samedi 14 juin 2008

Les personnels mobilisés de l'IUFM Midi-Pyrénées bloquent les dossiers de validation des stagiaires



Extraits de la Dépêche AEF du 13 juin 2008

Les personnels mobilisés de l'IUFM Midi-Pyrénées bloquent les dossiers de validation des stagiaires


Environ une centaine de personnels de l'IUFM Midi-Pyrénées bloquent, depuis ce vendredi 13 juin 2008, les dossiers de validation de la formation des professeurs stagiaires. Ils entendent protester, à l'appel d'une intersyndicale qui réunit notamment la FSU, le Sgen-CFDT et l'Unsa-Éducation, contre les récentes annonces qui "laissent envisager une suppression des IUFM". Ces dossiers, qui concernent 1 130 stagiaires, ne pourront donc être signés par l'administrateur provisoire de l'IUFM, ni transmis au rectorat.

"Ce dernier devra donc reporter les jurys d'examens de qualification professionnelle prévus la semaine prochaine", précisent les contestataires. Cette action est la premièred'une grève administrative, décidée lundi 9 juin 2008, par une assemblée générale de personnels (L'AEF n°97690). Ils étaient par ailleurs une centaine, ce matin, dans la cour du siège social toulousain, à afficher leur mécontentement sous la banderole "Enseigner est un métier qui s'apprend, l'avenir de nos enfants en dépend". L'IUFM Midi-Pyrénées compte, sur ces 10 sites, 232 enseignants, 300 professeurs associés, 175 Biatoss et plus de 2 000 étudiants s'ajoutant aux stagiaires.

Par cette action, les personnels visent ...

LOGIQUE DE RÉDUCTION DES COÛTS

Ils souhaitent également, comme le conseil transitoire l'a souligné dans une motion du 30 mai dernier (L'AEF n°97144), que le niveau de recrutement soit maintenu à la licence. Cela permet, tout comme la rémunération en année de stage, "la diversité sociologique du corps professoral qui permet d'appréhender cette même diversité chez les élèves et joue sur la réussite de ces derniers", estime le secrétaire départemental du Snuipp 31. .... Cela permettrait le recrutement de vacataires et contractuels qui auront un master mais sans formation spécifique, dérive qui existe déjà dans les pays anglo-saxons".

Enfin, tout comme le président de la Région, Martin Malvy (L'AEF n°97286), les personnels estiment que la réforme, telle qu'elle est annoncée, "met en cause l'existence des 7 centres départementaux". "Si l'on met en place des masters qui sont pris en charge par des départements disciplinaires, les antennes disparaîtront car elles n'ont pas de départements disciplinaires." Cette réforme s'inscrit "dans la logique forte actuelle de réduction des coûts". "C'est le coût d'environ 25 000 stagiaires au niveau national que l'État cherche à faire disparaître". "Et celui-ci serait ainsi reporté sur les familles et dans les composantes qui recruteraient pour les masters."

SOUTIENS POLITIQUES

Les personnels mobilisés décideront des suites du mouvement le mercredi 18 juin. Ils espèrent être reçus entre-temps par le recteur. Quelques-uns ont été reçus aujourd'hui par l'administrateur provisoire de l'IUFM, ... qui a co-signé un communiqué avec le président de l'université du Mirail (Toulouse-II), qui a intégré l'IUFM. Dans celui-ci, ils rappellent que l'IUFM "doit pouvoir jouer un rôle majeur pour mener à bien la professionnalisation universitaire dans le champ des métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation". Les personnels ont aussi reçu le soutien de la députée de Haute-Garonne, Martine Martinel, également conseillère générale, qui a écrit à Xavier Darcos.

Enfin, les personnels mobilisés espèrent que "les autres IUFM suivront pour dénoncer la méthode et le contenu". La suppression de l'école de formation des enseignants n'a été faite que "par un seul gouvernement, celui de Vichy, avant d'être rétabli après la guerre par de Gaulle!"


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