mercredi 17 septembre 2008

Mastérisation de la formation enseignante


Extraits Dépêche n°101235 (Lundi 15 septembre 2008)

L''idée d'un protocole de discussion, initialement souhaitée par le ministère de l'Éducation nationale, aurait été abandonnée au profit d'un texte de convergence. Chaque syndicat devrait signer individuellement le texte envoyé par le ministère sous forme de lettre. Valérie Pécresse devrait en outre le soumettre aux syndicats de l'enseignement supérieur. Les négociations vont porter sur la maquette des concours, la formation initiale, la prise de fonction, l'affectation, l'accompagnement et la formation continue et les aspects indemnitaires et indiciaires. Seront examinés à cette occasion, le "devenir des enseignants en service partagé" et les "conditions d'intervention des enseignants du premier et du second degrés au sein des universités". ...


.... Les concours, comme la formation, devront comporter à la fois des "dimensions professionnelles et disciplinaires". Les disciplines professionnelles de la voie professionnelle devraient faire l'objet de "dispositions particulières". Les concours, dont le cadre national est réaffirmé à travers une "professionalisation accrue", comprendront trois types d'épreuves: disciplinaire, conception d'un enseignement adapté à un public et une situation d'enseignement, et connaissance du système éducatif. L'articulation entre ces diverses composantes pourrait varier en fonction des disciplines ou spécialités et des niveaux d'enseignement. La formation devra s'accompagner de "stages d'observation et de pratique accompagnée en école, en collège et en lycée". ....

UN PROCÉDÉ MALHONNÊTE"

SNUIPP-FSU. "Nous ne pouvions pas signer un protocole sur la masterisation, alors que la plupart des conséquences de la réforme vont à l'encontre du principe de formation professionnelle" (L'AEF n°100428), explique à l'AEF Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp-FSU. Le syndicat a insisté pour que le texte prenne en compte les 6 000 instructeurs maîtres-formateurs. "Pourront-ils enseigner en université alors qu'ils sont rattachés aux inspections pédagogiques?", s'interroge Gilles Moindrot.

SE-UNSA. "Nous devrions vraisemblablement nous engager dans les discussions", indique Christian Chevalier, secrétaire national à la formation du SE-Unsa.

SGEN-CFDT. De son côté, Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT, estime que le "contenu" du texte est plus important que la "forme". "Tout devrait être bouclé la semaine prochaine", poursuit-il. En attendant, le syndicat souhaite encore faire préciser dans le texte le rôle des IUFM, la place des CPE, et propose également d'associer le ministère de l'Agriculture et de la Pêche aux discussions.

SNALC-CSEN. Le syndicat, qui prévoit de signer le texte "lorsqu'il y aura été officiellement invité" par le ministère, n'exclut pas de "claquer la porte en cas de désaccord, comme sur le bac pro". "Le ministère nous a déjà fait le coup sur le bac pro et le lycée, chaque fois il nous extorque nos signatures, sinon nous ne pouvons pas participer aux discussions. C'est un procédé malhonnête", dénonce Claire Mazeron, secrétaire nationale à la pédagogie.

UNE CHARTE FINALISÉE

La CPU, la CDIUFM, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche et le ministre de l'Éducation nationale ont "finalisé", jeudi 11 septembre 2008, le texte d'une charte sur la masterisation de la formation enseignante, indique à l'AEF Patrick Baranger, président de la CDIUFM, lundi 15 septembre (L'AEF n°100577). Selon Patrick Baranger, avant d'être adopté, ce texte, qui "définit les grands principes et les objectifs de la réforme", devra être voté en CPU, puis en CDIUFM à Nancy (Meurthe-et-Moselle) le 25 septembre.

Interrogé sur la mise en place des trois groupes de travail sur la masterisation (L'AEF n°100577), Patrick Baranger explique que la CPU et la CDIUFM "n'ont pas encore été invitées aux réunions": "Je pense qu'ils attendent que nous signions le texte."


Aucun commentaire: