samedi 21 juin 2008

Pétition à l'attention des Ministres Xavier Darcos et Valérie Pécresse


ENSEIGNER EST UN METIER QUI S’APPREND,
L’AVENIR DE NOS ENFANTS EN DEPEND

Un projet de réforme de la formation des enseignants est à l’étude. Depuis quelques jours, des annonces relayées par la presse en matière de formation des enseignants se multiplient. Ces annonces soulèvent de vives inquiétudes car elles menacent l’existence d’une école professionnelle universitaire et mettent en cause la qualité de la formation.

Dans le flou de ces informations, ma signature vise à obtenir a minima quatre garanties :
  • le maintien d’une école professionnelle universitaire
  • le maintien d’une rémunération de la formation des futurs enseignants
  • un cadrage national des masters professionnels
  • le maintien du recrutement par concours.
Le maintien d’une école professionnelle universitaire
  • Que penserait-on d’un étudiant qui obtiendrait le diplôme de médecin sans jamais avoir vu un malade ? Qu’il n’a pas le droit d’exercer ! Et c’est pour cela que la formation des médecins dure 7 ans, avec plusieurs années de stage dans des hôpitaux. Toutes les professions ont leur école professionnelle : magistrats, infirmières, ….
Le maintien d’une rémunération de la formation des futurs enseignants
  • Actuellement, la cinquième année après le baccalauréat qui correspond à la formation professionnelle est une année rémunérée. Supprimer cette rémunération, c’est de fait réserver l’accès au professorat aux étudiants socialement les plus favorisés. (Ceci augmente la distance culturelle entre les maîtres et les élèves)
Un cadrage national des masters professionnels
  • Un cadrage national du caractère professionnel des masters dans lequel nous voulons être partie prenante, et dans la conception, et dans la mise en œuvre. Depuis près de 20 ans les IUFM ont développé un savoir faire irremplaçable en la matière. La diversité des formations, leurs spécificités (Professeurs des écoles (PE), Professeurs des lycées professionnels (PLP), Professeurs des lycées technologiques, Conseillers Principaux d'Education (CPE), Professeurs de dicumentation (PRCEDOC, ...) doivent être prises en compte.
Le maintien du recrutement par concours.
  • La pérennité de concours nationaux garantit une réelle égalité des chances dans le recrutement et un emploi stable. La maquette des nouveaux concours doit contenir une part significative de contenus professionnels.
Le « collectif crise » organise des assises de la formation des maîtres début juillet 2008 à Toulouse, sur le thème « ENSEIGNER EST UN METIER QUI S’APPREND, L’AVENIR DE NOS ENFANTS EN DEPEND »

Par ma signature, je soutiens les quatre points fondamentaux énoncés ci-dessus et demande au ministre de l’éducation nationale et au ministre de l’enseignement supérieur de les intégrer dans le projet de formation des maîtres.


3 commentaires:

Claude Hablet a dit…

Elle s'appelle Pécresse et non Precesse. Ça la fiche un peu mal de défendre les IUFM en affichant cette erreur. A quand une "pétission" contre l'analphabétisme ?

Plus sérieusement, je crois qu'un métier, par définition, cela s'apprend. C'est presque une tautologie de préciser qu'"enseigner est un métier qui s'apprend." Il y aurait donc des métiers qui ne s'apprendraient pas ?

Je crois qu'au fond vous avez donné le bâton pour vous faire battre. Evidemment, parmi les enseignants des IUFM, il y a des exceptions. Mais cela ne tient souvent qu'à leur éthique personnelle.

Combien d'enseignants n'ont pas pu compter sur les IUFM pour leur enseigner leur "métier" ? Car aujourd'hui encore, je pense qu'enseigner n'est pas un métier, parce que justement un métier ça s'apprend et que l'on est bien loin d'avoir appris à l'IUFM ce qui est nécessaire à l'exercice de notre profession.

Voilà. Je conclurai en disant la chose suivante : pour qu'enseigner devienne un métier, il faut d'abord commencer par supprimer les IUFM tels qu'ils existent et se poser la question de l'apprentissage du "métier" d'enseignant.

Il s'agit peut-être de faire en sorte que la formation soit le miroir des pratiques qu'on entend implanter sur le terrain et non un formatage infantilisant destiné à l'acceptation des dernières "modes pédagogiques".

En espérant que mon commentaire soit approuvé par l'auteur du blog...

Anonyme a dit…

Une faute de frappe, vous fait sur un nom propre déclenche chez vous le mot « analphabétisme ». Quelle intolérance ? Vous devrez également demander à Mme Pécresse de vérifier les annonces sur le site du son Ministère
(http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid21031/valerie-precresse-et-jean-louis-borloo-lancent-la-fondation-scientifique-pour-la-biodiversite.html)

Un métier s’apprend et le métier d’enseignants s’apprend également. Ce n’est pas en créant une formation orientée vers le seul accompagnement pédagogique que l’on améliorera la formation des futurs enseignants.

Vous raisonnez sur des bruits de couloirs, sur des écrits et des propos non scientifiques. Il y a effectivement des enseignants pour lesquels l’IUFM n’a pas répondu à leurs besoins. C’est entre 8 et 10% de l’ensemble des 22000 stagiaires formés par l’IUFM chaque année. C’est encore trop, certes.

Vous êtes invité à venir présenter vos propos aux assises de la formation.
Christian

Anonyme a dit…

Et combien d'enseignants ont pu compter sur les IUFM pour leur enseigner leur "métier" ?

1) L'IUFM Midi-Pyrénées m'a permis de préparer un concours d'enseignant avec une redoutable efficacité et l'ensemble de ma promo partageait ce point de vue.

2) L'alternance stage-formation IUFM nous a également considérablement aidé dans la préparation de nos premiers cours, dans leur animation, dans nos premières évaluations etc. Prendre du recul par rapport à l'expérience vécue dans un établissement me semble également bien nécessaire.

Comme pour tout, des améliorations peuvent être apportées aux dispositifs de formation. De là à faire table rase des IUFM...