dimanche 30 novembre 2008

Motion votée au conseil d’administration de l’université de TOULOUSE II


Pour un élève apprendre, ce n’est pas simple. Pour un enseignant «apprendre à enseigner», ne l’est pas non plus. Les enjeux de la formation des enseignants sont à la hauteur des ambitions que la société donne à l’école. La formation est un investissement pour l’avenir.

En ce sens la circulaire du 17 octobre dernier relative à la «campagne d'habilitation de diplômes de master pour les étudiants se destinant aux métiers de l'enseignement rentrée universitaire 2009 », et la maquette des concours, ne nous semblent pas répondre à ces enjeux.

Si le projet de mastérisation s’appuie en positif sur le cahier des charges de la formation et prend en compte dans ses principes la nécessité d’aller-retour entre terrain et formation, il nous semble dommageable que le cœur du métier d’enseignant qui nécessite un haut niveau de compétence disciplinaire et de formation professionnelle ne soit pas la base de définition des nouveaux cursus. De plus, l’articulation concours-master telle qu’elle est définie actuellement ne correspond pas aux nécessités d’une réelle professionnalisation avant la prise en charge d’une classe en pleine responsabilité.

Le Conseil d’administration de l’université de Toulouse II ne peut se satisfaire d’un calendrier insensé qui oblige l’ensemble des acteurs concernés à concevoir, dans l'urgence, des maquettes de masters sans pouvoir prendre le temps d'une réflexion concertée à la hauteur des enjeux et des exigences d’une véritable formation professionnelle des enseignants et des conseillers principaux d’éducation. Il rappelle la place incontournable que doit tenir l’école interne de formation des enseignants dans cette réflexion.

Un système d’accompagnement social des candidats au concours, avec, entre autres, un pré-recrutement compensant l’allongement de la durée des études induit par une réforme des concours qui implique l’obtention d’un master.

Le Conseil d’administration de l’université de Toulouse II demande à nouveau que ce projet de réforme fasse l’objet d’un moratoire d’une année et que les ministres de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche s’engagent sur la tenue de concours de recrutement des enseignants pour 2009-2010, selon les modalités en vigueur pour l’année 2008-2009.

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