dimanche 25 mai 2008

Masterisation des enseignants


Message de France Infos du 28 mai 2008

Le Président de la République a annoncé la "masterisation des enseignants" qui permettra "de les payer plus cher en début de carrière"…

Derrière cette phrase se cachent en fait plusieurs révolutions. La première c’est d’élever le niveau de recrutement de tous les professeurs, du primaire et du secondaire, à bac+5. Il faudra, pour se présenter au concours, avoir un master. C’est cela qui justifiera le fait de les payer plus cher sans être obligé d’augmenter toute la fonction publique.

La deuxième révolution se décrit au conditionnel car à l’heure qu’il n’est tout n’est pas arbitré. Mais selon nos informations l’Education nationale aurait le projet de se désinvestir de la formation initiale des enseignants au profit des universités. Comment ? En se cantonnant au rôle de tout employeur : le recrutement et la formation continue. Donc l’Education nationale organiserait toujours des concours de recrutement comme le Capes ou l’agrégation, mais elle ne se mêlerait plus d’y préparer…

Quelle serait la conséquence ? La disparition probable des IUFM – les Instituts universitaires de formation des maîtres - ; au minimum un affaiblissement notable de leur rôle. En fait chaque département universitaire prendrait en charge la préparation des étudiants aux concours. Lesquels concours se dérouleraient en deux temps : une épreuve académique en janvier pour vérifier les connaissances, puis une formation pratique express sur le terrain de quelques semaines avant une épreuve – pratique elle aussi – d’admission.

Donc plus de cours théoriques comme ceux que l’on délivre en IUFM. Quels seraient les avantages de scénario ? Gain immédiat : 10.000 postes de stagiaires IUFM qui s’évaporeraient du budget puisque les années de formation ne seraient plus rémunérées alors qu’elles le sont aujourd’hui pour certains candidats – vu le contexte budgétaire, c’est essentiel. Donner un diplôme aux étudiants qui préparent le concours même s’ils échouent – ce qui est le cas de 80% des candidats. Offrir un cadeau aux défenseurs du « retour aux fondamentaux » dont il se trouve qu’il sont aussi de farouches adversaires des IUFM. Enfin déplacer un éventuel mécontentement vers les universités donc vers la ministre de l’enseignement supérieur, Valérie Pécresse.

Mise en oeuvre de la réforme prévue pour la rentrée 2010.

Quelle serait la conséquence ? La disparition probable des IUFM – les Instituts universitaires de formation des maîtres - ; au minimum un affaiblissement notable de leur rôle. En fait chaque département universitaire prendrait en charge la préparation des étudiants aux concours. Lesquels concours se dérouleraient en deux temps ...... (en savoir plus)

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