dimanche 30 novembre 2008

Lettre des étudiants de l'IUT



Courriel d'un étudiant d'IUT


Une nouvelle loi menace tout les IUT de France.
Même si vous ne suivez pas de cursus universitaire en IUT nous vous demandons votre aide.
Signez cette pétition pour nous aidez et aidez les futurs diplomés
Signez cette pétition ne vous prendra que quelque minutes.
Merci de nous soutenir.
Pétition IUT

Depuis quarante ans, les IUT assurent une mission de formation de techniciens supérieurs (Diplôme Universitaire de Technologie) et de cadres intermédiaires (Licences Professionnelles créées en 2000). Les 116 IUT de France ont été, à la satisfaction de tous (les étudiants et leurs familles, les milieux professionnels) un des vecteurs essentiels de la démocratisation et de la professionnalisation de l’enseignement supérieur et de l’aménagement du territoire. Ils accueillent aujourd’hui plus de 140 000 étudiants (dont 36% de boursiers), qu’ils font réussir à plus de 75%.

Ce succès, que personne ne dément, repose sur :
  • un DUT reconnu de manière identique sur l’ensemble du territoire,
  • un partenariat étroit avec l’entreprise,
  • des moyens financiers et humains spécifiques à la technologie,
  • une responsabilisation des acteurs et décideurs des IUT.
Dans le cadre de la mise en application de la loi « Libertés et Responsabilités des Universités » (LRU), l’Etat retire toute dotation directe (financière et humaine) aux IUT.

Si rien ne change, les IUT, au premier janvier 2009, ne pourront plus garantir les conditions du succès et la lisibilité nationale du diplôme.L’ensemble des directeurs des IUT de France considère que cette situation remet en question l’existence même des IUT et en conséquence celle du Diplôme Universitaire de Technologie.

Les soussignés réclament le maintien du fléchage des moyens ou de véritables garanties de l’Etat pour que le caractère national des DUT (qualité et moyens) existe dans les universités autonomes.


Mardi 25 novembre, tous les IUT de France ont pris une journée pour informer les étudiants.




Colères universitaires


JEAN FABBRI,

SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DU SNESUP-FSU.


Pourquoi le grand débat national sur l’enseignement et la recherche est nécessaire ?

Hors champ des projecteurs si facilement focalisés sur la seule ministre de l’Enseignement supérieur, le monde universitaire s’émeut et se met en mouvement.

Ce qui indigne aujourd’hui un nombre croissant de ceux qui font et vivent l’enseignement supérieur français touche deux fois au coeur de ses missions et de ses libertés.


Lié à la prétendue réforme du lycée avancée par Xavier Darcos, aux conséquentes suppressions d’emplois d’enseignants organisées par le budget 2009, le dispositif de modification des conditions de formation et de concours pour les métiers d’enseignants du premier et du second degré bouleverse les formations universitaires.

Ce processus élaboré par les deux ministres Valérie Pécresse et Xavier Darcos, obtempérant avec zèle à une parole présidentielle, engage pour nombre d’universités l’avenir même de leurs formations (3e année de licence et cycle master) quant à leurs contenus scientifiques, leur organisation dans le temps, leur cohérence et complémentarité à l’échelle académique et nationale.

Cette réorganisation précipitée ne conduit pas à l’amélioration de la formation des enseignants qu’elle avance comme objectif. Elle met en concurrence au lieu de solidariser les dimensions disciplinaires, didactiques et professionnelles, elle jette par-dessus bord l’expérience et le potentiel des IUFM… et elle repousse au-delà de bac + 5 le premier salaire des étudiants aspirant à enseigner.

Communique de presse du 26 novembre


Les Lilas le 26 nov 2008

Recrutement et formation des enseignants : prendre du temps pour une autre réforme

Les enseignants impliqués dans la formation des enseignants étaient fortement en grève le 20 novembre avec les autres personnels de l’éducation.

Ils protestent contre la réforme de la formation qui dégrade, affaiblit considérablement les dimensions académiques et professionnelles de la formation des enseignants, affaiblit les IUFM et dilapide le potentiel de formateurs qu’ils représentent.

Ils s’insurgent contre une réforme menée au pas de charge qui impose un bricolage des masters et des concours. La communauté universitaire exprime fortement, sous des formes diverses, son refus des délais et ses désaccords avec la réforme telle qu’elle est imposée.

Ils récusent une réforme qui permettra de supprimer des emplois de stagiaires et fait peser des menaces sur le nombre de recrutés par concours : supprimer des postes de fonctionnaires, recruter les enseignants sans le statut de la fonction publique.

Cette réforme met aussi en difficulté les étudiants qui sont dans l’incertitude et devront faire des études plus longues sans aides, ni pré-recrutements.

Elle méprise les enseignants-chercheurs, les formateurs, formateurs associés des IUFM et les maîtres formateurs du premier degré qui assurent la formation professionnelle depuis des années.

Cette « mastérisation » là n’est pas celle qu’ils réclamaient.

Pour ces raisons, la FSU et ses syndicats (SNEP -SNES- SNESUP-SNUEP-SNUipp) demandent aux deux ministres concernés :

  • une véritable formation universitaire progressivement professionnalisante suivie d’une solide formation professionnelle après le concours
  • des créations de postes aux différents concours d’enseignants et CPE, Copsy et non des recrutements de précaires
  • des aides sociales pour les étudiants et des pré-recrutements pour assurer un vivier suffisant d’enseignants
  • des coopérations entre IUFM et composantes des Universités et non des concurrences.
  • un report de la mise en place des masters à la rentrée 2010 et des nouveaux concours à la session 2011 avec des mesures transitoires pour assurer le vivier d’étudiants.
La FSU appelle les personnels à intervenir pour une formation des enseignants de qualité et à porter un message fort : ne pas investir dans la formation des enseignants est suicidaire pour l'avenir de notre école !

Amplifier la contestation du dispositif "master/concours"

En quelques semaines, des dizaines de CA d'universités, s'ajoutant aux conseils de départements, aux sociétés savantes, revendiquent avec force une vraie négociation appuyée sur un débat national pour améliorer la formation des enseignants (une dizaine de plus, la semaine dernière : Paris 13, Amiens, Chambéry, ...).

L'exigence est forte : report à 2011 de la date de nouveaux concours, dispositions transitoires favorables aux étudiants permettant un maintien des concours nationaux tous les ans, synergie des formations dans leurs dimensions scientifiques et professionnelles, articulées sur des stages reconnus et rémunérés. Elaboration concertée et non concurrentielle des parcours de formation PE, PLC, CPE.

Une rencontre avec la CPU jeudi 20, dans laquelle le SNESUP a porté ces revendications en liaison avec l'appel du 9 novembre, a illustré les blocages politiques actuels qui sont avant tout le fait des deux ministres X. Darcos et V. Pécresse. Dans le supérieur, le dispositif "mastérisation", tel qu'il est aujourd'hui conçu par le ministère, vise à accélérer l'explosion du paysage universitaire, la concurrence entre les établissements et entre les collègues... au risque assumé d'une fragilisation de nombreux champs disciplinaires.

Le SNESUP appelle donc à amplifier la résistance collective sous toutes ses formes contre ce dispositif régressif.

Opinion publique et « veille de l’opinion »

Le SNESUP condamne les opérations de surveillance de l'opinion telles que lancées (avec appel d'offre) par le MESR pour mesurer la contestation de la politique du ministère. Ces dépenses conséquentes (220.000 euros) sont une nouvelle preuve du mépris affiché par le gouvernement à l'encontre des organisations syndicales et des instances représentatives (CTPU, CNESER, ...) dans lesquelles il peut trouver un reflet très réel des avis des personnels.

Le SNESUP demande l'annulation de cet appel d'offre. Le SNESUP appelle les universitaires à faire entendre nos revendications dans les médias nationaux et locaux. Il invite à la multiplication des initiatives collectives rendant visibles les luttes en cours (rassemblements, sit in, cours publics dans des lieux publics, ...). Il invite à relayer les rares interventions syndicales publiées dans la presse nationale (Le Monde du 18 novembre et l'Humanité du 22 novembre à retrouver aussi sur www.snesup.fr).

Des nouvelles d'ailleurs ...



Point de vue de Thierry ASTRUC


Je souhaite que tous les CA qui ont voté le moratoire (et les autres) le mettent en place unilatéralement : ne déposons aucun dossier pour le forcer. ...

Cependant, bien conscient qu'il nous faudra réfléchir à la rentrée 2010, certains se sont déjà attelés à la tâche. Les problèmes sont nombreux, quelque soit la période à laquelle se passe le concours, pour arriver à imaginer des maquettes qui tiennent la route.

Comment maintenir en parallèle un recrutement par concours et une formation professionnelle de qualité ?

Je continue donc à centraliser les documents de travail que vous voudrez bien m'envoyer relatif aux masters et/ou aux préparations au concours.

Et je les tiens à votre disposition en attendant que je puisse les mettre en ligne ce qui ne devrait plus tarder

PS : ... les universités qui prévoient que les étudiants ayant validé leur master enseignement mais ayant échoué au concours puisse s'inscrire à un DU spécifique, avec l'idée de valider cette année là, prévoient en fait de faire payer leurs étudiants plus qu'une inscription en formation initiale, pour un diplôme interne à leur université, et dont l'utilité parait douteuse.

Sans parler du danger que fait porter sur la formation professionnelle l'existence d'une préparation aux concours qui ne serait pas exclusivement réservée à des étudiants possédant un master spécialité enseignement.

Sarah Hatchuel et Nathalie Vienne-Guerrin,

Nous, Sarah Hatchuel et Nathalie Vienne-Guerrin, venons de prendre connaissance de la décision de Valérie Pécresse qui, dans sa grande largesse, nous accorde un délai de deux mois et demi afin que nous puissions obtempérer dans les meilleures conditions.

Nous sommes d’accord avec Jacques Tranier pour voir, dans cette réponse, une véritable provocation.

Le Ministère ne nous ferait pas une telle insulte s’il sentait une mobilisation plus large et plus claire de notre part.

1- Aux collègues qui pensent que nous n’y pouvons plus rien, nous voudrions dire ceci :
  • Si nous, qui enseignons à l’université, n’y pouvons rien, qui donc y pourra quelque chose ?
  • N’est-ce pas nous qui donnons les notes ?
  • N’est-ce pas nous qui délivrons les diplômes ?
  • N’est-ce pas nous qui sommes membres des jurys de concours ?Face à l’échec d'initiatives plus douces, nous vous appelons à considérer ces trois leviers comme trois champs d’action possibles.
2 - Aux collègues qui pensent que si leur université ne fait pas remonter les maquettes, c’est l’université voisine qui le fera, nous disons ceci :
  • Les initiatives des universités parisiennes et d’autres universités dans d’autres régions, montrent que l’on peut répondre aisément, par des accords régionaux entre Présidents, à cette crainte de la concurrence.
3- Aux collègues qui pensent que si les universités ne font pas remonter les maquettes, ce sont les IUFMs qui le feront, nous disons ceci :
  • Nous sommes sans doute naïves, mais nous ne pouvons croire que nos collègues qui enseignent à l’IUFM n’ont pas, comme nous, le souci du disciplinaire.Comment pourrait-on vouloir envoyer dans des classes des enseignants qui ne maîtriseraient pas leur discipline ?
  • Comment nos collègues des IUFM pourraient-ils penser que c’est en réduisant la compétence disciplinaire des enseignants que nous en ferons de meilleurs enseignants ?
4 - Aux collègues qui pensent que le recrutement actuel a des faiblesses, nous disons ceci :
  • Ce n’est pas en réduisant la connaissance du disciplinaire, de la littérature et de la civilisation (nous vous rappelons que le niveau désormais demandé serait le niveau Licence 3),
  • que nous armerons les enseignants à mieux gérer et animer leurs classes. Comment les élèves pourraient-ils respecter des enseignants qui n’auraient pas toute confiance dans leurs compétences disciplinaires ?
5- Aux collègues qui pensent qu’il n’est point besoin de faire une dissertation et de connaître Shakespeare ou Joyce pour enseigner en collège, nous disons ceci :
  • Si les enseignants français n’ont plus l’ambition de préserver, enrichir et faire vivre les patrimoines culturels, et de s’astreindre à réfléchir de façon exigeante, cohérente et construite, qui donc alors l’aura ?
  • Les futures générations ne méritent-elles pas d’avoir comme enseignants, dès les plus petites classes, des esprits éclairés et formés à la réflexion ?
6- Aux collègues qui ne sont pas (encore) mobilisés, nous disons ceci :
  • Nous vous conjurons de prendre le temps d’aller lire les textes (sur la masterisation des concours) qui sont disponibles sur le site de la SAES.
7 - Aux collègues qui nous disent qu’ils n’ont pas le temps de suivre ce qui est en train de se passer, nous disons ceci :
  • Il nous semble essentiel de prendre ce temps. Nous aussi, qui nous exprimons, entre autres, sur cette messagerie, avons d’autres choses à faire, mais c’est l’essence même de notre métier qui est ici remise en cause, et c’est pourquoi nous nous devons tous de prendre ce temps.
Bien cordialement,
Sarah Hatchuel, Professeur, Université du Havre
Natthalie Vienne-Guerrin, Professeur, Université de Montpellier 3


Un film de 22 minutes


qui fait le point sur les récentes mobilisations d’octobre, à la lumière des révélations d’Eddy KHALDI...

Un film fait par des parents d’élèves pour les parents d’élèves et les enseignants…

A voir absolument !!!!

Que vous soyez prof ou pas, ça vous concerne tous car c’est l’école de la république !!! là où vont où vont allez nos enfants, petits enfants …. !!!

A faire circuler sans modération, car jusqu’à la preuve du contraire la France est une démocratie !!!

La faisabilité politique de l'ajustement






MOTION de la section d’anglais
de l’Université de Franche-Comté,
réunie le 5 novembre 2008

Les enseignants et enseignants-chercheurs de la section d’anglais de l’Université de Franche-Comté tiennent à déclarer leur plus vive inquiétude à la lecture de la circulaire de référence sur la campagne d’habilitation des masters (17 octobre 2008) et de la réforme des concours de recrutement de l’Education nationale (Professeur des écoles et CAPES). Bien que tout à fait conscients des nécessités de réforme des concours de recrutement de l’Education nationale, nous déplorons l’absence de concertation qui a précédé cette réforme.

Nous dénonçons également le calendrier qui oblige la mise en place des nouvelles directives ministérielles dans la précipitation, les textes devant être rendus au ministère pour le 31 décembre 2008.

En outre, nous nous déclarons opposés à cette réforme qui donne une part démesurée à la connaissance du fonctionnement administratif de l’institution scolaire au détriment des savoirs disciplinaires jusque-là enseignés à l’université et à l’IUFM.

Cette réforme vide ainsi d’une partie de sa substance la formation disciplinaire et appauvrit le bagage culturel du futur enseignant dans sa discipline.

La diminution de la part des compétences disciplinaires, tant à l'écrit (le texte stipule que « le niveau d'exigence disciplinaire [pour les deux épreuves de l’écrit] sera celui de la licence ») qu'à l'oral (aucune évaluation de la maîtrise de la langue orale n'est possible dans le format des épreuves envisagées) nous paraît extrêmement grave et préjudiciable à long terme pour notre société.

La mastérisation des concours d’enseignants prolonge également d’un an la formation des Professeurs des écoles ou des enseignants du secondaire, exigeant d’eux des efforts financiers supplémentaires et plongeant certains d’entre eux dans la précarité. Elle conduira à détériorer irrémédiablement la qualité de l’enseignement au collège et au lycée. L’exemple de la Grande-Bretagne, où la formation des enseignants se fait au niveau du Master, montre en effet à quel point l’absence d’un concours national contribue à creuser les inégalités entre les établissements du secondaire, entre les universités, et, finalement, à renforcer les inégalités sociales au lieu de contribuer à les atténuer.

La comparaison des situations française et britannique montre que le principe du concours national et anonyme de recrutement des enseignants est une condition indispensable pour l’accès de tous à un même enseignement de qualité.


Pour toutes ces raisons, nous demandons un moratoire d’un an afin sue l’ensemble de la communauté pédagogique, de l’école primaire à l’université, soit impliquée dans la réflexion puis dans la réforme des concours de l’Education nationale pour qu’un nouveau cadre soit élaboré.

Ainsi, nous nous associons aux protestations émises par nos sociétés savantes, par, entre autres, les Conseils d’Administration des Universités de Provence, de Bourgogne et de Rouen et par les Présidents des six universités parisiennes.

« Le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche a annoncé aux présidents d'université, réunis jeudi 20 novembre 2008 en séance plénière, le report au 15 février 2009 de la date limite pour le dépôt des projets de masters "enseignement".

Le 7 novembre dernier, la CPU et la CDIUFM avaient demandé un report à la fin février. Les deux conférences estimaient que "la nécessité de mener de front la réflexion pédagogique, la concertation entre les universités d'une même académie, la concertation nationale et le respect des procédures démocratiques de consultation des instances de chaque université rendent nécessaire l'octroi de délais supplémentaires".



Journée d'action réussie

jeudi 20 novembre pour l'IUFM de Nice:


  • Aucun cours assuré sur le centre des PE
  • Nombreux enseignants de l'IUFM à la manifestation dans les rues de Nice (qui a réuni plus de 5000 personnes)
  • Participation du SNESUP IUFM à l'AG intersyndicale (plus de 150 personnes), ce qui a permis d'expliquer aux enseignants du primaire et du secondaire la réforme de la formation des maîtres (information à poursuivre, on s'en rend vite compte !)

Motion votée au conseil d’administration de l’université de TOULOUSE II


Pour un élève apprendre, ce n’est pas simple. Pour un enseignant «apprendre à enseigner», ne l’est pas non plus. Les enjeux de la formation des enseignants sont à la hauteur des ambitions que la société donne à l’école. La formation est un investissement pour l’avenir.

En ce sens la circulaire du 17 octobre dernier relative à la «campagne d'habilitation de diplômes de master pour les étudiants se destinant aux métiers de l'enseignement rentrée universitaire 2009 », et la maquette des concours, ne nous semblent pas répondre à ces enjeux.

Si le projet de mastérisation s’appuie en positif sur le cahier des charges de la formation et prend en compte dans ses principes la nécessité d’aller-retour entre terrain et formation, il nous semble dommageable que le cœur du métier d’enseignant qui nécessite un haut niveau de compétence disciplinaire et de formation professionnelle ne soit pas la base de définition des nouveaux cursus. De plus, l’articulation concours-master telle qu’elle est définie actuellement ne correspond pas aux nécessités d’une réelle professionnalisation avant la prise en charge d’une classe en pleine responsabilité.

Le Conseil d’administration de l’université de Toulouse II ne peut se satisfaire d’un calendrier insensé qui oblige l’ensemble des acteurs concernés à concevoir, dans l'urgence, des maquettes de masters sans pouvoir prendre le temps d'une réflexion concertée à la hauteur des enjeux et des exigences d’une véritable formation professionnelle des enseignants et des conseillers principaux d’éducation. Il rappelle la place incontournable que doit tenir l’école interne de formation des enseignants dans cette réflexion.

Un système d’accompagnement social des candidats au concours, avec, entre autres, un pré-recrutement compensant l’allongement de la durée des études induit par une réforme des concours qui implique l’obtention d’un master.

Le Conseil d’administration de l’université de Toulouse II demande à nouveau que ce projet de réforme fasse l’objet d’un moratoire d’une année et que les ministres de l’Éducation Nationale et de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche s’engagent sur la tenue de concours de recrutement des enseignants pour 2009-2010, selon les modalités en vigueur pour l’année 2008-2009.

Motion du CA de l'université de Paris 12



Motion du CA de Paris 12


sur la réforme de la Formation des Maîtres


Le Conseil d’Administration de l’Université Paris 12, réuni en séance plénière le 7 novembre 2008, qui s’est déjà exprimé le 4 juillet dernier sur la réforme de la formation des enseignants, déplore ses insuffisances et les conditions de sa mise en œuvre. Les enjeux de l’avenir de tous les jeunes imposent à la communauté universitaire d’offrir aux futurs collègues des premier et second degrés une formation universitaire et professionnelle de grande qualité. Cela requiert le temps nécessaire à la conception de nouveaux parcours ou à l’adaptation des mentions existantes.



Le CA ne saurait souscrire à des choix qui, sous prétexte d’allégement des épreuves, auraient pour effet de réduire dans la formation et les concours la part des savoirs disciplinaires et professionnels, en contradiction avec l’objectif affiché par la « mastérisation ». Cette réforme implique aussi en l’état la prolongation des études d’un an à l’entière charge des étudiants, accentuant ainsi les inégalités devant l’accès au métier. Elle doit faire l’objet d’importantes modifications.


Le CA soutient l’action menée par les instances de l’université pour construire – en concertation avec les autres universités de l’Académie de Créteil et l’IUFM – des masters qui concilient au mieux la nécessaire formation professionnelle au métier d’enseignant et les exigences d’un haut niveau de formation scientifique, en s’appuyant à la fois sur les recherches disciplinaires et sur une recherche en éducation à développer.


Le CA proteste contre un calendrier obligeant l’Université à remettre le 31 décembre au plus tard les projets de master visant les étudiants se destinant à l’enseignement. En effet, l’information sur les nouveaux concours de recrutement de professeurs n’est en ligne que depuis le 13 octobre, sous forme non réglementaire et sans déclinaison par spécialités, et la circulaire du 17 octobre sur la campagne d’habilitation de tels masters n’est parvenue aux universités que le 21 octobre dernier. Ces délais ne laissent pas le temps nécessaire à la réflexion, aux concertations entre partenaires internes et externes et aux procédures normales de validation par les Conseils de l’Université.


C’est pourquoi le CA de l’Université Paris 12, se refusant à travailler dans la précipitation sur un sujet aussi important, demande au Ministère un cadrage national et un moratoire d’un an sur cette réforme permettant une concertation nationale et académique sur l’organisation de la formation des maitres


Projet présenté par les élus UNEF, SNASUB-FSU et CCR (SNESUP, SLR, SNCS),
Voté le 7 novembre 2008

07

Motions du conseil d'administration de Paris 13



Motion formation des enseignants


Le Conseil d’Administration de l'Université Paris 13, réuni le 21 novembre 2008 et ayant pris connaissance de l'annonce par le ministère du report au 15 février 2009 de la date limite pour le dépôt des projets de masters "enseignement", mandate le Président de l'Université pour relayer auprès du ministère, de la CPU et plus spécifiquement des autres Universités de l’Académie de Créteil sa demande de moratoire sur la réforme de la formation et des concours de recrutement des futurs enseignants.

Dans l'attente des conclusions de ce moratoire, il demande le maintien de la tenue des concours selon les modalités actuelles et mandate le président de l'université pour agir afin que l'ensemble des universités de l'académie de Créteil s'engage à ne pas transmettre au ministère de projets de masters relatifs à la formation aux métiers de l'enseignement.

Il renouvelle son soutien à une élaboration de ces masters en concertation avec toutes les universités de l’académie de Créteil et l’IUFM, école interne de l’université Paris 12.

Cette réforme de la formation et des concours de recrutement des futurs enseignants, présentée par le ministère comme un enjeu majeur, ne peut être que l'aboutissement d'une large concertation des personnes et des institutions concernées, notamment sur la place des savoirs disciplinaires et la formation professionnelle, sur le rôle et les fonctions des IUFM, sur la durée et les modalités des stages. Elle ne saurait être mise en œuvre dans le cadre du calendrier actuel qui n’a pour but manifeste que de les imposer à marche forcée. Soucieux de ne pas nous laisser imposer un traitement dans l’urgence d’une question aussi importante socialement et scientifiquement, le Conseil d’Administration demande l’abandon du calendrier de remise de nouvelles maquettes de masters et le retrait de ce projet ministériel sous sa forme actuelle.

Le Conseil d’Administration réaffirme son attachement aux concours nationaux avec un jury national (composé de personnes spécialistes des disciplines concernées), et au maintien du lien explicite entre la réussite aux concours et l’accès à un poste et un statut de fonctionnaire d’État. Il réaffirme également son attachement à des concours fondés sur des programmes définis nationalement et garantissant à la fois un haut niveau de formation disciplinaire et professionnelle.

(adoptée à l'unanimité moins 2 abstentions)


Motion statuts des enseignants-chercheurs


Le Conseil d’administration de l'Université Paris 13, réuni le 21 novembre 2008, réclame l'abandon du projet de modification du décret statutaire de 1984, qui applique et aggrave encore les dispositions de la loi LRU. Il s'oppose notamment:

  • aux pleins pouvoirs des présidents d'université ou directeurs d'établissement dans une gestion individuelle des carrières
  • à la modulation des services qui se traduira par un alourdissement des services d'enseignement pour la plupart des enseignants-chercheurs
  • à la dépossession du CNU de son rôle de gestion nationale des carrières des enseignants chercheurs (promotions, congés sabbatiques) qui doit rester majoritairement composé d’élus.

Il demande l'ouverture de négociations avec les organisations syndicales pour améliorer les conditions dans lesquelles les enseignants-chercheurs exercent leurs différentes missions, ce qui suppose d'alléger globalement, par des créations d'emplois, leurs services en prenant pleinement en compte leurs autres activités (recherche, administration, etc.). Il demande en particulier l'attribution automatique d'une décharge équivalente à un demi-service pour les nouveaux recrutés ainsi que l'amélioration des conditions de travail, des grilles de rémunération et des salaires de tous les personnels.

Il exige la réorientation des moyens budgétaires à cet effet dès le budget 2009.

(adoptée à l'unanimité)

Université de Nancy 2



Nous nous sommes retrouvés à quelques uns aujourd'hui à Nancy 2 pour discuter essentiellement du projet de décret sur les EC.

Nous étions une vingtaine de collègues (dont 1 collègue BIATOS du Snasub).
Nous avons décidé de lancer une campagne d'appel au blocage des notes pour le premier semestre, en protestation face aux méfaits actuels du gouvernement.

Je vous joins ci-dessous cet appel. Actuellement, il y a 27 signataires. C'est peu, mais c'est déjà un bon début. Notre objectif est de mobiliser les collègues et de faire boule de neige.

Si nous arrivons à une petite centaine de signataires dans les 3 semaines qui viennent, ça deviendra significatif.
Courage!

Face aux attaques actuelles du gouvernement portant sur nos métiers, sur les formations et sur le service public d'enseignement supérieur en général, les soussigné(e)s annoncent qu'ils bloqueront les notes des examens auxquels ils participent ainsi que celles du capes blanc pour obtenir :
  • le retrait de la réforme des concours de recrutement de professeurs et de la réforme dite "de masterisation" de la formation des professeurs
  • le retrait du décret concernant le statut des enseignants-chercheurs.
Ils vous appellent à les rejoindre, à signer cet appel et à participer aux réunions qui décideront des formes et de la poursuite du mouvement initié par cet appel.

IUFM d'auvergne




Dans le cadre de la mise en place du processus de masterisation des formations des enseignants, le Conseil d’Ecole de l’IUFM d’Auvergne, Ecole Interne de l’Université Blaise Pascal affirme son attachement aux points suivants et demande à la Présidente de l’Université de les prendre en compte.

Le pilotage de la conception des formations doit rester clairement de la responsabilité de l’IUFM, composante de l’UBP qui a montré depuis 17 ans sa capacité à assurer la professionnalisation des futurs enseignants.

De même l’inscription des étudiants et le pilotage des formations mises en place doit rester tout aussi clairement du ressort de l’IUFM d’Auvergne.

La mise en place de ces formations reposera sur une collaboration étroite avec les autres composantes de l’Université, comme c’est le cas depuis 1991, alors même que l’IUFM était un établissement autonome. Cependant, elle ne pourra se faire sans une participation active des représentants de l’état employeur et de ses personnels avec lesquels l’IUFM a tissé également des liens importants.

Les formations à concevoir doivent respecter la diversité des métiers auxquels se destinent les étudiants (Professeurs des Ecoles, Professeurs des Lycées et des Collèges dans toute la gamme des disciplines académiques, Professeurs bivalents d’Enseignement Général en Lycée Professionnel, Professeurs d’Enseignement Technique en Lycée Professionnel dans des disciplines extrêmement variées, Professeurs Documentalistes, Conseillers Principaux d’Éducation, etc….)

Ces formations ne sauraient donc se fondre dans un cadre unique, mais devront s’inscrire dans le respect des principes suivants, garanties d’une formation professionnelle en alternance de qualité, dans le droit fil de la circulaire du 17 octobre 2008.

Sur le plan disciplinaire, le niveau requis pour le concours est le niveau licence. En conséquence, la formation de master doit être majoritairement orientée vers la professionnalisation.La préparation effective aux métiers de professeur » ne peut se concevoir qu’à travers des pratiques encadrées incluant des stages.

Ceux-ci seront un élément central de cette formation en alternance : ils seront conçus, préparés et exploités en lien étroit, d’une part, avec les enseignements scientifiques, de didactique des disciplines, de pédagogie, en lien avec la connaissance du système éducatif.

La préparation au métier visera, conformément au cadre réglementaire, le développement des dix compétences professionnelles définies par le ministère de l’Éducation Nationale. Les disciplines universitaires seront donc mobilisées conjointement pour éclairer les questions professionnelles et apporter les connaissances nécessaires à leur résolution.

La « préparation aux concours » sera étroitement liée à la préparation au métier, en référence aux quatre épreuves d’admissibilité et d’admission (telles que prévues dans l’avant projet).La culture disciplinaire des étudiants sera approfondie, si nécessaire, dans les domaines enseignés. Elle sera complétée dans des enseignements qui traiteront des fondements scientifiques et épistémologiques des disciplines enseignées.Les compléments disciplinaires doivent être enseignés en lien avec leur utilisation dans le cadre du métier d’enseignant.

Cette formation permettra en outre l’accès à d’autres univers professionnels Les choix d’UE libres, selon un dispositif transversal à prévoir, parmi celles offertes par d’autres spécialités ou d’autres masters de l’UBP complèteront cette ouverture.Les formations incluront une initiation à la recherche en éducation.

Notre objectif, dans le cadre imposé par la réforme en cours, est de faire en sorte que les titulaires du master soient capables, dès l’obtention de leur diplôme, d’assurer l’intégralité des missions d’un enseignant. Les 17 années d’expérience de l’IUFM dans la conception et la mise en œuvre de la formation professionnelle des enseignants sont un atout pour les étudiants et pour notre université.

Extraits des colonnes de l'AEF


Xavier Darcos annonce la reprise des discussions avec les organisations syndicales

"La semaine prochaine, nous recommencerons les discussions syndicales sur tous les sujets, il n'y a pas de sujet tabou, le climat est en train de changer", déclare Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale à l'issue de sa visite au Salon de l'Éducation vendredi 28 novembre 2008. Les dates de ces rencontres bilatérales devraient être connues dans l'après-midi, précise l'entourage du ministre.


Xavier Darcos recevra les huit associations complémentaires la semaine prochaine

"On se voit la semaine prochaine", promet Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, aux représentants des huit associations complémentaires membres du Cnaecep (1) qu'il a rencontrés lors de sa visite au Salon de l'Éducation (porte de Versailles, Paris), vendredi 28 novembre 2008 vers midi.

"Nous allons lever vos inquiétudes. On ne va pas vous laisser en rade", affirme-t-il. "Quand vous allez me montrer vos projets, nous allons alimenter la machine. Mais je reste conforme à la loi à propos de la suppression des mises à disposition", précise le ministre (L'AEF n°102601).


PLF 2009: le Sénat augmente de 80 millions d'euros l'enveloppe transférée au 20 universités autonomes

Le Sénat a adopté les crédits 2009 de la Mires (mission interministérielle "recherche et enseignement supérieur"), vendredi 28 novembre 2008. A cette occasion, il a voté un amendement prévoyant le transfert de 80 M€ (millions d'euros) supplémentaires aux 20 universités accédant à l'autonomie en 2009 (L'AEF n°99774). "Dans le PLF original, 1,906 milliard d'euros devaient être accordés à ces établissements au titre du transfert de la gestion de leur masse salariale. Notre évaluation a depuis été affinée", se justifie Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, qui a déposé cet amendement. Cette mesure correspond à un transfert de crédits du titre 2 (dépenses de personnels) vers le titre 3 (dépenses de fonctionnement) au sein des programmes "formations supérieures et recherche universitaire" (79,3 M€) et "vie étudiante" (0,7 M€).


URGENT. Loi LRU: la liste des 20 universités qui passeront à l'autonomie au 1er janvier 2009

Vingt universités sont autorisées à acquérir, au 1er janvier 2009, les nouvelles compétences prévues par la loi LRU en matière financière et de ressources humaines, apprend-on auprès du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, ce mercredi 23 juillet 2008. Ces universités font partie de la trentaine d'établissements qui ont été audités par l'IGAENR au cours de l'année universitaire (L'AEF n°85726). Valérie Pécresse doit dresser demain, jeudi 24 juillet 2008, un bilan de la loi, un an après son adoption.


Les universités qui passeront à l'autonomie au 1er janvier 2009 sont les suivantes:

- Aix-Marseille-II (Méditerranée)
- Cergy-Pontoise
- Clermont-Ferrand-I (Auvergne)
- Corte
- Limoges
- Lyon-I Claude-Bernard
- Marne-la-Vallée
- Montpellier-I
- Mulhouse Haute-Alsace
- Nancy-I Henri-Poincaré
- Paris-Descartes (Paris-V)
- UPMC (Paris-VI)
- Paris-Diderot (Paris-VII)
- La Rochelle
- Saint-Étienne Jean-Monnet
- Strasbourg-I Louis-Pasteur
- Strasbourg-II Marc-Bloch
- Strasbourg-III Robert-Schuman
- Toulouse-I Sciences sociales
- UTT (université technologique de Troyes)


Révision du statut des enseignants-chercheurs: le CTPU amende et donne un avis favorable au projet de décret

Le CTPU a donné un avis favorable sur le projet de décret révisant le statut des enseignants-chercheurs, par 14 voix pour, 5 abstentions (Sgen-CFDT, Sup'Recherche-Unsa) et 9 contre (Snesup-FSU et les Autonomes), lundi 24 novembre 2008. La séance du 17 novembre 2008 n'avait pu se tenir faute de quorum suite au boycott par des organisations syndicales (L'AEF n°104566). Le représentant du SNPREES-FO n'étant pas présent aujourd'hui au moment du vote, "la parité administrative a été réduite à 14", indique le ministère à l'AEF. Des amendements avaient été proposés par le Sgen-CFDT et Sup'Recherche-Unsa, avant la réunion. "Peu d'amendements ont été présentés en séance ce matin", précise le ministère. Les principales modifications adoptées concernent l'article 4 sur la modulation de service.

TEMPS DE TRAVAIL. Le texte amendé explicite désormais l'équivalence TD - TP. Ainsi, il est écrit que "les services d'enseignement sont déterminés par rapport à une durée annuelle de référence égale à 128 heures de cours et 192 heures de travaux dirigés ou pratiques ou combinaison équivalente". En outre, il est précisé que "le service d'enseignement s'accompagne de la préparation et du contrôle des connaissances". Un amendement précise aussi que "l'activité d'enseignement est évaluée de manière régulière, au moins tous les 4 ans" par leCNU.


Le ministère de l'Éducation nationale lance un appel d'offres pour effectuer une "veille de l'opinion"

Le ministère de l'Éducation nationale lance un appel d'offres de 100 000 euros pour effectuer une veille de l'opinion dans le domaine de l'éducation pendant l'année civile 2009. Cette information, confirmée par le ministère, fait l'objet d'une annonce publiée au BOAMP (Bulletin officiel des annonces de marchés publics) le 4 novembre 2008. "Cette veille existe depuis 2006, c'est-à-dire avant l'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy et de Xavier Darcos", tient à relativiser l'entourage du ministre, qui prépare un "argumentaire".


Par un appel d'offres daté du 15 octobre 2008, la Délégation à la communication des ministères de l'Éducation nationale (MEN) et de l'Enseignement supérieur (MESR) prévoit de consacrer 100 000 euros à la "veille de l'opinion pour le compte du MEN" et 120 000 euros pour le compte du MESR, et ce pour l'année 2009. Ce marché ne pourra durer plus de deux ans.

OBJECTIFS. Les objectifs de ce dispositif de veille sont les suivants:

  • identifier les thèmes stratégiques (pérennes, prévisibles ou émergents);
  • identifier et analyser les sources stratégiques ou structurant l'opinion;
  • repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau;
  • décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation;
  • repérer les informations signifiantes (en particulier les signaux faibles);
  • suivre les informations signifiantes dans le temps;
  • relever des indicateurs quantitatifs (volume des contributions, nombre de commentaires, audience, etc.);
  • rapprocher ces informations et les interpréter;
  • anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise;
  • alerter et préconiser en conséquence.

"Les informations signifiantes pertinentes sont celles qui préfigurent un débat, un 'risque opinion'

potentiel, une crise ou tout temps fort à venir dans lesquels les ministères se trouveraient impliqués", précise l'appel d'offre.

SOURCES SURVEILLÉES.
Outre la presse, les "sources surveillées" sont sur Internet: sites "commentateurs" de l'actualité, médias en ligne, sites de syndicats, de partis politiques, sites militants d'associations, de mouvements revendicatifs ou alternatifs, de leaders d'opinion, moteurs
généralistes, forums, blogs, pages personnelles, appels et pétitions en ligne...

L'analyse de ces sources "donnera lieu à des notes de synthèse: rapport quotidien, note de synthèse hebdomadaire, cartographie commentée des acteurs et débats en présence".