dimanche 12 octobre 2008

Etats généraux de la formation (3)



Table Ronde

Les scénarii d’avenir
(éclatement ou renouveau de la formation ?)


Marie France CARNUS


Marie France CARNUS, Membre du collectif crise présente le bilan des actions à l'IUFM Midi-Pyrénées dans cette phase de lutte et de crise.





Marie France CARNUS, Membre du collectif crise présente les axes de réflexions dans le cadre du projet de formation des enseignants.




Gilles Baillat (IUFM Reims)

"Former les enseignants,
c'est travailler sur les compétences qui font le coeur de métier.
"


60% des étudiants ne s’inscrivent que difficilement dans la logique de mastère. L’Université doit reconsidérer son offre actuelle, dans un défi économique : qui pourra former des promotions de futurs enseignants qui formeront le tiers de ses étudiants ?

Il n’existe pour l’instant aucune maquette de mastère déjà opérationnelle. Les compromis à trouver ne seront pas les mêmes sur tout le territoire, ne serait-ce que parce que certaines universités viennent de renouveler leur offre de cursus.





Richard Etienne (Montpellier 3)

"Ailleurs, en Europe ?"

Grâce à un travail mené en collaboration de plusieurs interlocuteurs étrangers, R. Etienne a été chargé de présenter (rapidement !) la situation d'autres pays, histoire de voir si on ne pourrait pas s'inspirer de "ce qui marche"...





Premier constat, unanime : "Partout en Europe, certains modèles sont obsolètes : les écoles normales et les leçons modèles". Mais on observe des effets de balancier, entre le terrain et l’université. En Angleterre, c’est l’établissement scolaire qui est formateur. Le système et les acteurs l’acceptent, au dépens des théorisations. D’autres pays organisent des « stages », mais du stage à l’alternance, le fossé est abyssal. L’articulation théorie-pratique est souvent difficile et délicate, comme en France. Plusieurs pays ont des crises de recrutement et font appel à des recrutements parallèles. Il semble donc que des modèles tout faits ne sont pas à aller chercher à l’Etranger.


Réaction de la salle




Patrick RAYOU (Paris 8)

"Le potentiel des IUFM tient davantage
aux compétences agglomérées qu'aux bâtiments..."



Sommes-nous confrontés, avec l'évolution annoncée de la formation, à un scénario de renouveau ou d’éclatement ? Le sociologue choisit d’être optimiste, et propose à la salle de partir du bilan des IUFM.

La mastérisation peut être en effet l’occasion d’avancer "sur ce qui ne fonctionne pas". Quand il observe les nouveaux enseignants, il voit qu’ils ont été scolarisés dans le lycée de masse, et qu’ils n’arrivent pas avec le même dessein professionnel que leurs aînés. "Ils ont déjà beaucoup changé leurs pratiques, même s’il est préoccupant que ces inventions se fassent dans la solitude et la souffrance". Moins idéologues et plus collaboratifs, ils sont plus proches de la professionnalisation que la génération précédente, qui acceptait mal de déconnecter leur être personnel de leur professionnalité. "Ils acceptent davantage d’être vus, de partager leurs difficultés professionnelles, bien que les échanges faits en interne des établissements ne permettent pas assez d’établir des controverses professionnelles qui les fassent accéder plus facilement au genre professionnel".


Réactions de la salle

La « mastérisation » annoncée de la formation des enseignants, l'évolution des concours de recrutement vont-elle bouleverser le métier d’enseignant, ou sont-elle les prémisses d’une réorganisation inéluctable du système d’éducation ? Qui doit former les enseignants, et à quoi ?




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