mercredi 22 octobre 2008

Note FSU suite aux États généraux de la formation



Avec plus de 400 participants à Paris Créteil Université le 4 octobre, les États généraux de la formation ont été un succès et ont montré l’aspiration des personnels à intervenir sur cette question. Ils ont débouché sur un appel national .

L’actualité montre que le ministère veut aller vite, concentrant ses annonces et décisions sur les « nouveaux » concours et refusant de discuter sur l’ensemble de la problématique liée à la formation des enseignants.

Cette initiative « États généraux » doit rapidement être démultipliée dans les académies, associant enseignants, universitaires, formateurs IUFM, conseillers pédagogiques, inspecteurs, élus … Ils doivent s’attacher notamment à construire des argumentaires pour la défense des sites départementaux et le lien avec la formation continue.

États généraux académiques (ou départementaux)

Ces États généraux peuvent être à la fois un meeting et un lieu de débat. Concrètement, du matériel existe et est à votre disposition! (cf. site de l’appel « former des maîtres »)

Le déroulé de la journée peut s’inspirer de ce qui s’est fait au niveau national:
  • Introduction avec diaporama, bilan des IUFM (avec un-e invité-e,
  • des ateliers (reprendre les thèmes du 4 octobre ou prioriser selon la situation locale), une table ronde avec invités (présidents d’université, directeur IUFM, élus régionaux, conseils généraux…).
  • Un appel avec conférence de presse.
Ils doivent permettre, au plan de la FSU, de poursuivre un travail intersyndical plus approfondi.

Les SD FSU , les syndicats concernés doivent en être le moteur avec plusieurs pistes de travail :
  • Information vers l’opinion publique : faire comprendre que l’enseignement est un métier complexe qui nécessite une formation spécifique La formation n’est pas une affaire de spécialistes, c’est le problème de la profession toute entière (visibilité spécifique dans la manifestation du 19 octobre et après)
  • Relier la bagarre sur les postes à celle du recrutement par concours : avec un nombre de postes insuffisant au concours, le recrutement de contractuels va se développer. Cela aura obligatoirement des répercussions sur les missions des enseignants et la façon d’exercer le métier.
  • Insister sur la nécessité d’un cursus universitaire sur 5 ans et une formation professionnelle initiale qui dure en tout 7 ans : formation progressive, en alternance en lien avec la recherche, tout en permettant des réorientations (besoin de propositions novatrices sur cette question).
  • Démocratiser l’accès au métier : il est nécessaire de travailler aussi au niveau local avec les syndicats étudiants pour revendiquer des allocations IUFM et pré-recrutements.
Ya Ka. Le collectif de l'IUFM Midi-Pyrénées se propose d'organiser une journée fin décembre.

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