vendredi 17 octobre 2008

Le SNESUP rencontre le directeur général de l'enseignement supérieur


Le SNESUP a été reçu ce matin (16 octobre) par P. Hetzel, Directeur Général de l’Enseignement Supérieur et son Adjointe I. Roussel.

La délégation composée de J. Fabbri, M. Champesme et S. Tassel a commencé par exprimer vivement l’inquiétude et les désaccords avec les choix du ministère, d’une communauté universitaire accablée par les lourdes charges de travail rythmées par des calendriers insensés :
  • Refus du projet de budget 2009 et des suppressions de postes annoncées ;
  • Exigence de moratoire sur l’élaboration, qui doit être concertée, des masters pour la formation des enseignants ;
  • Inadaptation des critères d’évaluation et de répartition des moyens ;
  • dérégulation du service public d’enseignement supérieur et de recherche (maquettes de formation, gestion des bâtiments, concours d’enseignement, ..) et ses conséquences sur l’augmentation des inégalités entre établissements, entre les disciplines et les collègues.
A notre demande insistante de moratoire pour l’impossible « Mastérisation » immédiate de la formation des enseignants, le SNESUP a joint la description d’une situation de chaos dans les établissements (production effrénée de nouvelles maquettes L2 L3 M1 M2, impact sur les contrats quadriennaux, …). Il nous a été annoncé qu’une circulaire de « cadrage master » devrait être envoyée aux établissements dans les prochains jours.

Cette circulaire ouvrirait le processus d’habilitation de master pour la formation des enseignants à toutes les universités via le dépôt de maquettes jusqu’au 31 décembre 2008. Le ministère feint de s’engager dans l’impossible révision (avant juin 2009) de plus de 2000 mentions de master (impactées directement ou indirectement par la « mastérisation » de la formation des enseignants).

Le SNESUP a réclamé la création au au sein du CNESER d’une commission, dotée de moyens, pour s’emparer de l’ensemble de ces questions et favoriser l’articulation entre les universités et faisant jouer pleinement leurs fonctions aux IUFM.

Le SNESUP a dénoncé les 900 suppressions d’emploi et porté la revendication, tant pour l’enseignement que pour la recherche, de créations de postes statutaires. Il a exigé des moyens de régulation collégiaux pour harmoniser, sur tout le territoire et dans tous les établissements, le fléchage des emplois selon les sections du CNU et à l’intérieur de celles-ci dans les champs thématiques. En effet les libertés scientifiques sont réellement menacées par des additions de choix locaux qui pourraient conduire à ne plus recruter pendant plusieurs années des enseignants-chercheurs dans certains champs disciplinaires.

La délégation a interpellé le représentant du ministère sur la politique PRES–fusion mise en œuvre de manière accélérée (Strasbourg, Marseille, Grenoble, Montpellier, … etc.…). Le DGES a reconnu la portée du décret financier sur la conception des PRES-EPCS qui, de fait, conduit à satelliser des établissements autour de l’un d’entre eux.

Enfin, P. Hetzel s’est engagé à fournir aux présidents d’universités l’argumentaire que certains d’entre eux réclament pour contribuer au financement de la formation (et à la mutualisation des expériences) des élus dans les conseils d’administration.

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