEP a brièvement rappelé les principales dispositions du projet de décret réformant le statut des enseignants-chercheurs, ses tenants et ses aboutissants. Elle a notamment souligné que ce décret signifiait, à terme, la fin du statut de fonctionnaire d'Etat des enseignants-chercheurs et qu'il conduisait au déclin d'une recherche indépendante. Puis la parole a été donnée à la salle : plusieurs interventions ont permis d'évoquer la question du CNRS, de la mastérisation, des personnels BIATOS (notamment en bibliothèque), des doctorants et précaires.

Nous sommes ensuite passés à l'examen d'un projet de motion commune.

La discussion commençant à durer et la salle devant être libérée à 22H, la tribune, à l'appel de l'assemblée, a préféré remettre à une nouvelle AG toulousaine (prévue le 29 janvier, je crois) la rédaction définitive de la motion. Il s'agissait de garder un peu de temps pour discuter du programme d'actions.

Celui-ci a finalement été voté (aucun vote négatif, trois abstentions, le reste de votes positifs), avec notamment la décision d'une rétention des notes.

Cette action de rétention consiste à corriger les copies et à les noter, mais sans transmettre les notes à l'administration (il est apparu en pratique difficile, dans ces conditions, de les communiquer aux étudiants, si bien que l'idée s'est imposée d'une non communication des notes pour le moment).

Un véritable débat contradictoire n'a pu avoir lieu sur ce sujet, aucune des personnes présentes ne s'opposant à la rétention des notes.

Cependant, la discussion a montré que :
  1. la rétention des notes ne pénalisait en rien les étudiants, du moins jusqu'en juin, moment de la délivrance des diplômes (l'idée étant de faire céder le Ministère avant cette date), sachant, je l'ajoute, qu'il est évident que des exceptions seront prises en compte (étudiants ayant un besoin impératif de leurs notes, comme les étudiants Erasmus) ;
  2. les étudiants, lorsqu'un effort est fait pour leur expliquer les motifs de la rétention, comprennent et acceptent sans difficulté la chose (si bien que le spectre d'une "fuite" des étudiants de l'université ne saurait être brandi) ;
  3. l'action de rétention étant menée à l'échelle de l'ensemble des universités toulousaines (voire à l'échelle nationale), il ne fallait pas craindre de "stigmatisation" de l'Université du Mirail comme université "fonctionnant mal".

Un délégué (en la personne d'une enseignante de l'IEP, non syndiquée) a été mandaté pour représenter Toulouse lors de la réunion de la coordination nationale, jeudi, à Paris. Cela, évidemment, n'exclut que chaque institution envoie d'autres représentants.

GW - IUFM Midi-Pyrénées

Ecole Interne d'UT2

Coordination nationale des universités du 22 janvier 2009

Motion n°1


La coordination nationale réunissant ce jeudi 22 janvier 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories, notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppression d’emplois, exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, et soutient les mobilisations en cours.

Elle déclare que si le ministère ne retire pas, sans préalable :
  • le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs
  • la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré
l’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée : le 2 février 2009 l’université s’arrête.

Unanimité moins 3 voix contre

Motion n°2 :

La coordination nationale a également voté l’appel immédiat à la rétention des notes, la non transmission des maquettes de formation des enseignants du premier et du second cycle et le soutien aux mouvements de grève qui ont déjà commencé ainsi que l’appel au renforcement de la mobilisation dans tous les établissements.

Voir aussi :

• "Eprouvé par vingt mois de batailles ininterrompues, le ministre de l'éducation se sent encore capable d'en livrer quelques-unes, mais voit le moment approcher où une relève serait préférable…" par Luc Cédelle.
Luc Cédelle
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/21/xavier-darcos-estime-avoir-rempli-sa-mission-et-se-cherche-de-nouveaux-objectifs_1144665_3224.html#ens_id=1144741

• "Si j'étais à la place de Xavier Darcos, je serais inquiet ! Comme il a multiplié les annonces, s'il ne va plus de l'avant, il risque de tomber ! A l'égard des enseignants du primaire, seul un nouveau ministre peut permettre une réconciliation…" Claude Lelièvre


Réactions de la semaine du 19 au 24 janvier 2009


René Cori
Maître de conférences de mathématiques
Université Paris Diderot (Paris 7)



Vincent Charbonnier


Lisant le message adressé par C. Reder au sujet des Pays-Bas, et songeant au texte de R. Cori dont A. Ouzoulias nous a fait part, on peut caractériser la politique de l'actuel gouvernement en matière d'éducation et de Recherche, comme une politique de restructuration industrielle au sens que ce terme a pu recouvrir pour la sidérurgie française voici 30 ans…

Il est clair désormais que la stratégie suivie par le gouvernement est celle d'une rupture tous azimuts avec l'ordre ancien et qui recherche un point d'irréversibilité réelle. Cette stratégie se traduit par une multiplication simultanée des fronts d'attaque et à bien y regarder, elle peut se (dé)composer en tactiques régionales. Cette fragmentation/segmentation a pour très remarquable effet, de produire une saturation réelle (jusqu'à la suffocation), augmentée/renforcée par la surdité/l'autisme délibéré-e du gouvernement.

Outre le fait de nous assommer, de nous frapper de stupeur (de nous rendre stupide au sens propre), cette multiplication simultanée des fronts permet aussi de pouvoir (provisoirement) reculer sur un front (le lycée) et d'avancer sur un autre (la FDM), affaiblissant ou désorganisant (provisoirement ?) son adversaire.

Face à ce multilatéralisme, il est assez difficile de ne pas constater la difficulté persistante de la construction d'une réponse unifiée et globale, une fois passée la stupeur. La question de la FDM me semble à cet égard, très symptomatique de l'incapacité (de l'involonté ?) de la FSU d'élaborer un vrai mandat fédéral sur la question et donc un vrai mot d'ordre. Il y a là une occasion essentielle (dans un moment de lutte contre la restructuration réactionnaire du service public de l'Éducation) de construire une authentique position fédérale sur la question de la FDM, laquelle concerne tous les ordres de l'enseignement de la maternelle-primaire au supérieur.

Construire une authentique position fédérale, c'est-à-dire une position de compromis sur la base de conceptions qui fondent normalement la "culture commune" de notre fédération, non par sommation improbable des points de vue mais par le débat et la discussion.

Aussi je trouve par exemple très révélateur qu'aucunEs responsables du SNES ou du SNUipp, notamment sur les questions de la FDM, ne soient jamais intervenu ès qualités pour débattre de la question sur le forum FDM du SNESup alors que le SNEP, par la plume de C. Pontais, est continûment intervenu.

Plus globalement, le pouvoir a compris la leçon de Gramsci et tente de construire un nouveau "sens commun" quant à l'Éducation et à la recherche, par le truchement d'une véritable réforme intellectuelle et morale, clairement libérale et autoritaire. On comprend alors rétrospectivement pourquoi le petit Nicolas a inauguré son mandat par la LRU, qui couronne les réformes antérieures et qui a engagé la réforme de la FDM dans sa perspective actuelle en sus de la dissolution des IUFM, de l'INRP en attendant celles du CNRS, de l'INSERM, etc.

Or, et il faut y insister, cette réforme intellectuelle et morale (la "rupture") que poursuit le gouvernement fonctionne dans deux directions. Si elle vise la restructuration de l'État social de droit (l'Éducation nationale, la Recherche, la Santé, la Culture, les Médias, etc.), tel qu'il s'est construit depuis la Libération, elle vise tout autant à unifier et à cimenter son propre camp : la "rupture" sarkozyenne concerne aussi voire d'abord son propre camp.

À cette contre-réforme libérale-autoritaire qui se déploie de moins en moins sourdement, il convient d'opposer non pas seulement une résistance active et unifiée, et dont la généralisation de la grève me semble être aujourd'hui le vecteur essentiel, mais bien d'élaborer une contre-réforme. Celle-ci passe aussi par une fédération réellement unitaire, pas seulement pour les autres organisation syndicales mais en son sein, une fédération qui ne réduise pas à une intersyndicale (améliorée ?).


Vincent Charbonnier
IUFM de Créteil (université Paris 12)
http://surlesoeil.blogspot.com


Sur le site de la CPU : à méditer... Marie-France Carnus


Et que dit la CD IUFM ?

Masterisation de la formation des maîtres : la Conférence des présidents d'Université prend acte des avancées du dossier.

Le Bureau de la CPU a pris connaissance des annonces du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche jeudi 15 janvier sur la nouvelle formation des maîtres.

Le Bureau tient à rappeler que la CPU s'est toujours montrée très attachée à l'intégration des IUFM dans les universités et à la mastérisation de la formation des maîtres, facteurs indéniables d'évolution et de reconnaissance de cette formation aux plans national et européen notamment.

Depuis la signature en septembre 2008 de la Charte relative aux principes directeurs de cette réforme, la CPU avait adressé aux deux ministères concernés (Education nationale et Enseignement supérieur) des questions précises auxquelles le communiqué du 15 janvier 2009 apporte aujourd'hui des réponses.

En particulier, le Bureau de la CPU prend acte des avancées sur les mesures transitoires, les dispositifs nationaux et académiques des stages et les mesures financières d'accompagnement de la formation. Il salue également la mise en place d'une commission nationale d'évaluation de la formation des maîtres : demandée par la CPU, cette commission doit garantir la possibilité de faire évoluer les maquettes de master et les épreuves de concours de la formation des maîtres sur plusieurs années.

Une analyse approfondie des mesures annoncées devra être menée dans les jours qui viennent et des précisions apportées sur plusieurs points. L'avancée de ce dossier sera à l'ordre du jour des prochaines discussions des présidents d'Université et directeurs d'établissements réunis en assemblée plénière jeudi 22 janvier et fera l'objet d'une communication ultérieure.

Bien joué. Reste plus qu'à attendre l'analyse approfondie des mesures... heureusement la commission nationale d'évaluation aura la possibilité de faire évoluer les maquettes de masters et les épreuves des concours.

Combien d'universités ont-elles voté le report de la réforme (master et concours) ? Combien d'université ont-elle exprimé leur refus de déposer les maquettes dans les délais ?

J'ai l'impression qu'on est en train de se faire promener...et ça fait huit mois que ça dure.

A Toulouse, l'AG d'aujourd'hui (19 janvier) a réuni près de 200 personnes avec une grande partie d'usagers de plus en plus inquiets sur leur avenir. Malgré la proximité des épreuves du concours, ils ont compris la nécessité de se mobiliser dès maintenant. C'est sur eux qu'il faut compter, ils sont en fin de compte les principaux concernés, ne l'oublions pas ! Et c'est aussi et surtout grace à leur mobilisation que pourront être enfin entendues nos revendications. La journée du 29 sera déterminante. Il faut frapper fort.

Nous avons encore des cartes à jouer, massivement et de manière unitaire. Tout refuser en bloc pour une autre réforme à la hauteur des multiples enjeux que nous avons maintes fois soulignés.

Marie-France Carnus
IUFM Midi-Pyrénées Ecole interne de l'université de Toulouse 2 - Le Mirail

Dominique Comelli

je suis fondamentalement pour une formation en alternance. je pense même (je le pensais avant, mais après le colloque de décembre sur la formation des formateurs en Europe, je suis encore plus convaincue) que le modèle français, 3 ans de disciplinaire, puis un ou deux ans de formation professionnelle, n'est plus efficace. il faut commencer dès le début la formation professionnelle en même temps que la formation disciplinaire. Mais je m'élève contre tous ceux qui pensent que la formation en responsabilité dans les conditions proposées est une formation réelle, même si c'est ce que veut faire croire Sarko-darcos- pecresse. -parce que ce sera de fait placé entre l'écrit et l'oral, à un moment où les candidats auront beaucoup de choses à faire et préparer penser que ce stage en responsabilité (mettre devant élèves pendant un temps aussi long des étudiants non accompagnés , c'est à dire ce que l'on dénonce justement pour le stage d'après concours, mais au moins le stagiaires d'après le concours n'auront ils que cela à gérer et seront ils débarrassés de l'angoisse de la réussite au concours) est formateur , en l'absence concrète de temps libre pour faire des aller-retour simultanés théorie à l'iufm et pratique, m'étonne. en quoi formons nous ainsi un praticien reflexif, qui est le but de notre formation ?
C'est au contraire aller dans le sens des conceptions régressives qui inspirent nos responsables : la pratique en elle-même serait formatrice, notre métier ne serait pas un métier de praticien
réflexif, mais un métier de praticien artisan qui construit sa propre expertise par tatonnements concrets. C'est une conception qui là aussi est à contre-courant de l'UE et des necessités de formation de l'enseignant du 21ème siècle.
Penser aussi que ce stage en responsabilité, la tête dans le guidon, avec le souci immédiat de tenir sa classe (nous savons bien par expérience que les premières semaines de stage en responsabilité sont obérées par les soucis de discipline, et que ce n'est qu'au bout de plusieurs semaines que l'on commence à réfléchir sur la construction de la leçon et des savoirs proprement dite, même avec le soutien des aller-retour à l'iufm), permettra de préparer d'épreuve d'oral (alors que les étudiants n'auront enseigné que dans un cycle ou une classe , et alors que l'oral porte sur la totalité des classes et programmes) relève aussi de l'utopie.
Ce stage en responsabilité permet de faire oublier la disparition pour des raisons budgétaires du vrai stage en alternance après le concours actuel -dans le secondaire, je ne vois pas comment le stage en responsabilité pourra être autre chose que l'utilisation par les rectorats comme bouche trous. si dans le primaire existe encore une formation continue de plusieurs semaines, avec remplacement par les stagiaires, dans le secondaire , quasiment plus aucune formation continue n'existe, et de toute façon, il n'y a jamais eu de formation continue de plusieurs semaines. ou donc les candidats feront ils leur stage, si ce n'est dans des emplois libres.

On n'imagine pas le MEN mettant en congé pendant 6 semaines (et par tirage au sort?) 20000 enseignants (rappel : 20000 stagiaires, c'est effectivement l'équivalent des 3000 postes de remplaçants supprimés en 2009. même du temps des vaches grasses, le MEN a toujours refusé la demande syndicale de mettre les stagiaires en responsabilité en déduction de l'emploi du temps de leur tuteur. cela fait déjà des années que les PLC2 sont des moyens d'enseignement, et non des collègues en formation.-le nombre de places offertes (80000 étudiants, 50000 places sur première et 2ème année, 40000 en responsabilité, chiffres d'ailleurs peu réalisables dans les rectorats) risque de creuser l'écart entre les étudiants : comment seront attribuées les places?

Dominique Comelli, iufm de polynésie

Les IUFM n’ont pas dit leur dernier mot


Les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) sont probablement promis à une disparition rapide après leur intégration aux universités et la réforme en cours de la formation des enseignants. C’est du moins ce qu’on laisse entendre au sommet de l’Etat.


Pour une réforme concertée de l’Université, de l’Enseignement et de la Recherche

Il s'agit d'un appel (un de plus me direz-vous) intersyndical qui émane de l'université de Strasbourg (fusion des 3 universités strasbourgeoises), qui dit notamment :

"Il est grand temps que le gouvernement nous entende : nous lui demandons instamment de suspendre sans délai l’ensemble de ces réformes pour ouvrir enfin un grand débat national sur l’Enseignement et la Recherche dont les principaux acteurs ne soient pas exclus, y compris les jeunes chercheurs et les étudiants dont l’inquiétude est aujourd’hui aussi profonde que la nôtre. Nous lançons un APPEL à toutes les universités françaises et à toutes les institutions de recherche afin qu’elles unissent leurs voix pour une coordination nationale des actions à m&ecerc;me de défendre les valeurs républicaines de liberté et de laïcité du monde de l’éducation, de la science et de la recherche."

Bref, après les démarches de coordination des universités dans le grand-ouest, l'appel de Paris 1, la coordination des actions dans les IUFM à l'initiative de Grenoble et de Toulouse, je crois qu'il est> impératif que le SNESUP, de façon unitaire, réponde à ces demandes pressantes d'organisation d'une journée de coordination des luttes dans les universités.

Il me semble que c'est encore jouable pour le samedi 24 janvier par exemple, ce qui permettrait d'aborder la grève interpro du 29/01 dans des conditions de visibilité de l'enseignement supérieur idéales.
Soyons à l'offensive, ne laissons surtout pas retomber ce qui est en train de monetr dans nos établissements !

Pierre-Emmanuel Berche,
Rouen


Masterisation: 60 villes moyennes s'inquiètent du devenir de leur IUFM


Dépêche AEF n°108095


Si les IUFM devaient se rapprocher physiquement des universités dans le cadre de la masterisation, cela poserait un gros problème à 60 villes de notre fédération", indique à l'AEF Bruno Bourg-Broc, maire UMP de Châlons-en-Champagne et président de la Fédération des maires des villes moyennes (FMVM), jeudi 22 janvier 2009. Une délégation d'élus conduite par Bruno Bourg-Broc a été reçue par le ministre de l'Éducation nationale, mercredi 21 janvier 2009 à Paris, afin de faire "un tour d'horizon des problèmes" rencontrés par les villes moyennes en matière éducative. .... lire la suite

Masterisation: "les annonces ne répondent en rien aux attentes" selon le collectif "Appel du 8 novembre"

AEF n°108004

"Il doit être clair pour tous que ces deux petites pages communiquées par les ministres ne répondent en rien aux attentes de la communauté universitaire ni à celles des étudiants ou des enseignants en poste dans les écoles, collèges ou lycées", estime le collectif "Appel du 8 novembre", mardi 20 janvier 2009, suite aux annonces des ministères de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et de l'Éducation nationale sur la réforme de la formation enseignante (L'AEF n°107681). ....

DES MILLIERS DE STAGES PROMIS SANS PRÉCISIONS

Le collectif considère que "des milliers de stages sont promis et, pour certains rémunérés, afin de tenter grossièrement d' 'acheter' la paix sociale dans les universités, mais sans que ne soit précisé clairement ni qui assurera le suivi de ces stages, ni comment ces formateurs seraient quant à eux rémunérés, ni qui y participera". En outre, "40 000 stages correspondent au nombre des étudiants aujourd'hui inscrits en première année d'IUFM mais pas à celui des candidats aux concours, qui est de l'ordre de 160 000", ajoute-t-il. .... Enfin, la gratification des stages en responsabilité, "n'ont rien à voir avec la situation antérieure à savoir un salaire mensuel pour des fonctionnaires-stagiaires pendant une année de formation en alternance".

DES BOURSES "QUI NE GARANTISSENT PAS LA DIVERSITÉ SOCIALE"

Sur les bourses, le collectif estime que "les montants mensuels (250 à 300 euros) et la logique (attribution au mérite plus que sur critères sociaux) ne sont pas susceptibles de garantir la diversité sociale des candidats aux concours de recrutement".
......

Enfin, le collectif estime que "des milliers de postes réservés d'assistants d'éducation alors que l'on sait fort bien que ces postes, pour permettre de vivre décemment, supposent un horaire de 35 heures par semaine, bien peu compatible avec la préparation sérieuse d'un concours de recrutement".

Réforme de la formation et du recrutement des enseignants de Sciences de la Vie et de la Terre


Des responsables des préparations au CAPES de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT), à l’agrégation SV-STU et des futurs masters « Enseignement SVT » réunis en collectif national dénoncent les conditions de mise en place de la réforme de la formation des maîtres (masterisation).

Est-ce possible de relayer l'information via le blog "Enseigner est un métier qui s'apprend" aux collègues de toutes les Universités et de toutes les disciplines. Si les autres disciplines pouvaient s'inspirer de notre lettre pour mener une démarche similaire, cela aurait plus de poids!

Robin BOSDEVEIX
Préparation au CAPES de SVT PARIS 7- PARIS 12


Voici les problèmes que pose cette réforme et les demandes que formule le collectif national SVT au ministère



Problèmes posés spécifiquement pour la confection des maquettes des masters « Enseignement »:
  • Annonce trop tardive du contenu des concours. Manque de précision sur le programme disciplinaire. Comment interpréter de manière claire « une mise au niveau licence » des programmes de secondaire et de classes préparatoires ?
  • L’absence de cadrage national précis sur le volume des différents volets du master « Enseignement » rend l’offre de formation très hétérogène sur l’ensemble du territoire. Les trois composantes de ces Masters (recherche, professionnelle et préparation au concours) sont parfois difficilement compatibles, voire contradictoires. Un exemple parmi d'autres : comment valider un mémoire de Master « au sens strict du terme » tout en préparant un concours et en se formant à un métier ? L’entrée directe en thèse scientifique est un leurre au vu de la diversité de la formation en M2 « enseignement », notamment préparation au métier et au concours. ....

mardi 20 janvier 2009

Motion des départements de Mathématiques des universités


Motion des départements de Mathématiques
des universités

de Paris 12, IUFM-Paris 12,
Paris13, Paris-Est Marne-la-Vallée


Depuis des mois, le monde universitaire, à travers de multiples motions et lettres ouvertes émanant d'assemblées générales, de présidents d'universités, de sociétés savantes, de syndicats,d'associations, s'inquiète de la précipitation et des conditions dans lesquelles s'est engagée la réforme de la formation des enseignants; il déplore l'absence de concertation nationale, et demande le réexamen du projet actuel.Les ministères restent sourds à ces appels.Après de longues semaines de travail concerté entre mathématiciens des universités de l'académie,y compris formateurs de l'IUFM, nous constatons l'impossibilité de construire une maquette satisfaisante.

Le cadre actuel posé par le ministère pour la mastérisation de la formation aux métiers de l'enseignement comporte trop d'inconnues:-Le programme des concours et en particulier des oraux n'est pas détaillé - Le calendrier du concours n'est pas encore communiqué - Nous n'avons reçu aucun engagement sur l'organisation et le financement des stages, en particulier la rémunération des heures d'encadrement pour les formateurs IUFM sera tributaire de conventions qui restent dans le flou - Rien n'est actuellement prévu pour le financement des études, ce qui nous fait craindre la diminution du flux des étudiants dans les formations mathématiques.

Nous sommes également face à des impasses et contradictions: -Incompatibilité des exigences du cahier des charges (travail effectif de recherche, préparation au concours, stage long en établissement)- Impossibilité d'intégrer la formation des professeurs bi-valents Mathématiques-Sciences des lycées professionnels.

Nous demandons que les instances de nos trois universités s'engagent clairement à refuser de transmettre les maquettes « Master enseignement », et, solidairement avec les enseignants d'histoire et géographie et de langues des universités de notre académie, nous décidons de surseoir à la remise de la maquette « Mathématiques et Enseignement ».


IUFM de Toulouse : Explication du communiqué de presse des Ministres


Assemblée générale du 19 janvier 2009

  • Trois vidéos de l'assemblée générale (analyse du texte)






  • Participez à Infosup


dimanche 18 janvier 2009

Appel des appels

« Nous, professionnels du soin, du travail social, de l'éducation, de la justice, de l'information et de la culture, attirons l'attention des Pouvoirs Publics et de l'opinion sur les conséquences sociales désastreuses des Réformes hâtivement mises en place ces derniers temps.L'Université, à l'École, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l'information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s'accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions.

Au nom d'une idéologie de "l'homme économique", le Pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois "naturelles" du Marché. Cette idéologie s'est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue.

Nous, professionnels du soin, du travail social, de l'éducation, de la justice, de l'information et de la culture, refusons qu'une telle idéologie mette maintenant en "faillite" le soin, le travail social, l'éducation, la justice, l'information et la culture.

Nous appelons à une Coordination Nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris. »

Le 22 décembre 2008, Roland Gori et Stefan Chedri

Une coordination nationale nécessaire


André OUZOULIAS

Certains passages de la lettre flash n° 48 sur la formation des maîtres (FDM) paraissent étrangement éloignés des demandes des personnels impliqués dans la FDM et des besoins de celle-ci.

  • Ce paragraphe est étonnant : "Les dispositions concernant les stages en responsabilité confirment la volonté de sacrifier la formation professionnelle en attribuant des services en responsabilité à des étudiants en cours de formation qui risquent ainsi de servir debouche trous et de pallier l'insuffisance du nombre de remplaçants aggravée par les coupes budgétaires pour 2009." Jusqu'ici, à ma connaissance, personne ne se plaignait du fait que les M2 auraient des stages en responsabilité, mais plutôt qu'ils n'enaient point. Du reste, les réactions au communiqué du MEN et du MESR sur la FDM que l'on pouvait lire hier et aujourd'hui montrent que l'attribution éventuelle d'un stage de 4 semaines (au maximum) en responsabilité apparaît très en-dessous des exigences d'une authentique préparation au métier (mails de Sylvie Plane, Marie-France Carnus, Claudine Garcia-Debanc, Vincent Charbonnier, Christian Valade, etc.). On ne voit pas ce qui fonde l'idée que les stagiaires seraient alors des bouche-trous. Aujourd'hui, les PE2 et les PLC2 sont en responsabilité partielle avant la certification, et c'est tant mieux. Personne ne dit qu'ils sont des bouche-trous et que leur formation professionnelle est ainsi sacrifiée. Certains collègues (j'en suis) considèrent même que les stages en responsabilité devraient apparaître, sous forme filée, dès le S2 du M1. Pour apprendre à conduire, il ne suffit pas d'apprendre le code et de regarder le moniteur conduire. Enseigner est un métier qui s'apprend… en analysant sa pratique, en essayant et en réfléchissant ses essais.
  • Le texte continue ainsi : "En outre ce service risque de rendre encore plus difficile la préparation simultanée du master et du concours." Autrement dit, il semble opposer formation professionnelle, formation disciplinaire et préparation au concours. C'est un raisonnement similaire qui conduit le MEN et le MESR à abandonner la formation professionnelle à la seule "expérience" du terrain avec une année de prétendu stage sans aucune décharge après le M2.
  • Cet autre paragraphe est également problématique : "Si le principe d'une aide aux étudiants préparant les concours apparaît comme une réponse aux revendications que nous portions, elle est largement insuffisante et fort éloignée des pré-recrutements qui seraient nécessaires." La phrase est construite bizarrement. Veut-on dire que le principe des 12000 bourses au mérite nous va bien mais que leur montant est insuffisant ? Pourquoi continuer d'affirmer la nécessité de prérecrutements, qui, s'ils ne sont pas une première partie du concours en L3 (modèle proposé par le SNEP), sont une reprise des IPES orientée vers un concours en M2 ? A-t-on analysé ce qui se passerait si les IPES étaient rétablis ? Quel type d'étudiants les réussiraient à notre époque, ceux issus des CSP défavorisées ou ceux qui viennent des classes moyennes supérieures ? Et si on parle ainsi de prérecrutements, n'est-ce pas parce qu'on a assimilé le postulat de la réforme actuelle selon lequel le concours a forcément lieu en M2, admissibilité et admission ? En quoi le modèle que semble défendre implicitement le SNESUP est-il alors très différent de celui du MEN et du MESR ?
Ces contradictions ou hésitations ne font que souligner l'urgence d'un débat sérieux sur les principes et les options en jeu. On peut regretter par exemple que les propositions très pertinentes du SNEP aient entraîné si peu de réactions. Mais l'avenir est devant nous…
André OUZOULIAS IUFM de Versailles, école professionnelle de l'UCP

Alain Castañeda

Je m'interroge également sur les différentes lettres flash que nous avons reçues récemment. La revendication répétée "d'aides aux étudiants et pré-recrutements" me semble traduire un abandon??? d'une ligne de front qui me semblait infranchissable, celle du maintien du statut de fonctionnaire stagiaire des futurs enseignants. Je sais que la mastèrisation et ce statut semblent difficile à concilier.

Personnellement, je continue à penser que les enseignants formés aujourd'hui relèvent d'une qualification mastère (L3 + 2 en IUFM). Pourquoi ne pas le revendiquer et négocier sa reconnaissance nationale ?

Ingénuité de ma part ou incompréhension totale des tactiques épuisantes ?

D'où l'intérêt de nous mettre d'accord sur ce sujet comme le propose André Ouzoulias.
Alain Castañeda

Vincent Charbonnier

Le débat sérieux qu'André Ouzoulias appelle de ses voux renvoie aussi à la difficulté pour la FSU d'élaborer un véritable mandat fédéral sur la question et non pas seulement intersyndical, comme le montre assez clairement les lettres aux MEN et MESR de cette semaine. Il me semble qu'il ne suffira pas d'être très nombreux (j'espère) dans la rue aujourd'hui et encore plus (souvent) les jours suivants pour gagner ; il faudra aussi être
plus unitaire et plus fédéral entre nous.
Vincent Charbonnier

M.Monte


Je rejoins les inquiétudes d'André Ouzoulias concernant le flou de nos revendications sur la formation des maîtres et les réticences vis - à - vis des prérecrutements. A force de vouloir satisfaire la chèvre (les universitaires qui ne croient toujours pas qu'enseigner s'apprend) et le chou (les IUFM et les universitaires qui sont prêts à repenser la formation des maîtres à l'occasion de ce coup de force gouvernemental) on va faire en sorte que le chou soit mangé. Il faut refuser maquettes et nouveaux concours mais en réaffirmant clairement les nécessités d'une vraie formation.
M.Monte

Claudine Garcia-Debanc

Je crois pouvoir dire que les formateurs de l'IUFM Midi-Pyrénées se reconnaissent mieux dans la position défendue ci-dessous que dans celles du Bureau national. Je suis sûre, en tout cas, que les élus de la liste FSU-Enseigner est un métier qui s'apprend" ne se reconnaissent absolument pas dans les formulations de la lettre flash 48.

Pour connaitre les positions que nous défendons, visitez notre blog
http://metier-prof.org ou metier-prof.blogspot.com

Claudine Garcia-Debanc
Elue collège PU du Conseil d'école de l'IUFM Midi-Pyrénées, Ecole interne de l'université Toulouse2-Le Mirail

Michelle LAUTON

La lettre Flash 48 comporte en fin de page le communiqué FSU, dont seul a été modifié le premier paragraphe pour écrire " La FSU et le SNESUP .... " au lieu de la FSU.

Sur les questions précises posées :

1) C'est une revendication de longue date (datant d'avant la réforme en cours de la formation des enseignants) des syndicats du premier et du second degré que les enseignants en formation ne soient pas utilisés comme des moyens d'enseignement. Cela dit, pour moi qui enseigne dans des formations professionnelles autre que l'enseignement, il est clair que ce que l'on appelle " stage en responsabilité " se rapproche d'un stage d'une formation professionnelle de Master, avec rapport de stage et soutenance et un tel stage est constitutif de ce type de formation. La durée annoncée est bien inférieure aux stages de M2 des autres formations professionnelles (de l'ordre de 3 mois au moins).

2) Sur les aides aux étudiants, quel que soit le niveau de recrutement, il est nécessaire qu'il en existe plus qu'aujourd'hui, et attribuées sur d'autres critères que le mérite. Le SNESUP a pour mandat depuis quelques années une allocation pour tous les jeunes et donc les étudiants, ce qui exige une refonte de la fiscalité. Mais la FSU n'a pas fait sien un tel mandat. Le SNESUP n'a jamais considéré que tous les futurs enseignants devaient passer par un pré-recrutement.

Sur l'action Aujourd'hui, l'urgence est d'amplifier la mobilisation contre la politique du gouvernement tant sur la formation des enseignants, le décret carrières, le budget et les emplois que la casse des organismes de recherche publics. La grève administrative, avec rétention des notes, se développe ; le vote de motions sur les carrières ou la formation des enseignants, la signature de pétitions se poursuivent ; des AG se réunissent . Une journée nationale d'action dans l'Enseignement Supérieur et la Recherche est organisée le 20 janvier (Cf ci-dessous).

Le SNESUP appelle à la grève ce jour. Participons massivement à cette action. Venons y avec nos mots d'ordre suivants : le retrait du décret carrière des Enseignants Chercheurs, une tout autre réforme de la formation des enseignants, le refus des suppressions d'emplois et l'exigence d'un plan pluri-annuel de créations d'emplois, le maintien du rôle des organismes de recherche...

A Paris , la manifestation ....

Michelle Lauton.

Martial Picot

A la suite du message d'André OuzouliasL'idée d'une coordination inter -IUFM me parait opportune pour que nous arrêtions une positon commune, lisible, forte déjà pour l'ensemble des collègues et des formés en IUFM, puis par la communauté universitaire et éducative dan son ensemble. Toutes nos initiatives sont trop dispersées nous devons nous mettre d'accord sur ce qui à notre avis n'est pas négociable par rapport aux valeurs républicaines qui sont les notres. Je me tiens prêt à participer avec les collègues de l'IUFM de Lille de la FSU à toute coordination inter IUFM.

Martial Picot
(PIUFM Nord Pas de calais, Villeneuve d'Ascq)



André OUZOULIAS
Sylvie Plane (IUFM de Paris) et moi avons pris l'initiative d'un appel par courriel à une réunion nationale des collègues impliqués dans la FDM,

IUFM de Toulouse : Assemblée générale Lundi 19 janvier


Assemblée générale lundi 19 janvier


Suite au communiqué du Ministère de l'enseignement supérieur (qui officialise la durée des stages à 108 heures), le personnel de l'IFUM Midi-Pyrénées (Enseignant et BIATOS) est convié à
une assemblée générale
  • le 19 janvier 2008
  • à 12 heures
  • dans l’amphithéâtre
  • sur le site de Saint Agne.

Ordre du jour


Images d'archives

vendredi 16 janvier 2009

Manifestation du 17 janvier


Parents, lycéens, étudiants, enseignants,
associations, mouvements pédagogiques, citoyens…


Manifestons samedi 17 janvier 2009
à 11h - Place Arnaud Bernard à Toulouse


Réactions au communiqué du Ministère du 15 janvier


Le ministère a communiqué un point sur la formation des enseignants
(voir le texte complet ).

André OUZOULIAS


Je partage le dépit et la colère des collègues qui viennent de commenter le communiqué du MEN et du MESR de ce jour sur la "réforme" de la formation des maîtres.
Totalement d'accord avec l'analyse de Sylvie Plane sur les points cruciaux.
  • Délais : la course insensée continue, Mme Pécresse veut toujours les maquettes le 15 février, alors que les ministères donnent seulement dans ce communiqué, à un mois de cette échéance.
  • Une information capitale attendue depuis septembre sur les stages et alors que le MEN n'a encore rien publié de réglementaire sur les épreuves des concours. Même si le projet était excellent, le délai resterait déraisonnable, pour ne pas dire délirant !
  • Financement des études : c'est une régression très dangereuse, absolument indigne de notre société.
  • Stages : en M1, rien d'obligatoire ("pourront être offerts") ;
  • en M2, rien d'obligatoire non plus ("pourront être effectués") ; 108 h maximum de stage en responsabilité, ce qui équivaut à 4 semaines au plus pour les futurs PE, au lieu de 6 semaines en groupé (= 24 jours) + 26 jours en filé (équivalant à 6 semaines et demi) !
  • Quant au paiement des 100 heures de stage en responsabilité, il est étrangement prévu 3000 euros …
  • N'a-t-on pas confondu, rue de Grenelle, les francs et les euros ? Quand on ne sait pas résoudre un problème facile de proportionnalité, il faut s'attendre à tout…
  • Il n'est pas question de l'année après le concours. Le MEN jette le masque ; cette année ne fait plus partie de la formation. Elle reste sous la forme d'une prise en charge totale de la classe. Parler d'une année de stage" est donc une façon impropre de s'exprimer !
  • C'est le retour à la pratique du stagiaire bouche-trou jeté sans préparation et sans accompagnement sur les terrains les moins courus.
La CPU aura à se contorsionner si elle veut dire qu'elle a été entendue. Totalement d'accord aussi avec Marie-France Carnus et Vincent Charbonnier pour contribuer à accélérer les actions. Il faut obtenir l'annulation de cette réforme et la renégociation du dispositif de formation des maîtres dans son entier (concours et mastères).

Pour cela, nous pouvons engager les conseils d'IUFM et les conseils de département et d'université à refuser de transmettre les maquettes. La motion SNESUP est une excellente base.

Je propose que nous nous mettions rapidement d'accord pour une coordination inter-IUFM en espérant que le BN du Snesup nous soutiendra dans cette action, mais en n'en faisant pas une condition.

La nuit des IUFM le 3 février pourrait être une perspective. Mais si nous ne faisons pas un seul jour de grève dans les IUFM en 2009 alors qu'on démolit la FDM, honte sur nous !

Date possible pour une coordination inter-IUFM : samedi 24 janvier à partir de 10 h ?

Lieu envisageable : Ile de France (IUFM de Créteil, IUFM de Paris,
Université Paris 8-St Denis ?…), Lyon, Grenoble,… Strasbourg, qui
vit naître la première école normale d'instituteurs ?

Qu'en pensent les collègues intéressés ?
Font-ils une autre analyse ?
Pensent-ils que le MEN et le MESR ont reculé sérieusement ?
Bien cordialement,
André OUZOULIAS

Christian VALADE - IUFM de Midi-Pyrénées

Enseigner est un métier qui s’apprend. Nous voulons donc une formation professionnelle universitaire des enseignants. La durée des stages dans une école d’ingénieur (bac +5) est de six mois sur les deux dernières années. Afin d’assurer une véritable formation, nous devons exiger une durée minimale des stages rémunérés (pour les étudiants et tuteurs) de six mois organisés localement par les IUFM et les Rectorats dans l’esprit d’une formation professionnelle en alternance (théorie, pratique, théorie, …)

La place du concours en fin de M2 transformera le M2 en une année de bachotage. Les universités seront comparées entre elles et financées en fonction des résultats (notamment au concours). C’est donc une compétition entre les universités qui s’installe, compétition basée sur les résultats chiffrés et non sur la qualité et les performances des futurs enseignants.

Les cinq barrages (passage de M1 en M2 avec plus de 14 au mémoire de M1, admissibilité au concours, M2, admission au concours, obtention du M2, titularisation par le seul corps d’inspection) font que beaucoup d’étudiants vont se désintéresser de la formation d’enseignant. Dans les domaines technologiques et scientifiques, il sera plus facile d’avoir un diplôme d’ingénieur (avec un premier emploi à 160% du SMIG) que de devenir enseignant titulaire avec 120% du SMIG. Les formations existantes des enseignants des disciplines technologiques vont se vider d’étudiants. Et que deviennent des disciplines pour lesquelles il n’y pas d’équivalence de masters (coiffure, pâtissier, fleuriste, ….) ?

Une refonte complète de la réforme proposée s’impose. Celle-ci doit être négociée et construite avec les acteurs et partenaires (syndicats, …) de la formation des enseignants. Il faut donc stopper la machine qui s’emballe pour aller dans le mur.

Pourquoi ne pas mettre en place une vraie formation des enseignants dans le cadre d’une faculté d’éducation comme cela se passe beaucoup de pays ? Les IUFM, écoles internes des universités, ne pourraient-ils pas être l’embryon des futures facultés d’éducation ?

Toulouse est prêt à accueillir à nouveau une coordination inter-IUFM avec l’appui du SNESUP évidemment. Ne pas oublier également que nous disposons actuellement des dispositifs de communication à distance.


Christian VALADE - Toulouse


Claudine GARCIA-DEBANC - IUFM de Midi-Pyrénées


Il y a un absent : les concours nationaux et leurs épreuves. On n'en a sans doute pas assez parlé. C'est le moment d'enfoncer le clou.
  • Pas de concours au rabais avec des épreuves absurdes fusionnant plusieurs épreuves anciennes pour faire des économies budgétaires.
  • Pas de concours bachotés en S9, mais des concours évaluant des compétences construites tout au long du L et du M,
  • Ne pas oublier "nationaux",
  • Ne pas oublier la première année sur le terrain en service très partiel et rémunérée.
  • Ne pas oublier la place des professionnels dans cette formation :des maîtres formateurs et pas des compagnons ou des maîtres volontaires.
  • et, pourquoi pas, une faculté d'éducation, comme dans tous les grands pays développés.
Claudine GARCIA-DEBANC

Pierre-Emmanuel Berche, Rouen

Tout-à-fait d'accord avec ces analyses et propositions. Il faut impérativement frapper fort dans les jours qui viennent.

A Rouen et Le Havre, il est maintenant acquis qu'il n'y aura pas de maquette déposée (décision des 3 conseils pour Le Havre, décision des conseils d'UFR et du CE de l'IUFM pour Rouen ; en particulier, les conseils d'UFR de Sciences et de Lettres ont voté à l'unanimité la
motion proposée par le BN du Snesup).

Pour ce qui nous concerne, nous en sommes maintenant à proposer une non-reprise du second semestre dans les UFR qui redémarrent plus tôt que les autres (sciences par exemple).
Nous n'avons donc plus le choix : il nous faut impérativement faire reculer les 2 ministres et faire le point précis des universités qui sont dorénavant engagées dans le refus de déposer les maquettes.

Le Snesup peut-il s'associer formellement à la coordination.

Par ailleurs, sur la question des stages, il me paraît tout-à-fait invraisemblable que le ministère puisse s'engager à trouver 40000 places de stage en responsabilité, 50000 lieux de stage en observation : cela représente en moyenne 400+500 places de stage par département !!!

Si des régions entières n'ont pas de master, cela signifie des milliers de stage concentrés sur certains départements : c'est tout simplement impossible.

Pourrait-on envisager que le Snes et le Snuipp relaient une campagne de boycott de ces stages dans les établissements ?

Pierre-Emmanuel Berche - Rouen