dimanche 30 novembre 2008

L'UFAL contre la politique scolaire de Xavier Darcos



L'Education Nationale est actuellement l'objet d'une série de "réformes" qui visent à démanteler ce qui restait de l'école républicaine. Sous couvert d'améliorer l'enseignement, il s'agit en fait de prendre des mesures budgétaires.

La logique qui prévaut est strictement comptable. Ce qui inspire les mesures que Xavier Darcos entend appliquer est moins le volontarisme politique que l'arithmétique. Il faut savoir qu'entre 2002 et 2012, 140 000 postes auront disparu de l'Education Nationale, dont 35 000 entre 2007 et 2009. Xavier Darcos n'a aucun projet politique pour l'école publique : il applique servilement ce que lui dicte sa calculette.Ces réformes concourent, par ailleurs, au même objectif que celles qui sont menées depuis deux décennies.

Il s'agit d'aligner le système éducatif français sur le modèle néo-libéral imposé par l'OCDE : décentralisation, mise en concurrence des établissements, évaluation internationale des résultats, toutes ces mesures visent à détruire l'école républicaine afin de libéraliser le marché de l'enseignement.

Ce ne sont plus les citoyens qui décident du modèle qu'ils entendent défendre pour leur école, mais une poignée de technocrates, qui considèrent que l'enseignement, pas plus que les autres activités humaines, ne saurait échapper à la logique du marché.Ces mesures se traduisent d'abord par une réduction drastique des postes. En avril dernier, l'Ufal avait dénoncé ces coupes sombres qui enlèveront à l'enseignement public encore de son efficacité.

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