jeudi 5 juin 2008

Cahors : Menaces sur l'IUFM


Si le projet de réforme visant la formation des enseignants aboutit, la filière universitaire à Cahors serait encore appauvrie. (paru dans la dépêche du 4 juin 2008)

Un coup sur la tête. Hier matin, le personnel de l'Institut Universitaire de Formation des Maîtres de Cahors, les enseignants, les étudiants avaient la gueule de bois. «On savait que des projets pour modifier le recrutement des étudiants se dessinaient, mais jamais on imaginait une réforme de cette ampleur» confie Bernard Calmettes, responsable pédagogique de l'IUFM. «On a été assommé».

Rien n'est encore définitif , le ministre de l'Education doit préciser le texte fin juin, mais pour ce maître de conférence, il y a un risque de désintégration de la structure qui fonctionnait depuis quinze ans. Si l'IUFM (anciennement l'Ecole Normale) disparaissait , ce serait encore la maigre filière universitaire de Cahors qui en pâtirait se réduisant à la douzaine d'étudiants qui suivent un master Patrimoine .

«Sur le site de Cahors, aujourd'hui, nous avons 60 étudiants qui ont au moins la licence et qui préparent le concours de professeur des écoles, indique Bernard Calmettes. S'y ajoutent une trentaine de stagiaires professeurs des écoles qui apprennent le métier chez nous ainsi que 45 professeurs stagiaires d'histoire et géographie qui pendant un an vont se former ». L'équipe pédagogique de l'IUFM comprend 25 enseignants et formateurs. Une entreprise du savoir bien implantée localement : «Nous participons nous aussi à l'aménagement du territoire». (... la suite sur le serveur de la dépêche)

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Si je fais bien les comptes, il y a à Cahors :

- 45 stagiaires PLC
- 30 stagiaires PE

c'est-à-dire des fonctionnaires qui exercent dans les établissements et qui viennent rarement à l'IUFM

- 60 étudiants "instituteurs"

c'est-à-dire des étudiants qui viennent régulièrement sur place.

Pour former ce monde (60 + 75 à temps très partiel), il y a 25 formateurs de l'IUFM. Plus, sans doute, une dizaine d'agents de catégories diverses pour assurer l'intendance soit environ 35 personnes.

Un effectif de 35 personnes pour 60 usagers à "plein" temps et 75... de temps à autre, c'est pas mal !

Vu le bâtiment de Cahors (photo sur le site de l'IUFM), l'entretien doit être conséquent (fluides divers - eau, électricité, chauffage, téléphone et télé-informatique -, couverture, menuiseries, jardin, etc.)

A-t-on des chiffres sur le coût rapporté à un étudiant dans cette antenne ? L'université n'est pas tombée à la renverse ?!

Soyez transparents jusqu'au bout !
L'aménagement du territoire (car il ne peut s'agir que de cela) a sûrement ses limites.

Cordialement,

je sais que ce message n'a aucune chance d'être publié. Qu'importe ! le modérateur l'aura lu et il saura ce que signifie "censure"

Calmettes a dit…

Il est surprenant de lire un commentaire émanant d'un anonyme qui réclame la transparence... Au-delà de cet aspect, je ferai quelques remarques concernant des éléments du discours de cet anonyme.
Concernant l'encadrement des étudiants et des stagiaires, qu'ils soient professeurs des écoles (et non instituteurs) ou professeurs de lycée et collège : il y a effectivement environ 25 formateurs qui interviennent sur le site de l'IUFM pour assurer des intervention ; mais tous ne sont pas formateurs à temps plein à l'IUFM. Si on calcule le rapport d'encadrement, on arrive à environ 1 formateur pour 15 étudiants ou stagiaires, rapport "normal" dans le cadre d'une formation professionnelle.
Concernant le bâtiment, il faut noter que l'IUFM, s'il est affectataire principal des locaux appartenant au conseil général du Lot, n'est pas l'unique utilisateur, en toute bonne gestion des deniers publics. Seul le premier étage est dédié aux salles de cours. Le rez-de-chaussée est principalement occupé par le Centre de Documentation Pédagogique du Lot, le GrEta du Lot et le Master-2 patrimoine de l'Université de Toulouse Le Mirail. On y trouve aussi la médiathèque de l'IUFM et un restaurant administratif. Le deuxième étage est dédié à un hébergement étudiant.

Bernard Calmettes
Chargé de mission du centre départemental IUFM du LOT