samedi 14 juin 2008

Conférence de presse du vendredi 13 juin 2008 : 11 heures



Présentation rapide de la délégation
  • Syndicats :FSU- SNESUP, SGEN, UNSA
  • Représentants des différents personnels et secteurs de la formation (PE, PCL, Prof (enseignement technique et professionnel, et BIATOS).
Contexte
  • A l’initiative des représentants des personnels siégeant au Conseil Transitoire de l’IUFM-MP, une assemblée générale des personnels s’est déroulée lundi 9 juin et a décidé massivement d’une grève administrative.
Pourquoi ?
  • Un projet de réforme de la formation des enseignants est à l’étude. Depuis une dizaine de jours, des annonces relayées par la presse en matière de formation des enseignants se multiplient. Ces annonces soulèvent de vives inquiétudes car elles menacent l’existence d’une l’école professionnelle et mettent en cause la qualité de la formation. C’est autour de l’essentiel que nous nous sommes rassemblés aujourd’hui : ENSEIGNER EST UN METIER QUI S’APPREND, L’AVENIR DE NOS ENFANTS EN DEPEND.
Action
  • La grève administrative votée à l’AG de lundi a pour conséquence de ne pas permettre à l’administrateur provisoire de signer les dossiers de validation de la formation des professeurs stagiaires dans les délais prévus et par conséquent de perturber le calendrier de la validation de l’année de formation (examen de qualification professionnelle)
  • 1130 stagiaires, toutes filières confondues, sont actuellement en formation professionnelle à l’IUFM Midi Pyrénées. Evidemment, cette action n’est pas dirigée contre les professeurs stagiaires.
  • Les informations dont nous disposons menacent directement l’avenir de l’éducation de nos enfants au travers de la formation des maîtres. Ce métier de plus en plus complexe et difficile ne peut se passer d’une formation professionnelle.
Revendications
  • Dans le flou de ces informations, notre action vise à obtenir à minima quatre garanties :
    • le maintien d’une école professionnelle.
    • le maintien d’une rémunération de la formation des futurs enseignants
    • un cadrage national des masters professionnels
    • le maintien de recrutement par concours.
Le maintien d’une école professionnelle.
  • Que penserait-on d’un étudiant qui obtiendrait le diplôme de médecin sans jamais avoir vu un malade ? Qu’il n’a pas le droit d’exercer ! Et c’est pour cela que la formation des médecins dure 7 ans, avec plusieurs années de stage dans des hôpitaux. Toutes les professions ont leur école professionnelle : magistrats, infirmières, …. Et même les journalistes.
Le maintien d’une rémunération de la formation des futurs enseignants
  • Actuellement, la cinquième année après le baccalauréat qui correspond à la formation professionnelle est une année rémunérée. Supprimer cette rémunération, c’est de fait réserver l’accès au professorat aux étudiants socialement les plus favorisés. (Ceci aggrave la distance culturelle entre les maîtres et les élèves)
Un cadrage national des masters professionnels
  • Un cadrage national du caractère professionnel des masters dans lequel nous voulons être partie prenante et dans la conception et dans la mise en œuvre. Depuis près de 20 ans les IUFM ont développé un savoir faire irremplaçable en la matière. La diversité des formations, leurs spécificités doivent être prises en compte.
Le maintien du recrutement par concours.
  • La pérennité de concours nationaux garantit une réelle égalité des chances dans le recrutement et un emploi stable. La maquette des nouveaux concours doit contenir une part significative de contenus professionnels.
Au plan local, nous voulons attirer l’attention sur les enjeux de Midi-Pyrénées et souligner de vives inquiétudes.
  • Quel devenir pour les personnels de l’IUFM Midi-Pyrénées, école interne de l’université du Mirail (232 permanents, 175 BIATOS) ?
  • Quel devenir pour les 10 sites de formations implantés dans les départements de Midi-Pyrénées (ancienne école normale) ?
Une nouvelle AG des personnels se tiendra le 18 juin 2008 et décidera démocratiquement des suites à donner à ce mouvement.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Quel devenir pour les personnels de l’IUFM Midi-Pyrénées (232 permanents, 175 BIATOS) ?

IUFM. 410 personnes pour 2800 usagers (dont la moitié fonctionnaires stagiaires) ; soit un rapport de 1:7

Toulouse 1, 17000 étudiants. Enseignants = 568, BIATOS = 481 ; soit un rapport de 1:16

Toulouse 2, 22500 étudiants (j'ai retiré les usagers de l'IUFM). Enseignants = 889, BIATOS = 571 ; soit un rapport de 1:15

Toulouse 3, 28000 étudiants. Enseignants = 1800, BIATOS = 1300 ; soit un rapport de 1:9

Entre 50 % et 100 % de personnels en plus pour l'IUFM...

Quel devenir pour les 10 sites de formations implantés dans les départements de Midi-Pyrénées (ancienne école normale) ?

3 sites sur Toulouse, est-ce vraiment sérieux ?
ancienne école normale ?

Ma main au feu que ce commentaire ne sera pas publié

Anonyme a dit…

je m'interroge sur la pertinence de votre accroche : existe-t-il des métiers qui ne s'apprennent pas? Cette affirmation risque de donner l'impression que vous vous placez "au-dessus" des autres : il y aurait donc des métiers qui s'apprennent ( dont professeur )et d'autres non.
Bref, ça ne veut pas dire grand chose d'autant qu'on peut vous répondre : oui, "ça s'apprend sur le tas" et je pense que personne ne conteste que pour être prof, il faut apprendre à l'être.
Ce que vous voulez dire, ce n'est pas exactement ça ( c'est qu'il faut une vraie formation suffisamment longue etc... ) certes un titre est toujours réducteur mais celui-ci est contre-productif vis à vis des autres catégories de travailleurs...