vendredi 17 octobre 2008

L’éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous !



Notre pays a cette chance extraordinaire de disposer d’un grand service public laïque d’éducation. Il traduit notre choix républicain d’une société où tous les citoyens vivent ensemble. Mais imagine-t-on ce que deviendrait ce principe, sans ce tour de force de l’accueil de tous les jeunes, sans distinction,
réalisé quotidiennement par notre école ?

Cette école publique, que nous aimons pour ses réussites incontestables, rencontre aussi des
difficultés. C’est pourquoi nous souhaitons passionnément qu’elle évolue et se transforme pour
s’acquitter vraiment de sa mission démocratique : faire réussir tous les jeunes, pas seulement les plus favorisés ou les plus « méritants ».

Pour nous, ce débat et cet effort concernent tous les citoyens car, à travers l’avenir de la jeunesse, c’est celui du pays qui se joue. Or, en lieu et place de ce que devrait nécessiter cette grande cause nationale, rassemblant largement les citoyens, à quoi assistons-nous ?

Au spectacle d’une politique gouvernementale qui, au-delà des
habillages, ne voit dans l’éducation qu’un moyen d’économiser.

Plus que tout discours, la préparation
du budget 2009 en est la démonstration : 13500 suppressions d’emplois programmées, soit, dans le cadre triennal dans lequel ce budget s’inscrit, plus de 40 000 postes promis à disparition sur les 3 ans, à rajouter aux 11 200 suppressions de cette année !

Tout n’est sans doute pas question que de postes en matière éducative, mais nous affirmons que rien ne pourra se faire dans cet acharnement d’un « toujours moins de postes » ! Rien ne pourra davantage se faire avec des réformes à marche forcée encore moins lorsqu’elles aboutissent à de vraies régressions. Rien ne pourra se faire non plus si l’Etat ne cesse de se désengager de ses missions, déléguant hors de l’école ce qu’elle doit assurer pour tous.

Aussi, nous poussons aujourd’hui un cri d’alerte : cette politique va détériorer sur le long terme le service public d’éducation. Elle porte tous les ingrédients pour que se développe une école à deux vitesses dans une société minée par les injustices et les inégalités.

De ce projet, nous ne voulons pas ! Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre école publique en mettant au coeur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix. Nous en appelons à toutes celles et tous ceux qui pensent que l’éducation est une richesse pour notre pays, que l’avenir se joue aujourd’hui, à toutes celles et tous ceux qui refusent que la politique suivie n’entraîne, pour de nombreuses années, le service public d’éducation dans l’affaiblissement. Quelle place veut-on donner à l’éducation dans notre pays ? Quel citoyen, quelle citoyenne, veut-on préparer ? Nous n’acceptons pas que la société découvre a posteriori qu’on aurait répondu à sa place, en catimini, à ces questions fondamentales !

Alors, mobilisons-nous ensemble, débattons, parlons, proposons, interpellons l’opinion,

agissons sans attendre !


Les organisations à l’initiative de cet appel
• AFL-Cé-CEMEA-FCPE-FEP-CFDT- FER-CGT-FGPEP-FIDL-FSU-GFENICEM-
JPA- La Ligue de l’Enseignement-SGEN-CFDT-Sud Education-
UNEF-UNL- UNSA Education.

Grande manifestation nationale
le dimanche 19 octobre à Paris.

Lieu de rassemblement : Avenue des Gobelins, 75013 Paris. Haut de l’avenue, près de la Place d’Italie (à côté de l’UNEF).

Pour le transport à partir des régions : www.fsu.fr
Parcours de la manif : Avenue des Gobelins, Bd de Port Royal, Bd Saint-
Michel, Bd Saint Germain, Pont de Sully, Bd Henri IV et Place de la Bastille.

Sur le plan local, mobilisons-nous ensemble sur des listes communes.


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